‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 88 sur 222 · Épipliane, Iltvres., lxvi · texte numérisé non relu

Épipliane, Iltvres., lxvi

ï. Ibid., lxvi, § 3.

3. b.’j5*v ùi:ux aii ixvro». Cyrille de Jérusal., Opéra, p. 93. Cntérh , VI, § 13 ; fipiphane, Ihrres,, lxvi, § 1.

ÉTUDES SUR LES ÉVANGILES sens, il peut bien être appelé le père spirituel de Manès. Des anciens écrivains ecclésiastiques le font voyager de l’Arabie et de l’Égypte dans l’Inde, par conséquent à travers les pays où dominait la religion de Zoroastre1. Ils s’accordent tous à répéter qu’il n’était ni chrétien ni juif4, et qu'il enseignait le dualisme. Il prétendait, dit l’historien Socrate, qu’il y a deux natures opposées, l’une bonne et l’autre mauvaise 3 ; et d’après Épiphane, il expliquait les oppositions qui se rencontrent partout, par la supposition de deux principes contraires4. Ces deux écrivains chrétiens croient qu’il avait emprunté ce dualisme à Empédocle et ù Pythagore. Mais à celte époque les antiques théories d’Empédocle n’avaient pas la moindre autorité, et les pythagoriciens n’étaient pas dualistes. Ce qu’on nous dit de ses voyages et de son système, nous ramène à la Perse et à la religion dans laquelle Manès naquit et fut élevé.

Y eût-il eu toutefois un écrit connu sous le nom d’Évangile de Scythianus, cet écrit n’aurait pas été une histoire de la vie et des enseignements de

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