‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 96 sur 222 · Èvang. de Thomas, cliap · texte numérisé non relu

Èvang. de Thomas, cliap

î. Ibid., Chap. 2. Cette légende était connue de Mahomet. Il la cite comme un des prodiges par lesquels Jésus doit prouver aux Juifs qu’il est l’envoyé de Dieu auprès d'eux. « Il leur dira : Les prodiges divins voss attesteront ma mission : je formerai de boue la ligure d'un oiseau; je soufflerai dessus; elle s’animera à l’instant par la volonté de Dieu. » Koran, ch. 3. Le Coran traduit par Savary, 1. 1, p. 34. « Les Copies, dit Thévenot, ont plusieurs histoires fabuleuses tirées des livres apocryphes qu’ils ont encore parmi eux. Ils ont bien des particularités sur la vie de Notre Seigneur durant son bas âge; car ils

disent qu’il passait le temps à faire, avec de la terre, de

petits oiseaux, puis il soufflait dessus, et les jetait après en l’air, et ils s’envolaient. » Voyages de Thivenot, liv. XI, cliap. 75. Il est également fait mention des oiseaux que Jésus formait avec de la boue et qu'il animait de son souffle, dans le Totdolth Jesdtoua, dans le Tela ignea Satanœ , de Wagenseil.

pliqua les mystères de la lettre alpha * . Cette légende, qui revient encore dans d’autres Évangiles de l’enfance, et qui est devenue populaire dans presque tout l’Orient, parait avoir été du gortt de l’auteur de cet écrit, car il l’a reproduit deux autres fois, avec quelques différences de détails *.

Cet apocryphq, dans lequel on remarque plusieurs réminiscences des Évangiles canoniques, d’ailleurs presque toujours fort mal appliquées *, se termine par le récit de la conférence de Jésus, âgé de douze ans, avec les docteurs de la loi, à peu

4. Évangile de Thomas, chap. 6. Cette légendo est répandue parmi les chrétiens de l'Orient, mais avec des développements qui ne peuvent être antérieurs à la fin du v* siècle. Chardin rapporte qu'on lit dans un livre arménien intitulé l'Érangife Enfant (sans doute, l’Évangile de l'Enfance) « que l’enfant Jésus étant envoyé à l'école pour apprendre l'a 6 c, le maître lui voulant faire dire a, il s'arrêta et dit au maître : Apprenez-moi auparavant pourquoi la première lettre de l'alphabet est ainsi faite. Sur quoi, le maître le traitant de petit babillard, il répondit : Je ne dirai pas a, que vous ne me disiez pourquoi la première lettre est ainsi faite. Le maître se mettant en colère, Jésus lui dit : Je vous l’apprendrai donc, moi. La première lettre de l’alphabet est formée de trois lignes perpendiculaires sur une ligne diamétrale (l’a arménien est ainsi fait, à peu près comme un m renversée), pour nous apprendre que le commencement de toutes choses est une essence en trois personnes. > Chardin, Voyages en Perse, éd. Langlès, Paris, 4814, t. IX, p. 4 24. D’Herbelot rapporte aussi cette légende, Biblioth. orientale, t. I, p. 490, et t. II, p. 354 et 355.

Page 1