PRIX MOYEN PAR POVD
rouble 26 kopecks.
On voit, par ce relevé, qu'après quelques variations tantôt en hausse , tantôt en baisse , les prix sont revenus , pendant la dernière période triennale, au niveau de la moyenne de 1824-1826.
La moyenne générale des prix du marché de Saint-Pétersbourg, tirée des cotes ci-dessus, est de 1 rouble 30 kopecks le poud.
Nous n'avons pas sous la main de données exactes et complètes sur la variation des prix des fers en pays étrangers, et nous ne les trouvons pas dans les ouvrages statistiques les plus récents publiés sur cette matière ; mais il est assez généralement connu que, partout, en Angleterre, en Belgique, en France et en Allemagne, on a obtenu des réductions considérables sur les prix de revient, par les perfectionnements des procédés de la fabrication , à l'exception des usines placées dans des conditions trèsdésavantageuses sous le rapport du combustible.
INDUSTRÏK. 489
En Ecosse, le prix moyen de la fonte, qui était, en 1835, de 4 livres 10 schellings, et, en 1836, de 6 livres 15 schellings le tonneau de 20 quintaux, livré à bord à Glasgow, est tombé successivement à 2 livres ( moyenne des prix en 1851).
Le prix nioyen des fers anglais en barres , qui flottait , pendant les années 1836 à 1840, entre 9 et 10 7 livres le tonneau , livré à bord dans les ports les plus rapprochés , est successivement tombé jusqu'à 5 livres 15 schellings.
En Allemagne, la réduction des prix de revient obtenue par les améliorations dans les procédés techniques et dans l'organisation des mines, sans être aussi forte, a cependant été suffisante pour mettre à même les usines indigènes de soutenir, avec un droit protecteur peu élevé , la concurrence des fers anglais.
Pendant les douze dernières années, les prix de la fonte au charbon de bois ont baissé, selon les contrées, de 20 à 25 pour 100 et les prix des fers en barres de 15 à 20 pour 100 et au delà.
La fonte au charbon de bois, qui coûtait sur place, dans les usines de la Silésie , 55 à 70 silbergros le quintal , pendant les années 1839-1841, se vend maintenant au prix de 45 à 50 silbergros.
Dans les mines du duché de Baden, les prix de la fonte au charbon de bois étaient, à la même époque, de 4 florins 44 kreut^zer le quintal, et, maintenant, à 3 florins 52 kreutzer.
Pour les fers forgés, voici les réductions des prix :
A une des plus grandes usines de la Prusse rhénane , qui produit par moitié au coke et par moitié au charbon de bois :
Fer forgé, bonne qualité :
En 1839-1841, de 155 à 161 silbergros le quintal;
Maintenant, 112 à 132 silbergros le quintal.
A uue des ^sines de 1^ Silésie, qjii R?*pduit le quar| au pp)ie et les j,rois qu^i-rts au chçtrbon de bofs ;
Fer en bs^rre^ qualité ordinaire :
En 1839-1841, 120 à 135 silbergfos le quintal;
Maintenant, 100 à 120 silbergros le quintal.
4 une autre usjne, qui ne travaille qu'au chgçlioit de bois :
fer en barres de qualité supérieure :
Pu 1839-1841, m k J6^ si}|)ergros le quintal ;
H^iptenant, J3Q ^ 135 silbergros le quintaj.
4ux usiner du prince de Fftrsteuberg, dans Je gf^nàdUPbè de Baçjen, où ^É^ffinagp se fait au cbartpn flp bPÎs ;
Fer forgé de qualité supj§rieure :
En 1839-1841, de IQ florins Ip kreutzep à 11 ftprins 8 kreutzerle quintal;
Maintenant, 8 florins 30 kreutzer à 9 flprins 4 kreu- Izer(l).
En Belgique, la baisse des prix a été teaueoup plus considérable.
En Autriebe, pii h. système prohibitif a été n^aintPïiii jusqu'à la fin de 185:^ , les prix du fer sont restiés à ppii près statipnnaires et ils pnt même augmenté, dans le^ dprniprs temps, de 5 à 10 pour 100.
Malgré la dpfectnosité de l'organisation technique et éppnpmiqne fl'une grande partie de nps usines , les prii^ des fers russes, de qualité ordinaire, sont moins cbers sur les lieux de production que dans les autres pays du continent, la Belgique exceptée.
A Nijni-Nowgorod, qui est le marché principal pour les fers de l'Oural et qui a une communication fluviale presque
(1) Dans le cours de la dernière année (1852), les prix ont éprouvé une légère hausse par suite de raccroissement dès demandes^ mais cette hausse ne sers^ sans doute que passagère «
INPPSTBIP. 494
çlirecte ^yec lesi u^jjies Aes gouveri^ej^ents de Perm pt d'Orenbourg , le fer en barres de l'usage ordinaire se vepfi^it en gros, dans les derniers temps, au prix de 94 à 110 kopecks argent le poud, ce qui donne polir moyenne 102 kopecks; en déduisant de cette moyenne 13 à 15 kopecks pour les frais de transport jusqu'à Nijni , le prix de vente sur les }ieu^ 4^ production se Y^^nil ^ 8Q jiopppks. En Allemagne , le fer en barres ordinaire de la Silésie , provenant des usines qui emploient trois quarts de fonte au char|)Qn de bpis e\ iii} qu^rt de fqpte au cpkq, se ypndait, en 1850 , à 3 écus et 10 silbergros le quintal de Prusse.de 110 livres = 08 7 kopecks le poud. Dans la Prusse rhénane , les fers en barres de bopne qualité , provenant de la fonte au qharbon de bois et de la fonte au coke , mêlées par moitié , se vendaient à 3 écus ââ silbergros le quintal = 111 kopecks le poud. Par conséquent, les uns et les autres étaient plus chprs que le fer russe. Le fer de l'Oural a en outre l'avantage d'une qualité en général supérieure aux fers de l'Allemagne , surtout à ceux qui sont travaillés à la houille ; mais la différence des prix tourne à l'avantage des usines de ^Allemagne pour les fers affinés , destinés à différents usages particuliers.
Nous donnons ici les pi?ix de ces fers à Nijpi-Nowgerod et en Allemagne 5
A Nijni'Nowgorod.
LE POUD
kopecks.
Fer assorti, q\x'Qn désigne d^ns )e comnierce sou^ ]$ ^oip de sortovoïéj bonne qudlïlé 440
Fer affiné pour des usages particuliers d'une fabrication plus difficile, de 1 60 à 4 80
Moyenne 460
En portant en déduction 13 à 15 kopecks pour les frais de transport , on obtient pour prix moyen f|es fers affinés
h9î INDUSTRIE.
et assortis, sur les lieux de production, 146 kopecks par poud.
En Allemagne.
LE POUD
kopecks.
Aux usines de la Siiésie, fer affiné au charbon de bois de qualité supérieure (feine qualitat), i écus et 40 silbergros le quintal de Prusse =:l428
Aux usines du pays de Baden , fer affiné de l'espèce la plus fine (feinste qualitat), 8 florins 30 kreutzer, monnaie de TEmpire (Reichswahrung) par quintal, poids de la douane. ;= 4 48
Moyenne . . ^ 438
On voit par ces données que Texcédant des prix de revient, pour certaines espèces de fers affinés en Russie, est compensé par la différence en moins sur le fer en barre de l'usage ordinaire ; mais ce qu'il importe surtout de faire J
observer, c'est que la fonte revient, dans les mines de rOwal, à beaucoup moins cher que partout ailleurs, l'Angleterre exceptée.
D'après un compte présenté par quelques propriétaires des mines de l'Oural septentrional, la fonte leur revient à 30 kopecks argent le poud, l'impôt compris ; mais elle se produit à bien meilleur marché aux mines placées dans de meilleures conditions sous le rapport du combustible et de la richesse du minerai.
Voici le compte du prix de revient de la fonte aux usines de Nijni-Tiaguilsk, appartenant à MM. Demidoff :
LE POUO.
kopecks assignat.
Frais d'extraction et de fonte 45 f
Taxe prélevée par le fisc . t 42 J
Frais généraux ; . . . 48
Prix total de revient à reporter. » , , . 7(i
Report 76
En y ajouUtDt 12 pour 400 pour les intérêls du capital de revirement et le bénéfice du propriétaire ,
ce qui fait 9
On obtient pour prix vénal SS kop. aasig.
OU 24 7 kopecks argent, mettons 25 kopecks.
En ajoutant également 12 pour 100 (pour les intérêts du capital et les bénéfices du propriétaire) au prix de revient de 30 kopecks argent dans les usines placées dans des conditions moins avantageuses, on obtient pour celles-ci un prix vénal de 34 kopecks.
En réunissant ces deux prix , on obtient pour moyenne 29 7 kopecks, soit 30 kopecks le poud.
Voici maintenant les prix de la fonte dans d'autres pays.
En Allemagne , la fonte au charbon de bois se vendait , en 1850 :
Aux usines de la Silésie, fonle de qualité moyenne, 1 écu 18 silbergros le quintal de Prusse = 47 kopecks te poud.
Aux grandes usines du district de Siegen, en Westphalie, fonte de qualité fine, 1 écu 18 7 silbergros le quintal ^47 7 kopecks le poud.
Aux usines du prince Fiirstenberg, dans le pays de Baden , fonte de la qualité la plus fine , 3 florins 52 kreutzer , monnaie de l'empire , le quintal , poids de la douane = 68 kopecks le poud.
Ces trois prix doDnent pour moyenne 54 kopecks par poud ; par conséquent 24 kopecks de plus par poud que la moyenne des prix de la fonte à l'Oural, et comme pour 100 livres de fer forgé il faut environ 140 livres de fonte, cela fait dans les frais de la fabrication une différence de plus de 33 kopecks par poud, ou, pour les fers en barres ordinaires, de 33 pour 100 de leur prix vénal actuel à Nijni.
En Autriche , la fonte se vend , dans les usines de la couronne, à 3 florins 10 kreutzer, monnaie de convention, le quintal de Vienne = 61 kopecks le poud , ce qui fait le double du prix moyen de la fonte de l'Oural sur les lieux de production.
Tout cela prouverait , il nous semble , que la défectuosité de notre industrie métallurgique doit se manifester principalement dans les procédés de l'affinage des diverses espèces de fer, et qu'en introduisant dans cette partie tous les perfectionnements techniques et mécaniques dont l'utilité a déjà été reconnue en Angleterre , en France et en Allemagne, nous pourrions produire le fer à beaucoup meilleur marché que tous les autres pays du continent.
Autrefois, nous exportions jusqu'à 2,300,000 pouds de fer, et cette exportation est successivement tombée à peu près jusqu'au tiers de cette quantité , et l'on doit trouver cette décadence de notre commerce des fers trèsruaturelle, si l'on considère que les prix de cet article ont baissé plus ou moins presque partout, tandis que chez nous ils sont restés stationnaires.
Malgré la réduction énorme dans les prix'des fers anglais, les nôtres , vu leur grande supériorité , pourraient encore soutenir la concurrence sur les marchés étrangers, si on parvenait à introduire dans cette industrie toutes les améliorations capables de diminuer les frais de production, et si nos voies de communication étaient moins pénibles. Ce qui le prouve le mieux , c'est que , malgré le bas prix des fers anglais, nous en exportons encore 700,000 à 800,000 pouds (1).
En ce qui concerne le débit de nos fers à l'intérieur,
(1) L'exportation étant tombée au-dessous de 700,000 pouds, a repris un mouvement ascendant pendant les trois dernières années. Elle était de 812,000 pouds, en 1851, et la moyenne des trois années 1849-1851 donne 755,600 pouds. Reste à savoir si cette amélioration n'était que passagère.
d'après les doanées qui précèdent, on ne pourrait pas mer d'une manière absolue qu'ils soient beaucou] chers que dans d'autres pays, l'Angleterre exceptée, ne prend en considération que les prix de vente dt mière main , sur les lieux de production ; mms la qu se présente sous un tout autre aspect lorsque l'on ( dère les prix.courants du marché dans les dlfféreiitei ties de l'Empire.
Voici, d'après les données publiées dans le Joum Mines de l'année 1844 (1), les moyennes des prix du barres de l'usage ordinaire, dans 47 gouvernements
MFfHd.
mu: tu
tmblu. k^nti.
nobld.
Wiatka. ... ) 10
Sain^Péle^8bou^g
Nijpi-Nowgorod
CourlsDde . .
Perm. . . .
Smolensk
laroslaw .
Orel. .
Kalouga. -
Kharkow
Eazan . .
P(^lawa,
Toula. . .
Grodno .
Wladitnir .
Olonetz.
Orenhourg ,
Moscou .
Wologda ,
Liïonie .
Saratow. .
Roursk .
Penza' . .
Witebsk
Simbirsk .
Pskow .
Tambow, .
Esthoaie.
Riazan . .
Bessarabie
Kostroma .
Minsk .
• Twer. . .
Kherson.
Nowgorod ,
Mohilew.
Astrakhan .
1 is
Tauride.
Woronèje .
Ékathérinoslavt
Kowno ,
Arkhangel .
Wilna .
Tschernigow
Podolie .
Kiew. . . .
(1) Depuis Ml
eé
poque Ie« prii n'ont
pu Ëprouyé d
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ïement k
On voit que les prix courants montent jusqu'au double à mesure qu'on s'éloigne des lieux de production, et nous connaissons des cas où le fer de l'Oural, qui se vend à Nijni-Nowgorod, de 1 à 1 rouble 10 kopecks le poud, était payé, dans les provinces de l'ouest, 3 roubles et au delà.
De si grandes différences de prix pour les mêmes espèces de fer n'existent dans aucun autre pays.
En Allemagne et en France, les prix varient, d'une province à l'autre, de 5 à 10 pour 100 et rarement au delà , sauf les différences dans les qualités.
Ces disproportions dans les prix courants et la cherté du fer, qui en résulte pour une grande partie de la Russie, tiennent à trois causes principales : 1* la situation géographique de nos mines de fer les plus iç[iportantes ; 2** l'état peu satisfaisant de nos voies de communication , et 3* les conditions dans lesquelles se trouve notre commerce de fer à l'intérieur.
La production du fer se concentre principalement à l'Oural, c'esfrà-dire à l'extrémité orientale de la Russie d'Europe.
Nous faisons suivre ici , d'après les données officielles , le produit en fonte de toutes les mines de la Russie d'Europe en 1846, qui est considéré comme année normale, en les groupant par gouvernements, rangés d'après l'importance de la production :
GOUVERNEBENTS.
Perm. , . .
Orenbourg . .
Kalouga . . • Wiatka . . .
Nijni-Nowgorod Oionelz ...
Tambow. . .
Wladimir • .
A reporter.
QUANTITÉ PRODUITE, 'pouda.
PROPORTION pour 100 du total de la production.