CHAPITRE II
Appareils et discussion des expériences.
J'ai utilisé dans les expériences qui vont être décrites les appareils classiques : compteurs et chambre de Wilson. Le principe de leur fonctionnement a été exposé dans les travaux de Th. Grivet et de R. Maze. Je n’indiquerai que quelques particularités du montage. j
Compteurs Philipps et sélecteur Maze. — Les compteurs construits par la société Philipps ont une surface d’environ 110 cm?; ils présentent une grande stabilité. L'appareil sélecteur utilisé était du type décrit par Maze, capable de distinguer deux chocs séparés par un millionième de .seconde. Les coïncidences fortuites lorsque 2 compteurs simples sont branchés au sélecteur atteignent la fréquence de 1 ou 2 en 10 heures. En coïncidences triples, les fortuites sont toujours négligeables.
Au cours de ce travail les coïncidences triples entre 3 compteurs abc ont été souvent enregistrées en même temps que les coïncidences quadruples de a, b et € avec un quatrième compteur d. Un sélecteur $ enregistre les coïncidences triples abc ; une parte du choc négatif sur la plaque de la mélangeuse était dérivée sur une ligne couplée par une petite capacité (50 cm.). Ce choc parvient à un deuxième sélecteur S’ sur lequel est branché le quatrième compteur d ; S' enregistre les coïncidences de abc avec d. Il est avantageux d'insérer un relais sur la ligne allant de S à S’; le le relaxateur de l’appareil S peut jouer ce rôle, ou, encore mieux, le déphaseur. Maze qui permet en outre la mesure directe des fortuites. |
Il faut sur certains sélecteurs prêter quelque attention aux coïncidences doubles qui se produisent entre les 3 compteurs pris 2 à 2. Une polarisation minima des grilles de la mélangeuse et du tyratron est nécessaire pour éviter que certaines de ces coïncidences doubles ne se mêlent aux coïncidences triples.
Chambre de Wilson. — Chambre commandée de P. Ehrenest (fig. 3). — Le premier, Blackett a construit une chambre dont la détente est commandée par les coïncidences entre compteurs. On sélectionne ainsi parmi tous les clichés au hasard possibles, ceux qui contiennent les particules étudiées. La détente doit donc suivre sans retard : le piston P