‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 100 sur 198 · Auerbach, loc. cil., p · texte numérisé non relu

Auerbach, loc. cil., p

YAmœba princeps, qui n’en manque jamais. Il décrit cependant bien la vésicule contractile de l’Amœba que M. Perty désigne sous le nom d’A. Guttula {A. Umax Auerb.), ainsi que celles de YAmœba actinopliora Auer. Ailleurs, M. Auerbach dit que toutes les vacuoles sont susceptibles de changer leur position relative, ce qui est exact des vraies vacuoles, c’est-à-dire des vacuoles du chyme, mais pas des vésicules contractiles. La confusion qu’a faite M. Auerbach provient de ce qu’il place toutes les vacuoles dans la zone granuleuse, c’est-à-dire dans la cavité du corps, tandis que les vésicules contractiles sont dans le fait toujours situées dans la zone périphérique, c’est-à-dire dans le parenchyme. Cependant, M. Auerbach1 remarque déjà lui-même que les deux vésicules contractiles de YAmœba actinophora sont logées très-près de la surface, et un peu plus loin il dit que parfois, mais rarement, une vésicule se montre dans le limbe transparent. Cette vésicule était sans doute une vésicule contractile.

M. Lieberkiihn a étudié en détail des animaux amœbéides qui rentrent dans l’évolution des Grégarines. Il n’est point encore suffisamment démontré que ces animaux doivent être assimilés aux Amœba. M. Lieberkühn ne les a jamais vu prendre de nourriture; il ne paraît pas non plus qu’il ait jamais reconnu chez aucun d’eux la présence d’une vésicule contractile, organe qui paraît être général chez les vrais Amœba. On trouve, il est vrai, parfois libres dans l’eau et surtout vivant en parasites dans l’intestin des grenouilles et des tritons, des Amœba de petite taille, qui ne possèdent pas de vésicule contractile. Mais nous n’avons jamais vu ces êtres renfermer de la nourriture, et il est fort possible qu’ils rentrent dans la catégorie des animaux amœbéides observés parM. Lieberkühn.

Le parenchyme du corps est, chez certains Amœba, tellement mince, qu’on serait tenté de croire que, chez ces espèces-là, la distinction entre le parenchyme et la cavité du corps n’est pas possible, ou bien, dans tous les cas, que la vésicule contractile est logée dans la masse du chyme. Cependant, les Amœba dont nous parlons sont constitués comme les autres. Le parenchyme de leur corps ne forme qu’une couche fort mince, il est vrai, et la vésicule contractile, logée dans son intérieur, fait une forte saillie, soit à l’extérieur, soit dans la cavité du corps.

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