‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 99 sur 198 · Transact. of thé micr. Soc., 1849, p · texte numérisé non relu

Transact. of thé micr. Soc., 1849, p

La vésicule contractile est, comme on peut s’en assurer par l’observation, toujours logée dans la couche externe, ce qui est bien naturel, cette couche étant seule le parenchyme du corps. D’après M. Auerbach \ le nucléus est placé dans la zone centrale et change sa position relative pendant les mouvements de l’animal. Ceci n’est pas parfaitement exact, en ce sens que le nucléus est, dans l’état normal, adhérent à la paroi du corps, mais il fait saillie dans la cavité digestive, et, à ce point de vue, on comprend que M. Auerbach ait pu le placer dans la zone centrale. Ni les vésicules contractiles, ni les nucléus, ne sont susceptibles de changer de place. C’est là une chose difficile à constater, mais bien positive. Aussi M. Auerbach se méprend-il lorsqu’il parle d’un changement de place relatif du nucléus. Ce changement de place n’est pas possible. Chez une Amœba qui modifie rapidement sa forme, il faut beaucoup d’attention pour parvenir à constater ce fait, mais on peut y parvenir. Le parenchyme n’est en effet, même pour nos instruments, pas parfaitement homogène. Il renferme des taches, des granules transparents, qui ne circulent pas avec le contenu de la cavité du corps. Lorsqu’on fixe un de ces points de repère situé non loin de la vésicule contractile, on peut s’assurer que celle-ci, après s’être contractée, reparaît toujours précisément à la même place. On peut de la même manière constater que le nucléus a une place parfaitement constante. Il peut arriver parfois, surtout lorsque leRhizopode se trouve anormalement comprimé entre deux plaques de verre, que le nucléus se détache de la paroi du corps, comme cela arrive aussi chez les infusoires, mais c’est toujours là un phénomène anormal.

On trouve des Arcella vulgaris, comme nous le verrons plus loin, ayant un grand nombre de vésicules contractiles, parfois jusqu’à dix ou douze. Ces individus ont en général plusieurs nucléus, parfois jusqu’à sept ou huit. Les vésicules contractiles sont arrangées sur tout le pourtour du corps, formant comme une ceinture. Les nucléus forment comme une seconde ceinture, plus étroite, en dedans de la première. Il est facile de constater que les vésicules contractiles conservent constamment leur position relativement aux nucléus voisins.

Les vésicules contractiles des Rhizopodes sont, comme nous l’avons dit , sembla-

<■ Loc. cit., J». 597.

blés à celles des Infusoires. C’est une circonstance à laquelle peu d’auteurs seulement ont fait attention. M. de Siebold, cependant, mentionne déjà la vésicule contractile chez V Actinophrys Sol. M. Lieberkühn en a également fait mention chez les Actinophrys et les Amœba, et M. Carter chez tous les Rhizopodes amœbéens. A une époque antérieure, la vésicule contractile avait, du reste, été déjà mentionnée par MM. Ehrenberg et Focke. Néanmoins, l’idée de M. Dujardin, qui ne voulait voir dans les vésicules contractiles que des vacuoles susceptibles de se former spontanément dans une partie quelconque du corps pour disparaître ensuite subitement et se reformer ailleurs; cette idée, disons-nous, parait avoir dominé vaguement dans l’esprit de beaucoup d’observateurs. M. Auerbach lui-même, auquel nous sommes redevables d’observations si soignées sur les Amœba, n’a pas su se défaire complètement du patronage de M. Dujardin, et il confond plus ou moins les vésicules contractiles avec les cavités remplies de liquide qu’on rencontre dans chyme dont est remplie la cavité du corps. « Les vacuoles qu’on observe en nombre variable dans les Amœba, dit-il1, ne peuvent pas être autre chose, à mes yeux, que des cavités dans la substance fondamentale, cavités qui sont remplies par un liquide aqueux de faible densité, quoique impur. Elles se forment par suite de ce que le liquide dont est imbibé le sarcode se réunit provisoirement en gouttes à certains points ; mais ces gouttes disparaissent bientôt, le sarcode se contractant concenîriquement autour d’elles, et résorbant de nouveau le liquide entre ses molécules. Chez les individus qui ne renferment ces vacuoles qu’en petit nombre, on en voit ordinairement une ou deux, dont l’apparition et la disparition se répètent alternativement de temps en temps à la même place. Elles répondent aux vésicules contractiles d’autres infusoires et servent sans doute à une espèce de circulation diffuse des liquides du corps. Il arrive souvent qu’une vacuole renferme un corps étranger dans son intérieur, etc. » On voit par cette citation que M. Auerbach ne fait pas de différence essentielle entre les vacuoles du chyme qui peuvent renfermer des objets étrangers et les vésicules contractiles qui n’en renferment jamais. Aussi n’accorde-t-il pas une attention particulière à ces dernières. Il n’en mentionne pas, par exemple, chez son Amœba bilimbosa, qui en possède toujours une, non plus que chez

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