‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 130 sur 198 · Verjüngung. p · texte numérisé non relu

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3. Algarum unicellularium généra nova et minus cognita, auctore AI. Braun. Lipsiæ, mdccclv.

*. Mémoires du Muséum d’Histoire naturelle, t. 16, 1827, p. 320.

5. Aeta Acad. Cæs. Leopoldin. naturæ curiosorum. Vol, 14. Pars 2. 1829, p. 772.

M. Braun vient également de décrire leurs microgonidies Or, on ne rencontre ni les unes ni les autres chez les Desmidiacées, pas plus que chez leurs proches parentes les Zygnémées, ni chez les Diatomées. M. Braun croit, par conséquent, devoir rapprocher les Pediastrum des Hydrodictyon. Ce fait ne semble guère en faveur de l’animalité des Pediastrum, encore soutenue à l’heure qu’il est par M. Ehrenberg. Le rapprochement fait d’un autre côté entre les Zygnémées et les Desmidiées, est également peu favorable aux opinions de ce savant relativement à ces dernières. M. Nægeli dit positivement que la seule différence entre ces deux groupes consiste en ce que les individus de l’un sont umcellulaires, et ceux de l’autre multicellulaires I. 2.

Il est cependant des faits qui semblent permettre de supposer que les Desmidiacées offrent d’autres modes de génération, par lesquels elles se rapprocheraient des Pediastrum et des autres algues. — M. Morren rapporte, en effet, avoir observé chez le Closterium Lunula ce qu’il nomme une reproduction par propagules 3. Ces Closterium sont produits dans l’intérieur d’un Closterium isolé non copulé. Lorsqu’ils sont formés, on voit se dessiner un trait non-circulaire, qui délimite exaclement la base des deux cônes dont le Closterium se compose. Ce trait est l’indice de la déhiscence qui s’opérera plus tard. Cette déhiscence a lieu en effet: les propagules percent la membrane commune (endochrôme, vaisseau primordial, etc.) qui les enveloppe et se trouvent libres. Ils s’allongent peu à peu, et suivant M. Mor ren, prennent la forme de vrais Clostérium. — M. Ralfs 4 mentionne également la production d’une foule de petites zoogonidies chez les Desmidiacées, en ajoutant que ce phénomène n’est pas fort rare, et il est probable que les prétendus animalcules que M. Ehrenberg trouva dans un Closterium, et qu’il baptisa du nom de Bodo viridis , n’étaient pas autre chose que de telles zoogonidies. Nous-mêmes, nous avons observé une fois un Closterium Lunula dont le contenu était remplacé par des corpuscules verts, arrondis, munis chacun d’un seul cil llagelliforme et d’un point rouge. Ces corpuscules s’agitaient vivement dans l’intérieur du Closterium ; toutefois, nous n’avons pu observer leur sortie.

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