‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 136 sur 198 · Loc. cit. p · texte numérisé non relu

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4. M Focke considérait déjà connue probable que le Volvox stellatus n’est pas spécifiquement durèrent, du V. globator (Physiologische Studien. Erstes Helt. 1847).

corps reproducteurs. Leur contenu, primitivement vert, passe peu à peu au rouge brun. La famille-parente meurt et se décompose de sorte que les corps reproducteurs gisent libres dans l’eau. Ni M. Busk, ni M. Stein ne les ont poursuivis plus loin. Il est à supposer cependant qu’ils reproduisent plus tard des germes mobiles.

Nous avons évidemment là à faire à un cycle périodique semblable à ceux que MM. Nægeli et Braun nous ont fait connaître chez les Desmidiacées, les Diatomacées, les Gloeococcus, etc. Nous avons une suite de générations par fissiparité, où les familles sont mobiles, puis vient une génération de transition immobile, laquelle reproduit sans doute la première génération mobile du cycle suivant '.

D’après M. Busk 1 2 on doit encore faire rentrer dans le cycle d’évolution du Volvox ! /lobator , la Sp/tœrosira Volvox , Ehr., bien que les individus (zoospores, pour parler avec M. Busk) qui la composent, n’aient qu’un flagellum au lieu de deux. Si ceci se confirmait, le Volvox deviendrait un Protée presque insaisissable comme le Protococcus pluvialis. En effet, les individus qui composent une Sphærosira se multiplient par une division binaire répétée, donnant lieu à des grappes, ou colonies de monades, qui se

1 Depuis la rédaction de ces lignes, notre connaissance de la reproduction des Volvox a été considérablement modifiée et augmentée par les recherches de M. Colin, confirmées en grande partie par M. Carter. D’après M. Colin (Comptes-rendus de l’Acad. des Sc., Ie1' déc 1850. — Annales des Sc. liât. 1857), les VoIvqx possèdent deux modes de reproduction : le premier est une simple multiplication par scissiparité. Il n'y a dans chaque famille qu’un nombre restreint d’utricules qui soient chargés de ce mode de reproduction. Le second mode de génération exige un concours sexuel; il ne se présente que chez certains individus, dont les utricules composants sont plus nombreux que d’ordinaire. Ces individus ou familles sont monoïques, portant des utricules mâles et des utricules femelles : la plupart des utricules sont cependant neutres. Les utricules femelles deviennent plus gros que les autres, et s’allongent vers le centre du Volvox, sans qu’il y ait partage de leur endochrôme. Les utricules mâles se divisent en une multitude de petits corpuscules linéaires, munis de deux longs cils en arrière de leur partie moyenne et d’un long rostre en forme de cou de cygne. M. Cohn considère ces corpuscules comme des spermatozoïdes. Ils se répandent dans la cavité du Volvox, s’amassent autour des utricules femelles et s’incorporent peu à peu à eux. A la suite de cette fécondation, les utricules femelles se munissent d’un tégument à saillies coniques et pointues, et leur chlorophylle fait place à de l’amidon ainsi qu’à une huile de couleur rouge ou orangée. Dans cet état, le Volvox globalor est identique d’abord avec le V. stellalus, puis avec le V. aurcus de M. Ehrenberg. A ce sujet, l’opinion de M. Cohn concorderait avec celle de M. Busk, que nous mentionnerons plus loin. M. Cohn s’accorde aussi avec M. Busk pour faire rentrer la Sphærosira Volvox dans l’évolution du V. globator. M. Carter {Armais and Mag. of nat. History Janvier, 1859) n’est point d’accord avec eux sur ce point. Il pense que ces auteurs ont confondu deux espèces de Volvox, et, en cela, ses opinions pourraient être rapprochées de celles de M. Stein, qui lui sont restées inconnues. D’ailleurs, M. Carter décrit la fécondation des Volvox à peu près comme M. Cohn. — Un mode de reproduction trèssemblable à celui des Volvox a été découvert et décrit par M. Carter, chez les Eudorina et les Cryptoglena ( Annals and Mag. of nat. History. October 1838). La similitude est même telle que nous pouvons nous dispenser de tous détails à cet égard {Note de 1800).

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