Loc. cit., p
« J’ai toujours trouvé dans sa compagnie la forme d’Acinète que j’avais rencontrée avec elle la première fois, ce qui suffit déjà à faire conclure qu’il existe un rapport intime entre ces deux espèces d’infusoires. » (!)
Ailleurs 1 il conclut tout aussi rapidement à 4’existence d’une parenté entre la Podophrya Cyclopum et le Z oothamnium Parasita St. ( G arc h esium. pygmœ uni Ehr.) parce que tous deux habitent sur les Cyclopes.
« L’ètre acinétaire qui habite sur les Cyclopes, dit-il, «offre tellement de rapport avec l’Acinète à pédoncule court des lentilles d’eau (la Podophrya que M. Stein considère cbmme une phase du développement de la Vorticella ncbulifera ), soit pour ce qui tient à la forme de son corps, soit pour ce qui concerne les embryons ciliés, qu’on doit supposer que son pédoncule, lequel reste toujours fort court, ne répond point au pédoncule d’un Epistylis. 11 faut au contraire admettre qu’il est formé de la même manière que celui des Podophrya (c’est-à-dire de la Podophrya fixa) et des Acinètes de la lentille d’eau ( Podophrya Lemnarum ), car celui-ci paraît également solide dans sa partie inférieure. Dans ce cas, Y Acinète des Cyclopes ne pourrait appartenir qu au Z oothamnium qu’on trouve constamment dans sa société, et que M. Ehrenberg nomme Carchesiumpygnueum ( Z oothamnium Parasita St.). Or, comme ce dernier infusoire présente les mêmes variations de taille que les Acinètes en question, je ne crois pas me tromper en rapportant ces derniers à ce Zoothamnium , plutôt qu’à YEpistylis digitalis , avec laquelle j’avais cru d’abord lui trouver une parenté. »
La conclusion est au moins hasardée. La seule raison un peu valable que M. Stein mette ici en avant pour relier la Podophrya du Oyclope avec son Zoothamnium Parasita, c’est qu’on les trouve fréquemment ensemble sur le même crustacé. Mais ce ne sont pas là les seuls parasites des Cyclopes. On trouve sur eux nombre d’autres infusoires, même des Vorticellines, comme YEpistylis digitalis et peut-être aussi YEpistylis anastatica. On pourrait donc à tout aussi bon droit soutenir que la Podophrya du Cvclope est une phase du développement de l’une ou de l’autre de ces Epistylis. En effet, les arguments que M. Stein tire de la constitution du pédicule pour prouver que sa Podophrya n’appartient pas à une Epistylis n’ont pas une grande valeur; lui-même considère