Loc. rit., p
comme phase possible de YEpistylis branchiophila Perty une Podophrya dont le pédicule est tout aussi court que celui de la Podophrya du Cyclope. On aurait donc droit à s’attendre de la part de M. Stein à une grande défiance quand à la justesse de son rapprochement ; et cependant c’est en se basant sur cette prétendue affinité de la Podophrya du Cyclope et du Zoothamnium Parasita , qu’il déduit sans plus ample préambule la parenté d’une autre Podophrya avec une seconde espèce de Zoothamnium 1 :
« Soit à Tharand, soit à Niemegk, dit-il, je rencontrai fréquemment, en société du Zoothamnium affine St., sur les pattes de la crevette des étangs ( Gammarus Pulex ) une Acinète qui se trouvait d’ordinaire cachée sous les articulations, particulièrement entre les articles les plus ténus des extrémités. Il n’est pas rare d’observer six à huit de ces Acinètes, situées les unes à côté des autres, sur une. même articulation; elles possèdent un pédicule fort court, souvent à peine appréciable, mol et extensible et un corps qui, soit dans ses contours, soit dans la position de ses tentacules, est parfaitement semblable à l’Acinète du Cyclope que nous avons figurée. (Yoy. Stein, PI. III, fig. 38 et notre PI. Il, fig. 5 et 6). Or, comme nous pouvions rapporter cette dernière (ici M. Stein renvoie le lecteur au passage que nous venons de citer à propos de la Podophrya du Cyclope et du Zoothamnium Parasita) au Zoothamnium qui vit sur les Cyclopes, nous devrons considérer également V Acinète qu’on rencontre sur les pattes du Gammarus Pulex comme une phase du développement du Zoothamnium a ffine 2. »
Les hypothèses se suivent rapidement. De ce qu'il a supposé que la Podophrya du Cyclope pouvait bien être un état du développement du Zoothamnium qui vit sur ce même Cyclope, M. Stein déduit que la Podophrya de la crevette doit appartenir au Zoothamnium qui vit sur cette même crevette. Mais ici encore nous devons nous demander si l’on ne rencontre pas suf les Gammarus d’autres infusoires auxquels on pourrait s’amuser aussi à rapporter cette même Podophrya. Très-certainement, quand ce ne serait que ces Lagenophrys [L. Ampulla St.), ces élégants animalcules de la famille des Vorticelles, dont nous devons la connaissance à M. Stein lui-même, qui nous a bien fait connaître chez eux un mode de gemmiparité des plus intéressants, mais