‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 180 sur 198 · Zur Kenntniss, etc., Rern · texte numérisé non relu

Zur Kenntniss, etc., Rern

3. Depuis lors, nous avons vu également des conjugaisons de 7 et 8 individus chez 1 ' A ri. . Sol. et T.4. Eichhornii . (Note de 1860). *

tous les cas très habituel de voir des conjugaisons de deux, trois et quatre Actinophrys. Il est certain, il est vrai, que du fait qu’on rencontre une Actinophrys d’une constitution évidemment multiple, il ne faut pas conclure immédiatement à l’existence d’une conjugaison. Un individu en forme de biscuit peut, en effet, résulter aussi bien d’une division spontanée qui commence que d’une fusion qui vient de s’opérer. Mai», dans tous les cas, c’est un fait indubitable, que les exemples de conjugaison sont, chez les Actinophrys, plus fréquents que ceux de division (V. PI. XII, fig. 10, un exemple de conjugaison de trois Actinophrys Eichhornii Ehr.).

Lorsque deux Actinophrys se rencontrent et se préparent à se conjuguer, leurs rayons s’entrelacent étroitement et chaque individu cherchant à retirer les siens, il en résulte un lent rapprochement des deux corps, rapprochement qui finit par aller jusqu’au contact. 11 s’établifalors une commissure d’union qui gagne peu à peu en largeur, à mesure que la fusion devient plus intime. Parfois, lorsque trois ou quatre Actinophrys sont conjuguées, leurs corps sont bien distincts et unis seulement par une substance intermédiaire, comme l’a déjà fait remarquer M. Stein. Cette substance est sans doute formée par la fusion des pseudopodes les uns avec les autres et finit par disparaître à mesure que l’union devient plus étroite. La conjugaison a lieu en effet souvent d’une manière beaucoup plus profonde que le savant micrographe ne se le figure. « Quelle que soit du reste la manière dont cette conjugaison ait lieu, dit-il 1 , à propos de son Actinophrys oculala , cette union n’a jamais lieu jusqu’à la fusion de plusieurs individus en un seul et unique individu, dont la grosseur répondrait à la masse des individus composants. On voit au contraire, que, la conjugaison une fois opérée, les individus restent complètement séparés et ne sont unis ensemble que par leurs couches tout à fait périphériques. La conjugaison des Actinophrys n’est donc, à proprement parler, qu’une réunion organique de deux ou plusieurs individus en une société analogue à un polypier. »

L’union va cependant souvent beaucoup plus loin que ces paroles de M. Stein ne le font pressentir. La fusion est telle que la cavité du corps de fun des individus communique directement avec celle de l’autre. On voit le contenu de l’une passer dans l’autre

i. Loc cit. , p, 160.

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et vice-versà. Il n’y a en réalité plus qu’une seule cavité. La marche de cette fusion est d’abord excessivement lente, de sorte qu’il est difficile de la poursuivre jusqu’au moment où le nouvel individu résulté de la fusion de deux ait repris une forme ronde, dans laquelle on ne reconnaisse pour ainsi dire plus de trace de sa double origine. Mais nous avons vu cette fusion arriver jusqu’à un point tel que nous ne pouvons douter que ce moment n’arrive. D’ailleurs M. Kôlliker1 raconte qu'il réussit sans peine, mais avec une grande dépense de patience à poursuivre deux individus, primitivement séparés, jusqu’à leur fusion complète en un seul aussi gros que la somme des deux composants et dans lequel il n’était plus possible de reconnaître les éléments des deux individus. — Il est, du reste, à remarquer que soit Y Actinophrys Sol Ehr., soit YActinophrys Eichhornii Ehr. ont une seule vésicule contractile, placée immédiatement sous la surface, de manière à former une forte saillie dans le moment de la diastole2. Les individus en forme de biscuit3, qui résultent de la fusion de deux Actinophrys, ont naturellement deux vésicules contractiles. Mais en outre on trouve de temps à autre des

individus parfaitement sphéroïdaux, qui en possèdent également deux. 11 serait fort *

possible que ces individus-là fussent le résultat d’une conjugaison complètement terminée. Dans tous les cas une conjugaison plus intime que celle qu’admet M. Stein existe très décidément dans la nature. L’été dernier (1855) nous avons trouvé dans la mer du Nord, sur les côtes de Norwège, un grand nombre d’Actinophrvs, que nous ne pouvons différencier spécifiquement de Y A. Sol Ehr. Les cas de conjugaison de deux et de trois individus étaient des plus fréquents et là aussi nous avons constaté le passage des vacuoles (bols) de M. Dujardin de l’un des individus à l’autre.

C’est là un phénomène tout semblable à celui que M. Alex. Braun4 a décrit chez

1. l)a geiang es mir bald, dit M. Kôlliker, ohne Mülie, aber mit viel Zeitaufwand in einem Falle zwei anfangs vôllig getrennte Individuel), successif bis zu ihrer vollstândigen Verschmelzung in ein grôsseres einfaches Thier zu verfolgen (Kôlliker : Das Sonnenthierchen. — Zeitschr. f. wiss. Zoologie. 1849, p. 207-208).

2. C’est par erreur que M. de Siebold considère le nombre de deux vésicules contractiles comme normal chez l 'Ad. Sol. (V. Handbuch der vergleiclienden Anatomie, p. 22.)

5. C’est sur ces individus en forme de biscuit, résultant de la fusion de deux, que M. Ehrenberg a fondé son Actinophrys difformis (Ehrenberg: Infusionsthiere, P). XXXI, fig. VIII, 12), comme M. Alex. Braun (Ueber die Erscheinungen der Verjüngung, p. 304) l'a déjà fait remarquer. A en juger par la figure de M. Ehrenberg, il semble même que ce savant ait eu sous les yeux des individus chez lesquels le degré de fusion était déjà plus avancé que celui qu’indique M. Stein. — L’ Actinophrys difformis Dujard. est un rhizopode essentiellement différent de celui de M. Ehrenberg. Quant à 1 Acl difformis Perty, c’est la Podophrya fixa Ehr.

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