Froriep’s Notizen
5. Wiegmann’s Arcliiv, i849. — Zeitschrift fur \viss. Ztol. Ililei' Bd. — Die Infusionsthierchen, etc. Leipzig, 1854.
ü. Loc oit, p. 199.
iî se le figurait à tort, constante de plusieurs de ces germes enfermés simultanément dans la cavité de la mère, parlait suivant lui contre une telle idée, et s’opposait complètement à son admission.
Cependant nous avons démontré avec certitude chez certains infusoires (. Epistylis plicatilis et Paramecium putrinum) et chez beaucoup d’autres, avec une probabilité qui touche de bien près à la certitude elle-même, que les embryons se développent aux dépens du nucléus. Nous avons reconnu que le partage préalable de ce nucléus est une circonstance tout à fait accessoire. Tantôt il se divise, tantôt non, mais dans tous les cas les embryons se forment, ou bien dans le nucléus tout entier, ou bien dans l’un des fragments de cet organe. L’idée énoncée dans l’origine, par M. Focke, se trouve donc confirmée.
fi se présente ici trois hypothèses : ou bien le nucléus est réellement un utérus dans lequel les embryons se développent, ainsi que M. Focke Ta prétendu, ou bien c’est un ovaire dans lequel les œufs se développent avant de le quitter; ou bien, enfin, c’est un embryogène avec ou sans relation, avec des fonctions sexuelles. En présence de ces diverses suppositions, nous devons nous déclarer neutres. Le rôle à attribuer au soidisant nucléole, lorsque cet organe existe, est également incertain.
Parfois un seul embryon se développe dans le nucléus ou dans un fragment de cet organe, mais parfois aussi, et cela dans les mêmes espèces, il s’en développe un nombre plus grand, ou même souvent fort considérable. On ne peut toutefois rien voir dans ce fait qui annule de prime abord la possibilité de l’existence d’ovules chez les infusoires.
Les données des autres observateurs peuvent facilement se mettre d’accord avec nos propres observations, avec l’exception toutefois d’un cas rapporté par M. Stein, cas dans lequel ce savant crut devoir admettre que l’embryon se formait autour d’une partie du nucléus. Il observa en effet un corps qu’il considérait comme un embryon, et dont il vit la masse interne unie au nucléus du parent. On peut se demander, toutefois, si ce n’était pas là tout simplement une division spontanée du nucléus. Cela ne nous semble point improbable.
Nous avons toujours vu les embryons ainsi formés se recouvrir de cils surtout ou partie de leur surface, et s’écarter à la nage. C’est là ce qui a lieu même chez les
espèces qui , à l’état adulte , sont glabres et dépourvues d’organes locomoteurs.
Nous avons maintenant à ajouter quelques mots sur les phénomènes observés par M. Stein chez la Vorticella microstoma et la Vorticella nebulifera , par M. Cienkowsky chez la Nassula viridis, et par nous chez VUrmila Epistylidis. Chez ces différents animaux, il se forme, dans certains cas du moins, une multitude de forts petits embryons, dont la naissance entraîne la mort du parent .
Rapportons d’abord brièvement les observations de M. Cienkowsky, qui se trouvent complétées et expliquées par celles de M. Stein et par les nôtres. Cet observateur trouva un certain nombre de kystes de la Nassula viridis , dont le contenu devint indistinct, tandis que la vésicule contractile disparaissait, et que dans l’intérieur se formaient des cercles clairs, séparés les uns des autres par des intervalles plus obscurs. Ces cercles développèrent de petits prolongements tubuliformes qui percèrent les parois du kyste, s’ouvrirent à l’extérieur et livrèrent passage à une foule de petits êtres ressemblant à des monades.
On voit que ce phénomène concorde parfaitement avec nos observations sur YUrnula Epistylidis. Malheureusement nous n’avons, pas plus que M. Cienkowsky, pu déterminer quelle était l’origine première des corps ovales que nous vîmes apparaître dans nos Urnula. L’hypothèse la plus probable, c’est qu’ils étaient résultés d’une division du nucléus. Ceci semble encore plus vraisemblable, lorsqu’on se rappelle les observations de M. Stein sur la Vorticella microstoma , où ce savant vit un phénomène tout semblable commencer par la division du nucléus en un grand nombre de petits corpuscules. Nous avons vu une division toute semblable du nucléus chez la Vorticella microstoma et aussi chez la V. nebulifera non enkystée, M. Stein vit ces petits êtres monadiniformes (auxquels on n’a cependant pas encore réussi à trouver de flagellum), produits dans le nucléus, grossir aux dépens du contenu du kyste dans lequel la Vorticelle s’était préalablement enfermée, et finir par le remplir exactement. Ils quittèrent plus tard le kyste de la manière déjà indiquée. S’il en est bien réellement ainsi, ce ne serait qu’une variété de la reproduction d’embryons par le nucléus1.
1. Nous avons déjà vu que les observations de M. Stein, comme ce savant l’a reconnu, ont rapport au développement d’un Chytridium. Il en est évidemment de même de celles de M. Cienkowski et peut-être aussi des nôtres relatives à l’Urnula Epistylidis. (Note de ISfiO).
La production d’embryons internes est donc démontrée chez un nombre fort considérable d’infusoires, et paraît résulter toujours d’une modification du nucléus entier ou d’une de ses parties. Jusqu’ici elle a été constatée dans les groupes suivants :
,4. Infusoires flagellés (?) :
Peut-être faut-il en effet ranger ici le développement du Chlorogonium eucklorum étudié par 31. Weisse.
B. Infusoires suceurs:
A savoir, chez un grand nombre d'Àcinétiniens appartenant aux genres Podophrya et Acineta, par MM. Stein et Cienkowskv, ainsi que par nous, et de plus chez 1 ’Opfiryodendron abietinum, dans lequel nous avons aussi vu se former des embryons,