‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 42 sur 198 · Ibid. , p · texte numérisé non relu

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contractile, on voit alors le corps se raccourcir, s’élargir, tandis que l’organe vibratile est rentré à l’intérieur de l’urne et que le péristome se contracte au-dessus de lui, comme un sphincter, de manière à fermer complètement l’ouverture de l’urne. Pendant que ce mouvement s’opère, la partie postérieure du corps forme, chez plusieurs espèces, des replis très-prononcés, comparables à l’invagination réciproque des différents éléments d’un tube de télescope. Chez les Vorticellines à pédicule contractile, le pédicule se contracte en même temps, son sommet se rapprochant brusquement de sa base. En considérant les planches de M. Ehrenberg, on trouve les contractions du pédoncule représentées de deux manières, à savoir comme des contractions en spirale, puis comme des contractions en zig-zag dans un plan vertical. Ce dernier mode de contraction n’est représenté qu’une seule fois, à savoir sur la planche XXXVI, fig. V, chez un individu rapporté par l’auteur au Carchesium polypinum. Dans le texte, M. Ehrenberg ne dit rien qu’on puisse rapporter à ce second mode de contraction, et aucun observateur, à l’exception de M. Czermàk, n’a fait attention à ce curieux dessin. M. Czermàk se contente, du reste, d’appeler l’attention des savants sur les courbures en zig-zag figurées par M. Ehrenberg; mais il déclare n’avoir jamais lui-même rien vu de semblable, et il ne semble même pas éloigné de croire que le dessin repose sur une erreur. Pendant longtemps, nous avons cru aussi à une erreur de dessin dans la figure en question. Toutefois, nous avons dû changer d’opinion après avoir rencontré nous-mêmes, dans la mer du Nord, une espèce qui présente un mode de contraction parfaitement identique à celui que M. Ehrenberg figure dans son prétendu Carchesium polypinum. Cette espèce est le Zoothamnium nutans (V.pl. I, lig. 4). Chez aucune autre espèce nous n’avons vu se présenter un phénomène semblable. Nous avons, en particulier, toujours vu le Carchesium polypinum se contracter d’une manière normale, c’està-dire en hélice; aussi avons-nous été conduits à nous demander si la figure en question de M. Ehrenberg, représente bien réellement un Carchesium polypinum, et nous avons dû résoudre cette question par la négative. En effet, les individus 7, '5 et ç de la fig. 5 (PI. XXXVI) de M. Ehrenberg, n’ont aucunement le port du Carchesium polypinum, et la colonie ?, en particulier, est contractée à la manière d’un Zoothamnium, tous les individus, sans exception, étant contractés à la fois. Il est donc probable que les trois dessins 7, <î, ç, ne représentent point le vrai Carchesium poly-

pinum, niais un Zoothamnium, dont le pédoncule est, comme celui du Z. milans, susceptible de former des zig-zag dans un seul et même plan.

Des opinions fort diverses se sont fait jour relativement à l’élément auquel il faut attribuer la contractilité dans le pédicule des Vorticeliines. M. Ehrenberg considérait le filament central comme un muscle strié transversalement, tandis que M. Dujardin cherchait le siège de la contractilité uniquement dans la substance corticale. Mais ces deux auteurs n’avaient pas fait une étude histologique suffisante du pédoncule contractile des Vorticeliines, et ne pouvaient, par conséquent, étayer leurs opinions de preuves suffisantes. C’est M. Czermàk1, l’auteur d’un travail très-remarquable sur le pédicule des Vorticeliines, qui, le premier, a représenté d'une manière parfaitement exacte la structure de cet organe. MM. Ehrenberg, Dujardin et Eckhard se contentaient de considérer le pédicule comme un cylindre aplati, contenant une cavité où se logeait un muscle spiral. MM. Czermàk et Stein ont montré plus tard que le canal n’a pas une position parfaitement axiale, mais qu’il est lui-même excentrique et contourné en une hélice à tours allongés. Tandis que tous les auteurs n’avaient reconnu dans le pédoncule que deux éléments histologiques, à savoir le filament central (le muscle de M. Ehrenberg) et la substance corticale (improprement nommée périmysium |Muskelscheide] par M. Eckhard), M. Czermàk en a découvert encore un troisième chez le Carchesium polypinum. C’est une couche granuleuse intermédiaire, c’est-à-dire logée entre le filament central et la substance corticale. M. Leydig l’a décrite, depuis lors, comme étant la tunique du muscle. Cette couche granuleuse paraît exister non pas seulement chez le Carchesium polypinnm , mais chez toutes les Vorticeliines à pédoncule contractile. Il est vrai que, chez certaines espèces, en tête desquelles se trouvent le Carchesium polypinum et surtout le Carchesium spectabile, elle atteint un développement très-considérable.

Quant à M. Stein, il a bien aperçu, lui aussi, cette couche intermédiaire, mais il ne la considère pas comme un élément histologique particulier. Il n’en fait mention qu’une seule fois, en disant que la paroi du canal dans le pédoncule des genres Vorticella, Carchesium et Zoothamnium, est recouverte de fines granulations qu’on pourrait être tenté de prendre pour une membrane spéciale (p. 78).

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