‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 69 sur 198 · Die Infusionsthiere, page · texte numérisé non relu

Die Infusionsthiere, page

que le parenchyme est rempli de trichocystes de fortes dimensions, et que le nucléus est un corps ovale dont le grand axe est parallèle à l’axe du corps. Il est placé un peu en avant de l’équateur. La vésicule contractile est unique, comme la représente M. Ehrenberg, et iogée dans la paroi dorsale. Longueur moyenne, 0mm, 10.

Cette espèce est rendue parfois complètement verte par un dépôt chlorophylle, et il n’est pas impossible que, sous cette apparence, elle ait reçu, de M. Ehrenberg, le nom de Frontonia vernalis (V. Inf. , p. 329, PL XXXIV, Fig. VII). Nous n’avcyis, en tout cas, pas su distinguer de la Frontonia leucas, une Frontonia verte, fort commune dans les tourbières de la Bruyère aux Jeunes-Filles ( Jungfernhaide ), près de Berlin. — M. Ehrenberg indique une seule différence positive entre les deux espèces précitées. La F. vernalis a, selon lui, deux vésicules contractiles, tandis que la F. leucas n’en a qu’une. Il appartiendra aux observateurs futurs de décider, si, dans ce cas, un tel caractère a bien la valeur d’un caractère spécifique.

La Panophrys Chrysalis Duj. (Inf., p. 492, PI. XIV, Fig. 7) paraît être une Frontonia marine, qui, à en juger par le dessin de M. Dujardin, doit être armée de trichocystes. — La Panophrys ruhra Duj. (Inf., p. 492, PL XIV, Fig. 8) et la P. farda Duj. (Inf., p. 492, PL XIV, Fig. 9) sont trop imparfaitement observées pour qu’on puisse leur assigner une place dans le système. M. Dujardin croit que cette dernière est synonyme de la Frontonia leucas Ehr., ou, peut-être, de Y Ophryoglena flava. Il est certain que l’animal que M. Perty désigne sous ce nom (P. farda ) est une Ophryoglena flava. Quant aux infusoires que M. Perty décrit sous les noms de Panophrys conspicua, P. sordida, P. griseola, P. zonalis et P. paramecioïdes , il n’est pas improbable qu’une partie d’entre eux, ou même que tous soient des Ophryoglènes insuffisamment observées.

VIe Famille. — COLPODIM.

Les Colpodéens comprennent tous les infusoires ciliés à œsophage béant et cilié, qui ne possèdent pas de rangée de cirrhes buccaux destinée à conduire les aliments à la boucbe.

Cette définition s’écarte beaucoup de celle qu’avait donnée M. Ehrenberg, pour lequel un des caractères principaux des Colpodéens était d’être des Infusoria allotreta , c’est-à-dire des animaux chez lesquels ni la bouche, ni l’anus ne sont à l’une des extrémités du corps. Aussi, pour être conséquent avec son système, ce savant avait-il dû reléguer son Loxocles Bursaria dans la famille des Trachelina, bien que cet animal soit un véritable Paramecium, comme M. Focke le démontra en 1836 et comme Otto- Friederich Mueller l’avait déjà reconnu dans le siècle dernier. Nous verrons, en effet, à propos du genre Paramecium, combien la position de l’anus est ici un caractère peu important pour la distinction des familles.

La famille des Colpodéens de M. Ehrenberg se composait de cinq genres : Colpoda, Paramecium, Amphileptus, Uroleptus et Ophryoglena, dont les deux premiers seuls se retrouvent dans la nôtre. En effet, les Ampbileptus n’ont rien à faire avec les Colpodéens, comme nous le montrerons en parlant de la famille des Trachéliens, et les Uroleptus sont des animaux imparfaitement observés, dont les uns sont probablement des Oxytriques et les autres des Spirostomes. Quant aux Ophryoglènes, elles sont placées, comme nous l’avons vu, sur la limite entre la famille des Bursariens et celle des Colpodéens, et, bien que nous ayons cru devoir les réunir à la première de ces deux familles, nous n’oserions accuser M. Ehrenberg d’avoir méconnu les analogies en les rapprochant des Paramecium et des Colpoda.

Les genres Cyclidium et Glaucoma, que nous rangeons parmi les Colpodéens, occupaient des places bien différentes dans le système des P oly gastriques. M. Ehrenberg, qui n’avait su reconnaître la bouche des Cyclidium, séparait ces infusoires de tous les autres infusoires ciliés, pour en former une famille spéciale de ses Anentera , et les Glaucoma étaient relégués par lui au milieu des Trachelina, une des familles les moins naturelles de son système.

M. Dujardin assigna pour son compte une place à la plupart de nos Colpodéens dans sa famille des Paraméciens. Celle-ci était singulièrement définie, car ce savant en donne la diagnose suivante : «Animaux à corps mou, flexible, de forme variable, ordinairement oblong et plus ou moins déprimé, pourvu d’un tégument réticulé, lâche, à travers lequel sortent des cils vibratiles nombreux en séries régulières ; — ayant une bouche.» Cette définition est foin d’être inexacte, mais elle est fort insuffisante, car, sans y changer une syllabe, M. Dujardin aurait pu l’appliquer à ses familles des Urcéolariens, Bursariens, Trichodiens et Enchélyens: Aussi, la famille des Paraméciens Duj. renferme-t-elle des éléments appartenant à deux types parfaitement hétérogènes, savoir, d’une part, de vrais Colpodéens, comme les Pleuronema, Glaucoma, Kolpoda, Paramecium 1 ; et, d’autre part, des Trachéliens, comme les Lacrymaria, Phialina, Amphileptus, Loxophyllum, Chilodon, Holophrya et Prorodon. La famille des Enchélyens de M. Dujardin renferme, en outre, des Colpodéens mal décrits sous les noms d’Enchelys, Alysc.um et Uronema.

La famille des Paramecina de M. Perty est mieux conçue que les familles correspondantes de MM. Ehrenberg et Dujardin, puisqu’elle se compose des genres Ophryoglena, Panophrys (Frontonia Ehr.), Paramecium, Blepharisma (Plagiotoma,/jro/Mr^) et Colpoda, dont l’avant-dernier seul trouble bien décidément l’homogénéité du groupe. Quant au genre Pleuronema, M. Perty en forme une famille à part sous le nom (l'Aphtonia, famille que nous n’osons conserver à cause du passage évident qu’il y a de cette famille aux Paramecium et aux Colpodes par l’intermédiaire des Cyclidium.

Certains genres de la famille des Colpodéens sont ornés de soies vigoureuses qui,

1. Le genre Panophrys (Frontonia Ehr.) que renferme aussi cette famille est bien voisin de tous ces vrais Colpodéens ; cependant nous avons cru devoir lui assigner de préférence une place à la fin de la famille des Bursaires.

faisant saillie au dehors delà bouche, ont pour fonction de faciliter ou même d’opérer l’introduction des aliments dans cette ouverture. On pourrait être tenté de comparer ces organes aux cirrhes buccaux d’autres familles et de rapprocher, par conséquent, ces genres-là (Pleuronema, Cychdium) de la famdle des Bursariens. Toutelois, cette comparaison ne serait pas exacte, car ces soies ne fonctionnent jamais à la manièie de cirrhes vibratiles, et elles sont bien plutôt comparables aux soies qui sont logées dans l’œsophage d’infusoires appartenant à différentes lamilles (chez certaines Plagiotoma, par exemple). Les Paramecium eux-mêmes ont à l’intéiieur de l’œsophage quelques cils très-vigoureux, parfaitement comparables aux soies des Pleuronema, mais seulement trop courtes pour faire saillie à l’extérieur.

Répartition des Colpodéens en genres.

ïr;

eu

!Pas de soies faisant saillie hors de la Louche

/ Un faisceau de soies courtes formant comme une lèvre

l inférieure

Des soies faisant \ .

1 Des soies isolées et Ion- t Pas de faisceau de soies sur le saillie hors de < „ . .... t

] gués taisant saillie, ] cote ventral

la bouche. I , . . < „ , . . .

I par la partie supc- J Un faisceau de soies sur le cote

\ rieure de la bouche, x ventral

Bouche comprise entre deux lèvres membraneuses continuellement oscillantes

Page 1