‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 150 sur 210 · Loc. cit. p · texte numérisé non relu

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4. M Focke considérait déjà comme probable que le Volvoz stellatus n'est pas spécifiquement, différent du F. globator (Physiologische Studien. Erstes Helt. 1847).

ET LES RHIZOPODES. 1 corps reproducteurs. Leur contenu, primitivement vert, passe peu à peu au rouge brun. La famille-parente meurt et se décompose de sorte que les corps reproducteurs aisent libres dans l’eau. Ni M. Busk, ni M. Stein ne les ont poursuivis plus loin. I est à supposer cependant qu'ils reproduisent plus tard des germes mobiles.

Nous avons évidemment là à faire à un cycle périodique semblable à ceux que MM. Nægeli et Braun nous ont fait connaître chez les Desmidiacées, les Diatomacées, les Glosococeus, ete. Nous avons une suite de générations par fissiparité, où les familles sont mobiles, puis vient une génération de transition immobile, laquelle reproduit sans doute la première génération mobile du eyele suivant ”.

D’après M. Busk * on doit encore faire rentrer dans le cyele d'évolution du Vo/vor globator, la Sphærosira Volvoxæ, Ehr., bien que les individus (zoospores, pour parler avec M. Busk) qui la composent, n'aient qu’un flagellum au lieu de deux. Si cecr se confirmait, le Volvox deviendrait un Protée presque msaisissable comme le Protococcus pluvialis. En effet, les individus qui composent une Sphærosira se multiplient par une

division binaire répétée, donnant lieu à des grappes, ou colonies de monades, qui se

1 Depuis la rédaction de ces lignes, notre connaissance de la reproduction des Volvox a été considérablement modifiée et augmentée par les recherches de M. Cohn, confirmées en grandé partie par M. Carter. D'après M. Cohn (Comptes-rendus de l’Acad. des Se., 1° déc. 1856. — Annales des Sc. nat. 1857), les Volvox possèdent deux modes de reproduction : le premier est une simple multiplication par scissiparité. Il n'y a dans chaque famille qu'un nombre restreint d'utricules qui soient chargés de ce mode de reproduction. Le second mode de génération exige un concours sexuel; il ne se présente que chez certains individus, dont les utricules composants sont plus nombreux que d'ordinaire. Ces individus où familles sont monoïques, portant des utricules mâles et des utricules femelles : la plupart des utricules sont cependant neutres. Les utricules femelles deviennent plus gros que les autres, et s’allongent vers le centre du Volvox, sans qu'il y ait partage de leur endochrôme. Les utricules mâles se divisent en une multitude de petits corpuscules linéaires, munis de deux longs cils en arrière de leur partie moyenne et d’un long rostre en forme de cou decygne. M. Cohn considère ces corpuscules comme des spermatozoïdes. Ils se répandent dans la cavité du Volvox, s'amassent autour des utricules femelles et s’incorporent peu à peu à eux. À la suite de cette fécondation, les utricules femelles se munissent d'un tégument à saillies côniques et pointues, et leur chlorophylle fait place à de lamidon ainsi qu'à une huile de couleur rouge ou orangée. Dans cet état, le Volvox globator est identique d’abord avec le F, stellatus, puis avec le V. aureus de M. Ehrenberg. A ce sujet, l'opinion de M. Cohn concorderait avec celle de M. Busk, que nous mentionnerons plus loin. M. Cohn s'accorde aussi avec M. Busk pour faire rentrer la Sphærosira Volvox dans l’évolution du V. globator. M. Carter (Annals and Mag. of nat. History Janvier, 1859) n’est point d'accord avec eux sur ce point. Il pense que ces auteurs ont confondu deux espèces de Volvox, et, en cela, ses opinions pourraient ètre rapprochées de celles de M. Stein, qui lui sont restées inconnues. D'ailleurs, M. Carter décrit la fécondation des Volvox à peu près comme M. Cohn. — Un mode de reproduction trèssemblable à celui des Volvox a été découvert et décrit par M. Carter, chez les Eudorina et les Cryptoglena (Annals and Mag. of nat. History. October 1858). La similitude est mème telle que nous pouvons nous dispenser de tous détails à cet égard (Note de 1860).

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