‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 149 sur 210 · Alex, Braun. Verjüngung. p · texte numérisé non relu

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ET LES RHIZOPODES. 49 colore se multiplient par une division binaire simple ou deux fois répétée. Les cellules ainsi produites forment des familles enveloppées d’une espèce de gelée. On peut admettre ici comme chez les Diatomées et les Desmidiacées, ete., des séries de générations successives, séparées les unes des autres parune génération de transition. Chez les Desmidiacées et les Diatomacées la génération de transition qui sépare deux cycles de générations par fissiparité, c’est la génération où l’on observe une copulation. Chez les Gloeococeus, cette dernière trouverait son remplaçant dans la génération binaire double (division en quatre) qui se présente toujours au bout d’un certain nombre de générations par division binaire simple (division en deux). Toutes les générations appartenant au cycle de division binaire simple sont, leur vie durant, munies de deux cils flagelliformes. La génération de transition, au contraire, n’en offre pas. Les dernières générations de chaque cyele quittent la famille, et chaque individu s’en va pour son propre compte, nageant librement dans les eaux, chercher une place où 1l passe à

l’état de repos et forme ainsi la cellule de transition à un autre cycle *.

Aux Protococeacées se trouve intimement uni le groupe des Volvocinées proprement dites, et nous avons à passer maintenant aux phénomènes reproductifs qui le caractérisent. C’est peut-être le groupe le plus intéressant de tous les organismes à place incertaine qui font le sujet de ce chapitre. Considérés toujours comme des animaux jusqu’à ces dernières années, ©’est M. de Siebold * qui a été le premier à les réclamer au profit du règne végétal, et aujourd’hui nombre d’algologues distingués, entre autres MM. Cohn * et Braun ‘ se sont rangés à son avis. La question est cependant, comme ous le verrons par la suite, fort loin d’être décidée.

Les Volvox proprement dits, et, parmi ceux-ci le Voluox globator sont les premiers

êtres de cette famille dont on ait découvert un des modes de développement. Déjà les

1. Ici viennent se ranger toutes les Palmellacées dont les analogies avec les Protococcacées sont immenses. Mais leur nature étant d’un commun accord reconnue pour végétale, nous les laisserons de côté, afin de ne pas nous laisser entraîner trop loin.

2, Th. de Siebold. De finibus inter regnum animale et vegetabile. Erlangen, 1844, p. 12, et Ueber einzellige Pflanzen und Thiere, Zeitschr, f, wiss. Zoologie. { ster Bd, 1849, p. 270.

5. Untersuchungen über die Entwicklungsgeschichte der Algen und Pilze, 1855.

4. Zeitschrift für wissenschaftliche Zoologie, 4 ter Bd. p. 77-et suiv,

50 ÉTUDES SUR LES INFUSOIRES anciens observateurs avaient considéré comme des embryons les grosses boules vertes qu'ils voyaient dans l'intérieur du Volvox. M. Ehrenberg qui eut l'honneur de constater le premier que ces organismes sont des colonies d'individus, montra que chacun de ces soi-disant embryons, est une jeune famille produite par la division spontanée et rapidement répétée d’un de ces individus. Ce procédé de multiplication est, comme M. Stein‘ la montré, le résultat d’une division binaire multiple, comme c’est aussi le cas chez d’autres Volvocinées, de sorte que le nombre des individus d’une famille doit toujours répondre à une puissance de 2 . Chaque nouvel individu se munit de deux cils flagelliformes, et la famille engendrée sort de la famille-mère par une déchirure. Mais ce n’est point là le seul mode de reproduction des Volvox. M. Busk * nous à mis sur la voie qui devait nous en faire connaître un autre. M. Stein *, de son côté, sans avoir aucune connaissance des travaux de M. Busk, fut conduit à des résultats à peu près parfaitement semblables. Le second mode de reproduction rappelle un peu ce qui se passe chez beaucoup d’autres organismes inférieurs. Parfois certains Imdividus d'une famille deviennent excessivement gros, aussi gros que de jeunes familles, sans que cependant ‘on aperçoive chez eux la moindre trace de division. Bientôt ces sphères s’entourent d’une substance gélatineuse, présentant des pointes côniques diversement découpées, ce qui fait qu’une coupe d’une de ces sphères présente un aspect étoilé, parfaitement comme les spores que M. Cohn nous a fait connaître chez la Sphæropleu annulina. M. Ehrenberg avait fait du Vo/vox globator, dans cet état, une espèce particulière, le Volvox stellatus, caractérisée par lapparence stelliforme des jeunes colonies ‘. Mais ces jeunes colonies sont de fait des Æystes, suivant lexpression de M. Stein. Un partisan de la végétabilité des Volvox, dirait des spores ou des sporanges. M. Busk les nomme des spores d'hiver, et M. Stein pense dans le fait comme lui, que leur rôle est de résister à la saison froide, comme du reste aussi aux époques de

chaleur excessive, où les étangs sont à sec. Nous nous contenterons de les nommer des

1. Die Infusionsthierchen auf ibre Entwicklung untersucht. Leipsig, 1854, p. 44.

2. Busk. Some observations on the structure and developement of Volvox globator and its relations to other unicellular plants. — Quarterly Journal of microscopical Science, 1853, p. 51-55.

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