‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 155 sur 210 · Infusionsthiere. p · texte numérisé non relu

Infusionsthiere. p

4. Voyez surtont sur ce sujet les intéressantes observations de M. A. Schneïder : Beitrâge zur Naturgeschichte der Infusorien. Muller’'s Archiv. 1854, p. 191.

5. Nous devons cependant dire que M. Cohn, se basant sur les analogies que ce mode de reprodetion offre avec celui des Chlamydomonas, classe le Polytoma Uvella parmi les plantes (Mikroskopische Algen und Pilze, p. 157.) Contre cette manière de voir, nous nous contenterons de rappeler que cette Polytoma possède deux vésicules contractiles, et qu'une division binaire, deux fois répétée, se présente chez un infusoire cilié et muni de bouche, le Kol-

poda Cucullus.

sans qu’on sache bien encore quelle place lui assigner aujourd’hui. C'est celui qu'Otto Friederich Mueller nommait Vo/vox vegetans, et auquel Bory de St.-Vincent a donné le nom d’Anthophysa Muelleri, en le reléguant dans sa création favorite, /e règne psychodiaire, le chainon qui devait unir lanimal à la plante. Cet organisme se présente sous la forme d'un pédoncule ramifié, dont les branches portent à leurs extrémités des groupes d'individus conformés en apparence comme des monades. Souvent ces groupes se détachent de leur tige et nagent librement dans l’eau, tout en restant unis en une grappe commune. Il est fort difficile de les distinguer alors du genre qui, dans la classification de M. Ehrenberg, porte le nom d'Uwella. M. Kützing considère le tout comme un champignon auquel il donne le nom de Sfereonema : la tige ramifiée du Vo/vox vegetans de Mueller serait par conséquent un mycelium, et ses grappes de monades, des faisceaux de zoogonidies. — Cet être à position douteuse a eu encore la destinée singulière d’être placé par M. Ehrenberg parmi les Epistylis, avec un point de doute, il est vrai. C'est l’Epistylis vegetans Ehr. — M. Dujardin a dans tous les cas mieux reconnu les añalogies, en le classant parmi les monadines, sans lui enlever pour cela le nom d’Authophysa Muelleri, qui l'avait désigné dans la salle d’attente : le règne psychodiaire de Bory de St.-Vincent. — M. Cohn' se range du côté de M. Dujardin et considère l’Anthophyse comme un infusoire. A son avis, le pédoncule' ramifié doit être formé par de la chitine et n’est point la partie primaire, mais bien la partie secondaire de l’organisme, c’est-à-dire que le groupe d'individus monadiniformes engendre le pédoncule et non vice-versà. Pour nous, nous avons trouvé très-fréquemment ce que M. Kützing appellerait « le mycelium du Stereonema dépourvu de spores. » Toutefois il serait possible que les prétendues spores en eussent été détachées par accident, comme M. Cohn le suppose. M. Cohn prétend que les groupe d'êtres monadiniformes que porte l’Anthophyse rentrent dans le genre Uvella Ehr. S'il en était ainsi, son opinion sur la nature des Anthophyses nous semblerait plus probable que celle de M. Kützing, qui veut voir dans le pédoncule la partie primaire de l'organisme, car nous ne pensons pas qu'un seul et même être puisse être sous une forme un Stereo-

nema, c'est-à-dire un cryplogame, et sous l’autre un animal aussi décidé que le sont

1. Entwicklungsgeschichte der mikroskopischen Algen und Pilze, 1835.

ET LES RHIZOPODES. 65 les espèces du genre Uvella. Il faut dire cependant que soit l'Uvella Uva, à laquelle M. Cohn veut assimiler l'Anthophysa Muelleri, soit cette dernière elle-même, n’ont qu’un seul flagellum. Cette circonstance les différencie notablement des autres Uvella qui en ont deux.

M. Cohn, lui-même, parut une fois tenté de se laisser séduire par l’idée de M. Kützing et de faire de l’Anthophyse une véritable plante. IT étudiait un petit parasite végétal vivant sur des spores de Pilularia en pleine germination. Ce parasite se composait de petits filaments terminés chacun par un petit bouton semblable à une tête d'épingle. Ce bouton se transforma peu à peu, par accumulation de protoplasma dans son intérieur, et par division répétée, en un grand nombre de gonidies. Le tout ressemblait alors à une famille d'Uvella immobile sur un pédoneule (ou à un Stereonema Külz.). Bientôt toutes ces gonidies commencèrent à s’agiter, et, au bout de peu de temps se détachant de leur pédoncule, elles se mirent à nager librement dans l’eau. M. Cohn nourrit quelques temps l’idée qu’il avait à faire là à une espèce d’Anthophyse ; mais se basant sur ce qu'il n'avait jamais vu végéter le pédoncule de lAnthophysa Muellerr pour son propre compte, et sur ce que les gonidies monadiniformes de son parasite se détachaient isolément de leur point d'attache, et non point sous forme de grappe, il se décida à considérer lAnthophysa Muelleri comme un animal, et le parasite en question comme un végétal voisin des Achlya et des Chytridium, auquel il donna le nom de Peronium aciculare ‘. Si cette distinction est réellement fondée, c’est ce que nous ne nous permeltrons pas de décider.

Parmi les autres infusoires polygastriques de M. Ehrenberg chez lesquels on a voulu voir des plantes, restant, pour ainsi dire, leur vie durant, à l’état de spores, nous mentionnerons encore les Dinobryons, non pas que nous ayons rien observé sur leur reproduction, mais uniquement pour montrer qu'eux aussi doivent bien rentrer dans le règne animal. Le Dinobryon Sertularia possède en effet une vésicule contractile relativement assez facile à voir (V. PI. XU, fig. 16, ce. v.) et offrant des pulsations rhythmiques. De plus on observe chez cet organisme, en outre dela natation, des mouvements

tout particuliers du corps. On voit parfois un individu se contracter de manière à ce

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