‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 156 sur 210 · Mikroskopische Algen und Pilze, p · texte numérisé non relu

Mikroskopische Algen und Pilze, p

que la tache rouge (puint oculaire de MM. Ehrenberg et Focke) décrive un arc de cercle et vienne prendre une place inférieure à celle qu’elle occupait d’abord, sans que cependant il soit possible de voir grand changement dans la forme du corps. Nous ne pouvons affirmer d’une manière certaine que les familles de Dinobryon Sertuluria soient bien engendrées par le procédé de génération que décrit M. Ehrenberg.— Ajoutons que M. Focke mentionne déjà chez cet organisme la présence d’une vésicule contractile ‘, dont il a cependant négligé de fixer la position réelle.

Enfin nous pouvons ajouter que plusieurs des monades de M. Ehrenberg offrent en outre de la vésicule contractile (au nombre d’une ou de plusieurs) un autre caractère d’animalité encore plus incontestable. Plusieurs, en effet, prennent directement de la nourriture par une ouverture buccale *.

Nos conclusions seront brèves, car elles se sont fait sentir tout naturellement à chaque pas.

Dans la plus grande partie de ces organismes à position douteuse, qui flottent sans place certaine, comme le règne psychodiaire de M. Bory de St.-Vincent, on semble pouvoir admettre certains cycles réguliers de génération. Chaque cycle se compose d'une série de générations, issues les unes des autres par division spontanée. La dernière génération d'un cycle donne naissance (dans beaucoup de cas, à la suite d’une copulation) à des corps reproducteurs qui restent en général un certain temps à l’état de repos et forment la première génération du cycle suivant. Telle est l’esquisse générale , indépendamment de toutes les variations que nous avons signalées plus haut.

Y'a-t-il là une génération alternante dans le sens de M. Steenstrup? C'est-à-dire y a-t-1l là une alternance d’une ou plusieurs générations asexuelles successives avec une ou plusieurs générations sexuelles? c’est ce qu’il ne nous est pas permis de décider encore. Cependant, d’un côté le fait de la présence des microgonidies chez les Chlamydomonas et les Stéphanosphères (peut-être aussi chez les Euglènes?) et de leur

existence probable chez les Diatomacées (Melosira, suivant M. Nægeli) et les Desmi-

1. Physiologische Studien, 2. Heft. Bremen 1834, p. 13. 2. Nous renvoyons pour le développement de ce point à la première partie de ce travail.

ET LES RHIZOPODES. 67 diacées (d’après les observations de M. de Morren et de nous-mêmes sur les Closterium), et, d’un autre côté, le rôle d'organes fécondants que jouent les microgonidies chez les algues, permettent de présumer qu’on en viendra à trouver un jour des sexes chez ces organismes. Peut-être alors les cycles générateurs établis par MM. Nægeli et Braun répondront-ils à une alternance de générations dans le sens de M. Steenstrup.

Nous rencontrons dans tous les cas beaucoup d'exemples où nous sommes incertains sur la vraie nature des organismes auxquels nous avons à faire, et nous nous Joignons à M. Nægeli' pour regretter qu'on n'ait point jusqu'ici d'observations sur le développement de beaucoup d’espèces et même de beaucoup de genres d'algues unicellulaires connus, et autres organismes voisins, et que par suite, non seulement leur place dans le système, mais encore leur qualité d'algues unicellulaires reste douteuse.

D'un autre côté nous pouvons dire avec M, Cohn * que siles infusoires ciliés s’élor-

gnent extrêmement du règne végétal, les infusoires flagellés sont construits (à beau-oup d'égards tout au moins) sur un type analogue aux zoogonidies de certaines algues et de certains champignons (surtout lorsqu'on comprend parmi ces derniers les genres Achlya, Chytridium, ete.) et qu'ils semblent se multiplier suivant les mêmes lois. Nous disons un type analogue et en cela nous différons de M. Cohn qui dit /e même type. Mais nous ne voulons pas insister sur ce point qui nous entraincrait dans une discussion oiseuse. Nous pensons avec M. Cohn qu'il n’y a pas de différence absolue entre un rêgne animal et un règne végétal, sans cependant nous laisser entraîner pour cela dans tout le dédale de transformations que patronne M. Kützing.

Il en est, à notre avis, du règne animal en général, comme de plusieurs de ses classes, de celle des poissons, par exemple, en particulier. Rien ne semble au premier abord plus clair que l'idée de poisson. IT paraît très-facile de définir ce type au moyen des branchies, du cœur, du cerveau. Cependant on connaît d’un côté des poissons avec les rudiments d’une paroi longitudinale dans le cœur et avec des poumons (les Lepidosiren), et d’un autre côté un poisson sans cœur, proprement dit, sans différenciation objective

du cerveau et de la moelle épinière, et même sans vertèbres (Branchiostoma). De là

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