Vergleichende Anatomie, p
ET LES RHIZOPODES. 29 d’un œsophage ou pharynx. Mais il croit que cet œsophage (et, en cela, il s'éloigne de Meyen pour passer dans le camp de M. Dujardin) s'enfonce dans le parenchyme du corps (sarcode de M. Dujardin) sans être en communication avec aucune cavité intérieure. Les bols alimentaires sont poussés, de cet œsophage, dans ce parenchyme délicat et demi-fluide, et doivent se frayer une voie au travers de sa substance. Le parenchyme est trop délicat pour opposer une résistance bien considérable à ce bol, poussé en avant par le remous dû à l’agitation des cils. I cède done, et se laisse sil-
lonner par cette boule de substance étrangère.
La théorie de M. Dujardin, ainsi modifiée, a été adoptée par MM. Leuckart, Perty et Stein’. Ce dernier parle, il est vrai, fréquemment de la cavité du corps des infusoires; mais il paraît comprendre sous ce terme une cavité limitée par la cuticule elle-même, cavité remplie par le parenchyme homogène dans lequel les bols alimentaires se fraient leur route.
L'existence d’une cavité digestive distincte du parenchyme paraît être défendue, durant ces dernières années, surtout par MM. Cohn, Lieberkühn, Schmidt et Carter.
M. Leydig paraît aussi se ranger à cette manière de voir, dans son Traité d’histo-
Une autre question, qui a donné lieu à des divergences d'opinion assez considérables, est celle de l'existence ou de l'absence de l'anus. M. Ehrenberg attribuait une ouverture anale à tous ses infusoires entérodèles, et, en cela, il avait décidément raison. Mais ses successeurs ne se sont pas en général rangés à sa manière de voir. La théorie du sarcode ne pouvait naturellement guère s’accommoder de l'existence d’un anus. Elle la nia. M. Dujardin * avoua avoir vu souvent de la manière la plus distincte des excréments sortir du corps des infusoires; mais il déclara n'avoir pu se convaincre de l’analogie de cette ouverture accidentelle avec une ouverture anale, gw, ajoute-t-il, devrait être la terminaison d'un intestin. On voit clairement par là que c’est
la théorie qui l’emporta dans ce cas sur l'observation. L’anus était en désaccord avec La
1. Bergmann und Leuckart, Vergl. Anat. u. Phys. p. 155. — Perty, p. 58.— Stein, page 114, etc. 2. Leydig, p. 329.