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THÉORIE DE M. STEIN SUR LA REPRODUCTION PAR PHASE ACINETIFORME

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Kéfutation de cette théorie :.

Nous sommes redevables à M. Stein d’une foule d’observations sur la reproduction des infusoires. Publiées d’abord dans plusieurs recueils scientifiques *, ces observations

ont été réunies et développées dans un ouvrage spécial. Dans ce volume sont amalga-

1. M. Stein ayant depuis la rédaction de cet ouvrage considérablement modifié sa théorie de la reproduction par phases acinétiformes, nous aurions pu à la rigueur supprimer une partie de ce chapitre. Si nous le publions en eatier, ce n’est point pour l'amour de ferrailler en vrais don Quichotte contre des moulins à vents. C’est surtout dans le but de convaincre quelques observateurs qui, comme M. Carter et M. d'Udekem, paraissent pencher pour la théorie, aujourd’hui ancienne, de M. Stein, au moment où la foi dece dérnier commence cependant à s'ébranler d’ailleurs. Les objections que nous ayons publiées ailleurs ont déjà fait chanceler M Stein; mais ce savant conserve encore un reste d’attachement bien naturel pour la théorie qu'il a lancée dans le moude. Nous considérons donc comme un devoir de produire aujourd’hui nos arguments dans toute leur force. M. Stein est un homme trop dépourvu de tous préjugés personnels, il a trop à cœur la marche de la science vers le but qu’elle poursuit, pour ne pas abandonner immédiatement une opision que nous démontrerions, sans réplique, être erronée. Déjà il concède aujourd’hui que jamais une Vorticelline ne se transforme en Acinète, ce qui est au fond le renoncement complet à sa théorie première. Toutefois il hésite encore à croire que les Acinétiniens soient des êtres indépendants du cycle de développement d’autres infusoires. Nous reviendrons ailleurs sur ce point, que nous n’accordons point à M. Stein. Dans tout les cas, le présent chapitre, dont l'intérêt est, désormais avant tout, historique, ne pouvait être supprimé ici, puisque c’est certainement à lui que nous devons en grande partie la distinction que l’Académie de Paris a bien voulu nous conférer. (Note de 4860).

2. Zeitschrift für wissenschaftliche Zoologie et Archiv für Naturgeschichte.

5. Die Infusionsthierchen auf ibre Entwicklungsgeschichte untersucht, von Dr Fr. Stein. Leipzig, 1854.

ET LES RHIZOPODES. 87 mées une foule de données de valeurs fort diverses ; les unes peuvent être considérées à bon droit comme des conquêtes dont la science doit s’enorgueillir ; les autres, propres à séduire le lecteur par leur caractère apparent d’exactitude, menacent de fausser singulièrement nos connaissances dans le domaine des infusoires. M. Stein a le grand mérite d’avoir été le premier à découvrir que les Acinétiniens donnent naissance dans leur intérieur à des germes ou embryons, qui, lorsqu'ils ont atteint une certaine grosseur, quittent l’organisme-parent et nagent dans les eaux sous une forme qui n’est point semblable à celle de ce dernier. Tandis que les Acinétiniens adultes sont des animaux immobiles, sans organes locomoteurs, les uns pédicellés, les autres sessiles, mais tous fixés sur des corps étrangers, les embryons qu’ils mettent au jour possèdent au contraire des organes locomoteurs. Enfin, les Acinétiniens sont armés de prolongements sétiformes, munis d’un bouton à l’extrémité, prolongements que nous avons vus ailleurs être des suçoirs, tandis que leurs embryons offrent une surface unie, non hérissée de suçoirs, mais recouverte en tout ou en partie de cils locomoteurs très-fins. On peut répartir ces embryons, découverts par M. Stein, en deux groupes, les uns ciliés sur toute leur surface, les autres n'offrant de cils que sur une face déterminée de leur corps.

Cette découverte, déjà fort intéressante en elle-même, prit une importance bien autrement grande, lorsque M. Stein annonça que ces embryons étaient destinés à devenir non point des Acinétiniens comme les organismes qui leur avaient donné le jour, mais des Vorticellines.

M. Pineau‘ avait déjà émis l’idée d’une parenté entre les Vorticellines et les Acinétiniens. Cependant un hasard singulier seul a fait que M. Pineau a mis les Acinètes en cause, car ses observations méritent à peine d’être prises au sérieux, et ne sont par cunséquent point comparables à celles de M. Stein. M. Pineau est un partisan de la génération spontanée. I met pourrir des lambeaux de chair dans de l’eau; il voit les fibres musculaires entrer en décomposition et prendre une apparence granuleuse. Chacun des granules, d’abord immobile, s’anime peu à peu, et bientôt le globule sphé-

rique, ex-parlie intégrante d’un faisceau musculaire, nage dans le liquide sous la forme

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