C. PODOPHRYA QUADRIPARTITA
Cette espèce fut d'abord découverte par Baker ‘, puis retrouvée par M. Stein sur l'Epistylis plicatilis, dont ce dernier crut qu'elle était une phase de développement. M. Weisse * l’a aussi observée, en la nommant Acineta tuberosa, par suite d’une confusion avec l’Acineta (Podophrya) tuberosa de M. Ehrenberg, espèce toute différente qui vit exclusivement dans les eaux de la mer”. ;
Il n’est pas rare de rencontrer des familles d’Epistylis qui portent ce parasite en nombre vraiment incroyable. Il se fixe tantôt sur le tronc commun de l'arbre épistylien, tantôt sur les branches, mais toujours à une place où, dans le type d’édification des Epistylis, on ne devrait pas trouver d’individu. Le corps de la Podophrya quadripartit est tantôt une espèce de pyramide renversée, tantôt un ovoide renversé, porté par un pédicule de longueur variable. M. Stein dit que ce pédicule attemt parfois une longueur égale à deux fois celle du corps de l’animal. Nous l'avons vu souvent trois ou quatre fois aussi long. Il est pourvu de stries longitudinales, à peu près comme le pédieule de l'Epistylis, mais, en revanche, il est considérablement plus mince. Le sommet de cette Podophrya forme en général une surface quadrangulaire, à chaque angle de laquelle s'élève un mamelon arrondi (V. PI. HI, fig. 1), sur lequel sont
implantés des suçoirs. Ceux-ci sont relativement peu longs, dépassant rarement une
1. Baker : The microscope made easy. — Cf. Beitrage zum nützlichen und vergnügenden Gebrauch des Mikroskopes. Augsburg, 1754, p. 442, PI. XII, fig. X-XIT.
2, Bulletins de la classe physico-mathématique de l'Académie de St-Pétersbourg, IV, 1845, p. 145.
5. La Podophrya quadripartita est cependant bien la vraie Vorticella tuberosa d'0. F. Mueller. M. Ehrenberg, qui paraît n'avoir jamais observé la Podophryn quadripartita, rapporte la Vorticella luberosa Müll. à une Podophrya marine fort commune, qu'il a baptisée en conséquence du nom d'Acineta tuberosa. Cependant 0. F. Müller dit expressénrent qu'il a trouvé cette espèce à paludoso et non dans la mer, Voy. Animalcula infusoria fluviatilia et marina, p. 308, PI, XLIV, fig. 8 et 9.
fois, ou tout au plus une fois et demie la longueur de l’animal. La forme du corps est du reste extrêmement variable; parfois il n’y a que trois bosses portant des suçoirs, parfois seulement deux, ou même une seule. Souvent aussi l’on ne voit pas d’inégalités à la surface dn corps, et des faisceaux de suçoirs, dont le nombre varie de deux à quatre, s'élèvent au-dessus des téguments à une place qui ne se distingue du reste par rien de particulier. Quelquefois le corps est très bizarrement contracté, offrant des bosselures irrégulières et de profonds sillons. Ces différences dépendent surtout de la quantité de nourriture qu'a prise l’animal et de la présence ou de l’absence d’un embryon dans l'intérieur de son corps. Une vésicule contractile est toujours présente, mais sa situation est variable suivant les individus. Il n’est pas rare -du reste d'en trouver deux au lieu d’une, et parfois, mais plus rarement, jusqu'à trois. Le nucléus est ovale, allongé, et présente toujours une apparence granuleuse trèsnettement prononcée, apparence qu’on reconnaît déjà dans le nucléus des embryons. M. Stein n’a pas remarqué ce fait, et dit avoir trouvé des nucléus recourbés faisant à ses yeux un passage au nucléus en forme de bande contournée des Epistylis. Il est probable que M. Stein a vu dans ce cas des nucléus étranglés dans leur milieu, ce qui est un prélude de la division de l'organe, un acheminement vers la formation d'un embryon.
Nous avons reconnu chez la Podophrya quadripartita trois modes de propagation :
D'abord une reproduction par bourgeons, fait intéressant, puisque les gemmes externes, proprement dites, n'étaient connues jusqu'ici, parmi les infusoires, que chez les Vorticellines et le Dendrosoma radians Ehr. — Nous avons trouvé une fois à la base d’une Podophrya quadripartita (NV. PI. NE, fig. 7) un processus allongé, recourbé et muni d’une vésicule contractile. Ge processus, dans lequel nous n’avons pu reconnaître de nucléus, présentait déjà quelques suçoirs fort courts. Nous n'avons pu malheureusement le poursuivre jusqu'au moment de sa séparation de lorganisme-parent. C'est le seul cas de gemmation observé jusqu'ici chez une Podophrya, et nous n'osons aflirmer que ce ne soit pas un phénomène anormal.
En second lieu nous avons constaté la formation de gros embryons internes. M. Stein n'avait pas connu les embryons de cette espèce. Le jeune individu, qui se forme isolé-
ment, est logé dans une grande cavité située au-dessus du nucleus de l'animal parent.
Il atteint des proportions vraiment énormes avant d’être mis au monde. Chez une Podophrya dont la longueur était de 0"m,08, nous avons trouvé un embryon long de Omn, 057, et lorsqu'on considère que la position de cet embryon est ordinairement transversale et que la Podophrya est moins large que longue , on voit que la cavité embryopare occupait à peu près toute la largeur de l'animal. Dans un autre cas où nous avons malheureusement négligé de prendre des mesures micrométriques, la taille de l’embryon se rapprochait encore plus de celle de son parent (V. PL. HE, fig. 7 et 8). L’embryon était, contre la règle, dans une position longitudinale, son axe étant dans la même ligne que l’axe du parent. Le rapport de l’axe du premier à celui du secona pouvait être celui de 7 à 9, ou même de 4 à 5. Cette Podophrya offrait encore ceci d’anormal qu’elle possédait deux vésicules contractiles au lieu d’une. L’une d’elle était repoussée tout à fait vers le bas, de même que le nucléus, par l'énorme embryon. Ce dernier possédait également deux vésicules contractiles (fig. 7); de sorte qu'on peut se demander si ce n'était pas là une anomalie heréditaire ". L’embryon se tournait avec beaucoup de véhémence autour de son axe. Le corps du parent, de son côté, se contractait violemment comme pour tenter de se débarrasser de cette progéniture incommode. A chaque contraction, les sucoirs, dirigés d’abord vers le haut, s’abaissaient énergiquement comme des leviers dont l’hypomochlion aurait été au point d'insertion des suçoirs. L’embryon se trouva dans le fait poussé en avant par ces mouvements, et lon vit une partie du corps du parent former alors une espèce de hernie (fig. 8) à la partie supérieure. Enfin une contraction plus énergique que les autres fit déchirer cette partie supérieure, l'embryon sortit lentement, déploya au dehors sa ceinture de cils vibratiles, et s’éloigna bientôt à grande vitesse. Il est peu probable, ce nous semble, qu'après une parturition aussi laborieuse, qui entraîne la perte de plus de la moitié de la substance du parent, celui-ci passe immédiatement à la formation d’un nouvel embryon. Une
seconde opération semblable le réduirait à néant. Il est probable que ce parent, qui,
1. Nous avons déjà vu que les individus de la Podophrya Cyclopum, qui ont une seule vésicule contractile, produisent d'ordinaire des embryons à une seule vésicule, tandis que ceux qui en ont deux, donnent le jour à des embryons qui en ont également deux. Il est intéressant de retrouver ces phénemènes d'anomalies héréditaires jusque chez les infusoires.
Depuis lors nous avons trouvé des colonies entières de Podophrya quadripartila qui, au lieu d’une seule vésicule contractile, en possédaient quatre et mème six. (Note de 18601.
ET LES RHIZOPODES. 419 immédiatement après sa délivrance, à l'air assez misérable, et reste complètement affaissé sur lui-même, ne tarde pas à sucer tout ce que ses tentacules peuvent atteindre pour réparer une pareille perte, et ce n’est sans doute qu'après avoir atteint de rechef ses dimensions primitives, qu'il continue l’œuvre de la multiplication en formant un nouvel embryon.
L'embryon de la Podophrya quadripartita ressemble à celui de beaucoup d’autres Aeinétiniens : c’est un corps ovoide étranglé dans son milieu, ou bien un peu plus près de l’une de ses extrémités que äe l’autre. Il est pourvu d’un nucléus ovale, déjà granuleux, comme celui de son parent et de sa ou de ses vésicules contractiles. Dans le sillon circulaire produit par l’étranglement se trouve une ceinture de cils locomoteurs, composée de plusieurs rangées de cils superposés. (V. PI. HE, fig. 4).
Il est intéressant de mentionner ici que nous avons réussi à constater le passage de l'embryon de la P. quadripartita à l’état de Podophrya, tandis que, suivant la théorie de M. Stein, cet embryon devrait se transformer en Epistylis plicatilis. C'était un embryon assez gros, qui, comme d'ordinaire, occupait dans son parent une position transversale. (V. PI. II, fig. 2). Les suçoirs de ce dernier étaient à peu près tous rétractés, et l’animal finit même par rétracter complètement ceux qu’on apercevait encore, comme cela arrive souvent chez les Acinétiniens dans le moment qui précède la délivrance. Il vint un moment (c'était en juillet, à 14h. 5 m. du matin) où l’embryon se retourna et adopta une position longitudinale. En même temps la partie antérieure du parent se déchira, et le jeune individu commença a faire lentement son entrée dans le monde. I s'arrêta quelques instants à moitié chemin (PI. IF, fig. 3), ce qui nous permit d'adapter rapidement un faible grossissement à notre microscope. Bientôt, la cemture de cils vibratiles étant devenue libre, embryon se trouva en un instant hors de la cavité de
son parent (PI. IT, fig. 4), dont l'ouverture se referma et les parois s’affaissèrent. Tout à coup il partit comme la flèche, si bien que c'était tout un travail que de suivre ses évolutions. Heureusement cette période de natation surexeitée ne dura pas longtemps: déjà au bout de cinq à six minutes, nous vimes le jeune animal ralentir ses mouvements, en s’arrêtant volontiers sur les pédoncules d’Epistyhis. Ces temps d’arrêt étaient cependant fort courts ; l'animal reprenait bientôt sa course vagabonde, la place ne bai
convenant probablement pas. Enfin il choisit un pédicule d'Epistylis, sur lequel nous le
vimes passer à un état de repos plus permanent. Ne voyant au bout de quelques minutes plus de mouvements chez lui, nous changeâmes notre système objectif contre un grossissement plus fort. Nous reconnûmes alors que l'embryon, tout en offrant sa forme primitive, avait déjà perdu sa ceinture vibratile. Par contre, des suçoirs très-courts, mais déjà munis de leurs ventouses, faisaient saillie en deux points. (V. PI. IIE, fig. 5). Il n’est guère possible d'admettre que ces organes se fussent formés aussi rapidement. Il est au contraire fort probable qu'ils préexistaient à la période de natation. Le jeune embryon paraît donc être déjà dans l’intérieur de son parent une Podophrya toute formée , seulement ses suçoirs restent rétractés pendant la période où il est muni de la ceinture vibratile. C’est là quelque chose d’analogue à ce que nous voyons chez les Vorticellines, où le péristome reste également contracté aussi longtemps que l’animal Jouit d’une couronne de cils postérieure. — La jeune Podophrya commenca aussitôt à sécréter un pédicule, et son corps se trouvant par suite éloigné du pédicule de l'Epistyls, on put voir le point par lequel elle était fixée sur celui-ci. La sécrétion de ce pédicule s'exécute avec une rapidité réellement surprenante. L'embryon avait passé, à 11 h. 42 m. environ, à l’état de repos. Le même jour, à # h. de l’après midi, son pédicule était déjà une fois et demie aussi long que son corps. (V. PI. II, fig. 6).
On voit par là que l'embryon d’un Acinétinien n’est point une Vorticelline contractée comme M. Stein se l’est figuré. 11 est bien et dûment un Acinétinien et n’a qu’une légère métamorphose à subir pour devenir semblable à son parent, à savoir la perte de la ceinture ciliaire provisoire et, dans les espèces pédicellées, la sécrétion d’un pédicule. La perte de la ceinture vibratile a lieu au bout d’un temps plus ou moins long suivant les mdividus. Cela dépend probablement aussi beaucoup des circonstances extérieures. Un embryon qui trouve de suite des conditions favorables à son développement, passe sans doute plus rapidement qu’un autre à l’état de repos.
Nous avons maintenant quelques mots à dire du troisième mode de propagation, ou reproduction par embryons multiples. Nous eûmes une fois l’occasion d'observer une Podophrya quadripartita qui contenait non pas un seul embryon, mais un grand nombre. Ces embryons étaient fort petits. Dans un organe pâle (V. PI. II, fig. 44), ressemblant au nucléus d'un Parameciun Bursaria renfermant un embryon, on dis-
ünguait un grand nombre de segments, les uns ronds, les autres ovales. Les uns
renfermaient déjà une vésicule contractile, les autres n’en laissaient point encore apercevoir. Il était facile de reconnaitre dans quelques-uns de ces segments une cavité renfermant un petit embryon de Podophrya. Le nombre de ces nouveaux germes pouvait aller de 46 à 24 et nous eûmes bientôt le plaisir de voir une partie d'entre eux quitter, les uns après les autres, le corps du parent. [ls sorurent par le sommet de la Podophrya, entre les quatre faisceaux de sucoirs. Abstraction faite de la taille, 1ls étaient parfaitement semblables aux embryons ordinaires de cette espèce".
Si la production d’embryons chez les infusoires, telle que nous apprendrons à la connaître chez un grand nombre de familles, dans la suite de notre exposition. est le résultat du concours de deux sexes, cette formation d'individus petits et nombreux que nous constaterons aussi ailleurs (Voyez Stentor, Urnula Epistylidis, Paramecium) est des plus intéressantes. A la place d’un seul embryon, nous voyons s’en former un grand
nombre, dont la somme équivaut en masse à un embryon ordinaire. Nous aurons l’oc-
1. Durant le printemps, l'été et l'automne 1856, nous fûmes fréquemment dans le cas de revoir la Podophrya quadripartila et d'observer différents stades de la formation de ses embryons. Ces Acinétiniens étaient fixés fort souvent, non pas seulement sur les arbres épistyliens, mais directement aussi sur le tèt des Paludines. Un grand nombre d’entre eux atteignaient une taille considérable; ainsi par exemple ceux que nous avons représentés sur la Planche HF, qui étaient fixés immédiatement sur les Paludines. [L arrivait souvent que les quatre proéminences qui portent les faisceaux de suçoirs avaient disparu par suite d’un état de tuméfaction du corps de l'animal. Souvent aussi le corps était très-allongé, en forme de cône renversé, parfois mème presque cylindrique, mais seulement chez les individus qui ne renfermaient pas d'embryons. Le nombre des vésicules contractiles variait entre 1 et 4. [ était facile de voir la circulation du chyme dans la cavité du corps, circulation qui devenait parfois extrèmement active, surtout au moment de l'expulsion des embryons.
L'individu & (PI. HI, fig. 10) laisse apercevoir une division du nucléus en trois parties, division encore en voie de s'opérer, — Nous eûmes souvent l'occasion d'observer la parturition d’un seul gros embryon. La place à laquelle la sortie de celui-ci avait eu lieu se montrait fréquemment, et pendant un temps assez long, sous la forme d’un canal conduisant dans l'intérieur de la Podophrya (b). — Une rencontre singulière mérite d’être consignée ici. Nous trouvâmes une fois un individu (c), dans l’intérieur duquel se voyait une grande cavité renfermant une Podophrya bien développée, munie de son pédoncule et de ses faisceaux de suçoirs. Cette Podophrya avait à peu près la taille des gros embryons. Son pédoncule était recourbé; le corps lui-mème semblait comme replié. — Évidemment il faut admettre ici que la naissance de l'embryon avait été empèchée par une cause où par une autre, et que celui-ci avait pris la forme d’Acinète dans l’intérieur même du corps de son parent. Le pédoncule qu'il s'était formé n'ayant pas trouvé d'espace suflisant, avait dû se recourber, si bin que la jeune Podophrya était repliée deux fois sur elle-même.
Nous revimes aussi plusieurs fois la formation simultanée d’un grand nombre de petits embryons. Nous avons représenté un individu (PI. LE, fig. 10) renfermant six corps pâles et arrondis (fragments tuméfiés du nucléus). Quelquesuns de ceux-ci offraient dans leur centre une apparence granuleuse, comme cela a déjà été constaté chez plusieurs espèces et plusieurs genres d’infusoires. Plusieurs d’entre eux renfermaient de petits embryons, dont quelques-uns étaient déjà munis d’une vésicule contractile et d’une ceinture de cils. Du reste ces embryons se comportaient parfaitement comme ceux que nous avons déjà décrits plus haut, (Note supplémentaire envoyée à l’Académie au printemps de l’année 1857),
492 ÉTUDES SUR LES INFUSOIRES casion de revenir sur ce fait, lorsque nous parlerons de la production des embryons en général.
Nous avons encore à mentionner le fait que nous avons trouvé plusieurs fois la Podophrya quadripartita dans la conjugaison. Cette conjugaison s’opérait parfois de manière à ce que l’un des individus fût obligé de prendre une position forcée sur son pédieule (Voir PI. L, fig. 9). Nous reviendrons plus tard sur ce fait, dans un chapitre particulier que nous consacrerons aux phénomènes de conjugaison.
Nous donnons, en terminant, quelques mesures relatives au développement de la
Podophrya quadripartita.
Longueur moyenne des adultes. ............. Omn,08 — 0,10 Longueur d’un embryon ordinaire. ....... REPOS 08 00 Longueur des embryons de la petite variété... 0,01 Diamètre des globules qui les renfermaient. . .. 0,057 Diamètre de la Podophrya à embryons multiples 0,065
D. PODOPHRYA PYRUM.
Sur la fin de l'automne 4854, nous trouvâmes, fixée sur des lentilles d'eau (c'était la Lemna trisulca) une très-belle espèce de Podophrya de grandeur extraordinaire, dont nous fûmes assez heureux pour récolter un grand nombre. Cette Podophrya (V. PI. I,
fig. 4) possède un pédicule large et en général assez long. Son corps a la forme d'une
ET LES RHIZOPODES. 193 poire ; de là le nom que nous lui avons donné. Sa couleur est d’un brun grisâtre. Les vésicules contractiles sont au nombre de deux, placées, l’une précisément au sommet du corps pyriforme, en opposition par conséquent avec le point d'insertion du pédicule, et l’autre latéralement. Les suçoirs, munis de ventouses fort appréciables, atteignent une longueur égale au diamètre longitudinal du corps, et sont disposés en trois faisceaux, dont l’un se trouve situé sur le sommet de la poire, et les deux autres sur lés côtés. Un gros nucléus ovale se voit dans la région médiane, toutefois on ne peut en général l’apercevoir que vaguement, par suite du peu de transparence de l'animal. — Chez deux individus nous trouvämes quatre embryons renfermés dans une cavité commune, sise au milieu du corps. Ces embryons se livraient déjà à un mouvement de rotation autour de leur axe et semblaient posséder une ceinture de cils autour de leur corps ovale. Cependant nous ne réussimes pas à les voir quitter le sein du parent.
Ces Podophrya offrent un intérêt tout particulier par la circonstance que nous observâmes une conjugaison de deux individus qui fut suivie de la formation d’embryons. Nous trouvämes un corps arrondi, sans rayons (les suçoirs étaient retractés) et reposant sur deux pédoncules dont l’un était plus long que l’autre (V. PI. IT, fig. 2). D’un côté l'apparence générale de ce corps et le fait qu’il se trouvait en compagnie d’autres Podophrya Pyrum, et de l’autre les observations que nous avions déjà eu l’occasion de faire sur la conjugaison des Acinétiniens nous permettaient de conclure hardiment que ce corps était le résultat de la conjugaison de deux individus de cette espèce. La présence de quatre vésicules contractiles et de deux nucléus venait du reste confirmer cette manière de voir. Il s'était bien opéré, dans ce cas, une fusion de deux individus en un seul.
Le lendemain matin, lorsque nous eûmes donné de l’eau fraîche à notre individu conjugué, il se contracta vivement sur ses deux pédoncules et étendit au dehors deux faisceaux de sucoirs (fig. 3). Voyant cela, nous ajoutâmes au liquide une gouttelette d’une eau qui fourmillait de Paramecium, et plusieurs de ceux-ci ne tardèrent pas à être saisis par la Podophryaet à lui servir de pâture. Nous n’avons pu décider si, à ce momentlà, les deux nucléus étaient séparés ou confondus en un seul.
Le soir, un changement des plus remarquables s’était opéré dans notre Podophrya, résultée de la fusion de deux individus. En effet, on voyait alors dans son intérieur une
grande cavité renfermant huit embryons, munis chacun d’une vésicule contractile.
I ne nous fut malheureusement pas possible de poursuivre plus loin cette curieuse observation.
Suivent quelques mesures relatives au développement de la Podophrya Pyrum :
Longueur du corps. .. Om, 149 Largeur maximum... O0, 087 Longueur du pédicule. 0. 196 Longueur des embryons 0, 026—0, 035
E. PODOPHRYA COTHURNATA.
C'est à M. Stein que nous devons la plus grande partie de ce que nous savons sur cette belle espèce, qu'il nomme l’Acinète en diadème (die diademartige Acinete). Il n’en trouva jamais que des exemplaires isolés en examinant des racines de Lemna minor recueillies dans le pare de Berlin. C’est dans la même localité que nous l'avons trouvée en abondance extraordinaire pendant l'hiver de 1854 à 1859, aussi bien que pendant lPautonme précédent et le printemps qui suivit. Elle était fixée à l’aide de son pédicule court et épais, sur le côté inférieur des tiges discoïdales de la Lemna minor, de la L. polyrrhiza et de la L. trisulca, ainsi que sur des plantes de Callitriche.
Le corps de cette Podophrya est discoïdal (V. PI. IV, fig.1) aplati, ordinairement ovale ou réniforme. Le pédicule, ainsi que M. Stein l’a déjà fort justement remarqué,
ET LES RHIZOPODES. 125 est strié eu long et souvent aussi.en large. Le corps de l'animal est entouré d'une membrane épaisse, que M. Stein croit devoir considérer comme une couche gélatineuse, analogue à un kyste. Les suçoirs qui ornent comme une gloire le bord de cette belle et grande Podophrya sont d'ordinaire à peu près de la longueur du corps, parfois deux fois aussi longs. Il ne nous est pas possible de nous ranger à l'avis de M. Stein, lorsqu'il dit que les suçoirs ne sont pas pourvus d’un bouton distinct à l'extrémité. Nous avons au contraire toujours trouvé ce bouton (la ventouse) bien développé. Il s’élargit surtout considérablement lorsque la Podophrya a saisi, à l’aide de quelques-uns de ses suçoirs, un autre infusoire et s’oceupe à le sucer (V. PL. I, fig. 7). I n'est pas possible d'observer l'acte de cette succion chez un autre Acinétinien quelconque mieux que chez cette Podophrya, soit à cause de la grosseur et de l’aplatissement de son corps, soit surtout à cause de la largeur extraordinaire de ses suçoirs, dans lesquels on voit facilement les sues granuleux circuler de la proie au carnassier suceur. Lorsque ces suçoirs se rélractent, on remarque souvent chez eux une apparence particulière (V. PL H, fig. 7 et PI. IV, fig. À et 2), qui tantôt paraît due à ce qu'ils sont courbés en zig-zag”, tantôt se présente sous la forme d’une spirale enroulée autour d’un axe central, tantôt enfin, et c'est probablement là le cas réel, semble n'être qu’un résultat du ridement superficiel de l'organe.
Près des bords aplatis se trouve une série de nombreuses vésicules contractiles. Dans l’intérieur on aperçoit facilement un nucléus en forme de fer à cheval, parfaitement semblable à celui de la Podophrya Ferrum equinum. Ce nueléus a une apparence claire et homogène, qui le distingue de la masse granuleuse dy corps. I n’est pas rare de
le voir émettre une branche tantôt à l'une de ses extrémités, tantôt à son centre”. Nous
1, C'est ainsi que M. Stein s'est représenté la chose, comme sa description et ses figures en font foi, M. Weisse rapporte et figure quelque chose de tout semblable d'une autre Podopbrya, qu'il range à tort dans le genre Actinophrys, sous le nom d'Actinophrys ovata Weiïisse. Nous avons eu plusieurs fois l'occasion d'observer cette Podophrya ovala, d'un jaune pâle, avec sa peau twès-mince, son nucléus réniforme et plusieurs vésicules contractiles aux deux extrémités de son corps, également réniforme, Parfois nous avons vu ses suçoirs s'étendre jusqu'au point de dépasser 8 ou 10 fois la longueur du corps, et davantage. Il n'est pas possible d'admettre, ainsi que M. Weisse l’a fait, que ces zig-7ags des suçoirs soient un caractère spécifique. En effet, ce phénomène ne se restreint point à cette espèce, mais se rencontre chez tous les Acinétiniens à Sucoirs rétraeliles, et ce n'est dans tous les cas qu'un état passager de ces organes.
2. M. Stein dit qu'on voit le nucléus prendre une forme de T par la formation d'une branche accessoire au point
médian.
devons nous ranger à l’opinion de M. Stein, lorsqu'il pense que ce phénomène a pour but la formation d’un embryon. Seulement nous croyons que dans ce nucléus en T, c'est la ramification formant le tronc médian qui se transforme en embryon, et non pas la branche horizontale comme le pense M. Stein. Cette manière de voir se base sur le fait, que dans tous les individus qui renferment un embryon, nous avons trouvé un nucléus en fer à cheval, et que c’est ce fer à cheval qui tient lieu de la branche horizontale dans la figure en T du nucléus (V. PI. IV, fig. 2).
Les figures 4 et 4 de la Planche IV montrent deux Podophrya dont le nucléus s'était augmenté d’une manière un peu différente. Dans la figure 4 c’est une des extrémités qui s’est prolongée jusque dans la partie centrale de l'animal. Dans la figure 4 on retrouve le nucléus en T déjà décrit par M. Stein et en outre deux petitsappendices.
Nous avons rencontré un grand nombre d'exemplaires de la Podophrya cothurnata qui renfermaient chacun un seul embryon. Celui-ci occupait une position transversale dans le corps du parent et couvrait la partie horizontale du nucléus. Souvent on voyait, déjà un quart d'heure avant le moment de la parturition une fente se dessiner dans les téguments du parent au-dessus du jeune individu (V. PI IV, fig. 2) et l’on pouvait voir au travers onduler les cils de ce dernier. — Au momont où l'embryon quitte la cavité de son parent et se trouve libre au dehors, il se contracte d’une manière toute particubère. Il en résulte qu’au premier abord on serait tenté de croire chez lui à l’existence d’une ouverture buccale (PI. IV, fig. 3). [l est en outre d'ordinaire si peu transparent qu'on peut à peine distinguer le vésicule contractite et son nucléus.
L’embryon de cette Podophrya après avoir erré quelque temps dans les eaux, se fixe comme celui de la Podophrya Cyclopum et de la Podophria quadripartita et devient comme lui semblable à son parent, sans jamais se transformer en Vorticelle. Nous devons dire, il est vrai, que nous ne pûmes le poursuivre dans toutes ses évolutions vagabondes, n1 dans sa transformation définitive. Mais nous avons eu soin de ne jamais placer dans une goutelette d’eau pure qu’un seul individu, renfermant un embryon qui se livrait déjà à des mouvements évidents et, comme au bout de quelques temps, nous retrouvions d'un côté une grosse Podophrya sans embryon, et de l’autre une seconde Podophrya encore toute petite, mais pas trace de Vorticelline, nous pensons avoir bien
le droit de conclure de ces faits que la petite Podophrya était le résultat d’une métamor-
ET LES RHIZOPODES. 497 phose de l'embryon sorti de la grande. Une fois nous trouvâmes la jeune Podophrya fixée immédiatement devant son parent, ce qui permet de supposer qu’elle n'avait peutêtre point mené de vie errante'. — Nous poursuivimes un jour un de ces embryons revêtus de cils sur toute leur surface pendant près d’une heure entière. I finit enfin par passer à l’état de repos sur un fragment d'une tige de Lemna. Obligés de nous absenter pendant un quart d'heure et revenant au bout de ce temps à notre microscope, nous trouvâämes une jeune Podophrya précisément à la place où nous avions laissé notre embryon cilié. La Podophrya avait déjà fait saillir quelques suçoirs.
Nous fimes aussi plusieurs expériences de cette nature en grand. Pour cela, nous enfermicns un certain nombre de Podophrya cothurnata dans un petit tube de verre, après nous être assurés, aussi exactement que possible, qu'il n°y avait pas de Vorticellines dans l’eau, et nous conservions le verre avec soin pendant longtemps. La nourriture que nous donnions à ces Podophrya consistait en infusoires, parmi lesquels nous avions constaté l’absence de Vorticellines. Ces expériences nous confirmèrent dans notre opinion, qu'il n'y a pas de rapports génétiques entre les Acinétiniens et la famille des Vorticellines. En effet, dans trois expériences nous trouvämes bien une ou deux * Vorticellines dans le tube de verre, mais chaque fois elles appartenaient à des espèces différentes, et il est trop facile de laisser passer une Vorticelline inaperçue dans l'examen de l’eau qu'on emploie, pour qu’on veuille voir dans la présence de ces animaux autre chose qu’un simple accident. De plus, dans d’autres expériences du même genre, nous ne trouvàmes point trace de Vorticellines, pas même au bout de plusieurs semaines, comme nous nous en assurâmes une fois, et néanmoins le nombre de Podophrya avait augmenté visiblement.
Quelques mesures relatives à la Podophrya cothurnata nous ont donné les résultats
suivants :
Longueur de l'animal (pédoneule non compris)... Omm 10 An PR RE. n. : DRM Longueur moyenne des suçoirs............... 0.274
1. Voyez des exemples de métamorphose directe sans passage par une vie errante sous les chefs Podophrya
Lyngbyi et Acinela patula.
Longueür' des éMbryons:. "RE OO (PR 1 H777 Larceur dés embryons. 7 Lee er CEE à Éd €
F. PODOPHRYA TROLD.
Le 17 septembre 1855, nous trouvämes à Glesnäs, près de Sartor-0e, île située sur les côtes de Norwège, à la latitude de Bergen environ, une Podophrya marine d'assez grosse taille. Elle était fixée sur un fragment de Ceramium et présentait une couleur d’un gris brunâtre. Des suçoirs de forme singulière partaient en rayonnant de différents points de la surface. [ls étaient long de Om, 017 environ ; leur base, trèsépaisse semblait formée par une membrane d’une résistance notable. Tout à coup ses suçoirs s’allongèrent et se montrèrent sous la forme ordinaire des tentacules de Podophrya (PL. IV, fig. 5). Is étaient en général un peu plus long que le corps de la Podophrya lui-même. Lorsqu'ils venaient à être rétractés, l’épaisse partie basale continuait à faire saillie au dehors et se terminait par une espèce de disque élargi en assiette (fig. 5), au centre duquel on pouvait remarquer l'ouverture du canal dont les suçoirs sont munis. Cette Podophrya ne saisissait point les infusoires, qui lui servaient de
proie, de la même manière que lés Acinétiniens que nous avions observés jusqu'alors.
1. Trold et Troll signifient, dans les langues scandinaves, un monstre, un être surnaturel où enchanté.
ET LES RHIZOPODES. 199 En eflet, ses suçoirs étaient susceptibles de s’élargir énormément jusqu'au pomt de livrer passage à un Tintinnus denticulatus tout entier, et d’engloutir ainsi cet animal. Deux suçoirs saisirent à la fois le Tintinnus, infusoire relativement fort gros, et l’arrachèrent du fond de sa coque élégamment chagrinée. Chacun de ces suçoirs se dilata de manière à aspirer l’infortuné Tintinnus, qui, incapable de résister à cette double sollicitation, finit par se déchirer. L’une des moitiés continua son chemin au travers de l’un des suçoirs jusque dans le corps de la Podophrya; l’autre suivit sa route à travers le second vers le même but.
L’exemplaire de la Podophrya Trold, que nous eûmes l’occasion d'observer, était fixé sur un pédicule assez long et assez large. Il contenait deux embryons, dont nous vimes les cils onduler un certain temps dans le sein de leur parent. Ils ne tardèrent pas à quitter la cavité qui les renfermait, mais ils s’arrêtèrent sur le corps même de leur parent, où nous les vimes agiter leurs cils encore pendant quelques minutes. Cependant ces mouvements devinrent par malheur toujours plus lents, et au bout de peu de temps, les deux embryons avaient péri. [ls étaient tous deux repliés de manière à présenter une sorte de canal ou gorge. Chacun d’eux possédait une seule vésicule contractile et était cilié sur toute sa surface.
Nous avons pris sur la Podophrya Trold les mesures suivantes :
Damtre du CD ps) DMENNNRL EN QU ES Onn 074 Longueur de la partie renflée à la base des suçoirs 0, 017 DOnDUEUL TESTSUCNITS PE PERRIN diet Met 0, 087 Doneteur ES EMENONS 20000. 0, 054
G. PODOPHRYA LYNGBYE.
La Podophrya Lyngbyi paraît être très-abondante dans les mers du Nord. M. Ehrenberg l’a observée dans la Baltique, et nous l'avons retrouvée en grande abondance dans le fjord de Christiania, à Christiansand, à Glesnäsholm, sur les côtes de Sartor-Oe et dans le fjord de Bergen. Ce n’est pont un caractère essentiel de l’espèce que de présenter un pédicule aussi épais que celui qui a été figuré par M. Ehrenberg. Nous n’en avons même jamais vu de pareille épaisseur. Il est certain que cette Podophrya (PI. I, fig. 8) est en général munie d’un pédicule de largeur relativement très-considérable ; mais il n’est pas très-rare cependant de rencontrer des exemplaires dont le pédicule n’est pas plus épais que celui de l’Acineta tuberosa Ehr., sa compagne constante dans la mer du Nord. La Podophrya Lyngbyi possède toujours deux vésicules contractiles. Sa couleur est de ce brun jaunâtre qui caractérise beaucoup d’mfusoires marins, sans être cependant d’une teinte aussi foncée que l'Acineta tuberosa. Les suçoirs sont très-épais et le plus souvent comme mamelonnés à leur surface, de manière à former comme un fragment de rosaire. Cette apparence est due à un état de semi-rétraction.
Nous avons rencontré une fois une Podophrya Lyngbyi qui renfermait piusieurs embryons (PI. 1, fig. 9). Ceux-ci, au nombre de cinq, étaient de grosseurs différentes et munis chacun d’au moins une vésicule contractile. Il ne nous à pas été possible de nous assurer qu’ils en possédassent deux comme leur parent. Nous n’avons malheureusement pu épier le moment de la parturition, et nous devons, par conséquent, laisser
indécis si ces embryons sont ciliés sur toute leur surface ou seulement sur une partie de celle-ci.
Nous avons eu de plus l’occasion d’épier une Podophrya Lyngbyi peu de temps après que l'expulsion d’un embryon avait eu lieu de son sein. L’embryon paraissait avoir passé immédiatement à l’état de Podophrya devant, ou plutôt sur son parent lui-même. Ce dernier était affaissé sur lui-même et semblait ne plus donner de signes de vie. (PI. I, fig. 10).
Longueur de la Podophrya Lingbyi, Own, 050.
Nous avons rencontré cette Podophrya aussi bien sur des Algues marines que sur des Campanulaires et des Sertulaires.
H. TRICHOPHRYA EPISTYLIDIS.
Lorsque nous étions occupés à étudier l'Epistylis plicatilis dans l'espoir d'y vérifier les rapports génétiques qui devaient exister entre elle et la Podophrya quadripartita, nous eûmes l’occasion de découvrir un Acinétinien dépourvu de pédoncule qui vit en parasite sur les arbres d’Epitylis. Le fait que son corps est complètement dépourvu de coque et de pédoncule, semble nous autoriser à former pour lui un genre à part. Nous l’avons en conséquence nommé Trichophrya Epistylidis.
Le corps de cet Acinétinien est allongé et aplati. Il repose en général dans toute sa longueur sur le pédicule d’une Epistylis. En divers points de son pourtour, points qui sont en nombre variable, suivant les individus, saillissent des faisceaux de suçoirs (V. PL IV, fig. 14 et 15). Les vésicules contractiles sont nombreuses, mais toujours
très-variables quant à leur nombre. Lorsque l’animal est vu par sa face dorsale (fig. 14),
elles apparaissent toutes sur le bord. Le nucléus est une bande allongée et un peu recourbée en fer à cheval (fig. 15). JLa toujours une consistance granuleuse. Les petits exemplaires semblent avoir constamment un nombre de suçoirs inférieur à celui des gros individus. Il serait donc possible qu’à mesure que l'animal croît en longueur, il produise de nouveaux faisceaux de ses organes.
Sur la reproduction de cette espèce, nous n’avons que fort peu de chose à dire, attendu que nous n’avons aperçu qu'une seule fois, et cela très-vaguement (fig. 141. les contours d’un embryon chez un individu rendu tout à fait opaque par la réplétion de la cavité digestive.
Par contre, cette Podophrya est très-intéressante, en ce qu’elle nous fournit un argument de plus contre la théorie de M. Stein. Nous avons déjà relevé la facilité un peu prématurée avec laquelle ce savant ose conclure à une parenté entre deux formes par suite de la simple circonstance que ces deux formes, un Acinétinien et une Vorticelline se trouvent souvent ensemble. M. Stein aurait certainement ici tout autant de droit de soupçonner une parenté entre la Trichophrya Epistylidis et l’Epastylis plicatilis, qu'entre cette dernière et la Podophrya quadripartita. L'un comme l’autre de ces deux Acinétiniens semble en effet mener sa vie de parasite à peu près exclusivement sur les arbres d’'Epistylis.
La longueur maximum de la Trichophrya Epistylidis est de 0,24.