Die Infusionsthierchen, p
M6 ÉTUDES SUR LES INFUSOIRES au milieu de l'Erzgebirge, dans une localité sans eau, à une hauteur de 2000 pieds audessus du niveau de la mer. Ces taches étaient surtout abondantes à l’aisselle des bourgeons, sur les cicatricules etc. L'observation microscopique y fit reconnaitre le rotateur (Philodina roseola) qui colore souvent la neige en rouge, les œufs de ce rotateur, puis le Macrobiotus Hufelandi et enfin une grande quantité de Kolpoda Cucullus Ehr. enkystés. Soit ces kystes, soit le Rotateur et le Tardigrade ne pouvaient avoir été apportés là que par le vent et tous plongés dans l’eau, revinrent très promptement à la vie.
A côté de cette cause d’enkystement découverte par Guanzati, vient, selon M. Stein, s’en ranger une seconde : la préparation à la reproduction.
La reproduction des infusoires ciliés dans des kystes à surtout été étudiée par M. Stein. L'exemple le plus intéressant qu’on puisse citer est celui du Colpoda Cucullus, connu dès longtemps par le singulier moyen qu’on doit employer pour lobtenir. Il suñtit en général, à ce qu'il parait, de préparer une infusion avec du foin sec pour obtenir cet animal en abondance. Ce fait, fort propre à être exploité par les partisans d’une génération spontanée, s'explique parfaitement par la facilité avec laquelle le Co/poda Cucullus s’enkyste. À l’époque des grandes pluies, où nombre de prairies sont submergées, il se développe en abondance ; puis, la saison sèche venant, il s’enkyste jusqu’à ce qu’une occasion favorable le reporte dans l’eau, ou Bien il attend philosophiquement que les pluies reviennent. Les prairies sont par suite toutes remplies de ces kystes qu’on emmagasine dans les granges avec le foin.
Lorsque les Colpoda veulent se diviser ‘, ils se mettent à tourner sur place parfaitement de la manière indiquée par Guanzati chez son Protée. Un sillon se montre à la surface de son corps et pénètre toujours plus profondément. Ce n’est qu'à ce moment là qu’on réussit à apercevoir les contours du kyste. Souvent on voit se former un sillon perpendiculaire au premier, de manière qu'il se forme quatre nouveaux individus. Avant que leur séparation soit complétement terminée, ils sécrètent également un kyste commun. Dans d’autres cas, le Colpoda s’enkyste d’abord et se divise en deux, puis en quatre. Il n’est pas rare que la division se répète encore une fois, et que des
quatre jeunes individus, il en résulte huit. Ces jeunes individus, soit au nombre de