Stein : Die Infusionsthierchen, p
ET LES RIHZOPODES. DZ quatre, soit au nombre de huit, peuvent sécréter chacun un kyste spécial dans le kyste commun. Ce dernier peut alors se fendre, et les kystes spéciaux deviennent libres.
Nous avons vu, comme M. Stein, la division des Colpoda dans leurs-kystes, sans cependant la poursuivre jusqu’au moment de la formation des kystes spéciaux. Par contre, nous avons eu une fois l’occasion d'observer dans une infusion des myriades de petits kystes qui ressemblaient infiniment aux petits kystes spéciaux figurés par M. Stein. La plus grande partie d’entre eux offraient la forme un peu triangulaire que M. Stein indique dans l’une de ses figures. Mais durant l’espace de quatre mois, pendant lequel nous observämes régulièrement ces kystes, nous ne pûmes y apercevoir aucun changement.
M. Stein ‘ a également observé la reproduction par enkystement d'une Vorticelle (Vorticella microstoma. Ehr.). On voit d’abord, d’après sa description, le contenu devenir granuleux et se transformer à peu près complétement en un liquide gélatineux, homogène, limpide comme du erystal. Le nucléus, jusqu'alors resté intact, laisse voir un grand nombre de corpuscules discoïdaux dans son intérieur; ceux-ci s'accroissent à ses dépens et finissent par se séparer de lui sous forme de jeunes embryons. La membrane interne du kyste (probablement formée par les téguments de l’ex-Vorticelline) développe à une ou plusieurs places des prolongements aveugles et tubuleux, qui percent la paroi du kyste, s'ouvrent et laissent sortir le liquide avec les jeunes individus qu'il contient. Ceux-ci sont fort petits (1/285 de ligne environ), ce qui n’a pas permis à M. Stein de reconnaitre leurs cils. Il a cru constater une grande analogie entre eux, et les Monus Colpoda et scintillans*.
Nous n'avons malheureusement pas eu jusqu'ici l’occasion de répéter ces intéressantes observations, qui sont une preuve de plus du rôle important que joue le nucléus dans la reproduction des infusoires. Nous tenons seulement à faire remarquer combien
ce phénomène offre d’analogie ave le mode de reproduction par embryons internes que
1. Ueber die Entwicklung der Vorticellen. — Zeitschrilt f. wiss. Zool. 1851, et Infusionsthierchen, p. 94 et Suiv.
2, Depuis lors, M. Stein s’est convaincu que ces faits doivent être rapportés à l’évolution non pas de la Vorticella microstoma, mais d'un végétal voisin des Chytridium et parasite de ces Vorticelles. Il est possible, comme nous Pavons déjà dit plus baut, que les faits observés par nous chez P'Urnula Epistylidis aient aussi rapport à un organisme voisin des Chytridium. (Wote de 1860).
nous avons étudié chez l'Urnula Epistylidis. Chez cette dernière aussi, nous avons vu cette formation de prolongements aveugles et tubuleux, qui venaient percer les parois de l'urcéole pour s'ouvrir au dehors. — Les observations de M. Stein sur l’Acineta myslacina, que nous avons déjà eu l’occasion de rapporter ailleurs, pourraient peut-être rentrer dans la même catégorie de phénomènes*.
La division dans des kystes, sans tenir compte 1ei des infusoires flagellés, a été observée chez un grand nombre d'infusoires ciliés, par exemple chez le Glaucoma scintillans, par M. Stein *, chez une Nassula et chez la Stylonychia pustulata par M. Cienkowsky de Jaroslaff*, chez les Amphileptus, où nous l'avons déjà mentionnée, etc.
Cependant il est toujours permis de se demander si c’est à bon droit que M. Stein veut voir dans l’enkystement une préparation normale à l'acte de la reproduction. La chose nous paraît encore douteuse, pour les infusoires ciliés tout au moins. Que les Colpoda et d’autres infusoives ciliés se divisent spontanément dans leur kyste, c'est un fait avéré, mais il n’est point démontré qu’il y ait entre les deux phénomènes, la division spontanée d’une part et l’enkystement de l'autre, une relation de cause à eftet. Nous avons vu les Amphileptus se diviser fréquemment dans leurs kystes sur les arbres d'Epistylis, et cependant il est certain que ce n’était point là le but dans lequel ils avaient construit ces kystes. Même chez le Colpoda Cucullus, il est possible que la réunion des deux phénomènes soit purement accidentelle, car si l’on voit des Colpoda se diviser dans leurs kystes, il n’en est pas moins fréquent d’en trouver qui se divisent en deux, et puis en quatre à l'état de liberté. M. Stein rapporte en effet lui-même qu'on voit un sillon se former à la surface de ces animaux et pénétrer toujours plus profondément, jusqu'à ce que la division en deux soit à peu près opérée. À ce moment-là, se dessine un second sillon perpendiculaire au premier, sillon qui se creuse toujours plus profondément et finit par donner lieu, conjointement avec le premier, à une division en quatre. Avant que celle-ci soit complétement terminée. on voit ordinairement l'animal occupé à se diviser, se sécréter un kyste. Mais il est fort possible que ce cas ordi-
naire soit précisément l'exception. Au moment, en effet. où l’on place une goutte d'eau
1. Il est reconnu aujourd'hui par M. Stein que ces observations concernent le développement d'un Chytridium (Note de 1860).