‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 198 sur 210 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Loc. cit., p

2. Beitrage zur Naturgeschichte der wirbellosen Thiere. Berlin 4852.

aux femelles, qu'on les prendrait au premier abord pour des parasites de ces femelles, et où ces mâles vivent vraiment comme des parasites, soit sur les branchies, soit sur les organes génitaux des femelles, plusieurs coopérant simultanément à la fécondation. Il existe donc des cas déjà constatés où plusieurs mâles sont actifs à la fois dans une copulation avec une seule femelle. Mais il semble cependant difficile d'admettre quelque chose d’analogue chez les infusoires en face du cas, déjà souvent cité, de la Podophrya Pyrum, qui, dans l’état normal, ne produit que quatre embryons, tandis que les deux individus que nous avons vus se conjuguer produisirent un zygozoite renfermant huit embryons. On a peine à penser que chacun de ces individus ait joué le rôle de mâle vis-à-vis de l’autre, bien que cela ne soit pas impossible.

La conjugaison de la gemme d’une Epistylis avec une Epistylis adulte semble aussi peu en faveur avec l'idée d’une fécondation, la gemme ne pouvant guère être considérée comme un individu arrivé à mâturité.

En somme, nous devons nous déclarer indécis sur le rôle physiologique à attribuer à &e singulier phénomène, et nous laissons aux philosophes le soin de raisonner sur ce qu'il advient du moi, de son unité et de son identité en pareille occurence.

Nous avons conservé à cette espèce de fusion le nom de conjugaison, qu’on lui a donné par analogie avec ce qui se passe chez beaucoup d’algues. Chez ces dernières, ce phénomène est toujours en rapport avec une production de gonidies, de sorte que pour ne pas préjuger la question, le nom de zygose, ordinairement employé par M. Ehrenberg, serait peut-être préférable. Le mot a le même sens, il est vrai, mais il est em-

ployé plus rarement pour désigner la copulation des algues.

DE LA REPRODUCTION

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