‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 22 sur 210 · Zeitschrift f. wiss. Zoologie, III, p · texte numérisé non relu

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phénomène d’une manière plus satisfaisante. M. de Siebold dit qu'il n’est pas possible de chercher la cause du mouvement dans la présence de cils; et, en effet, il ne nous a pas été possible de découvrir un revêtement ciliaire dans la cavité digestive des infusoires, pas plus que dans les entre-nœuds des characées. Cependant, nous ne voulons pas nous prononcer d’une manière aussi positive que M. de Siebold. Nous savons par expérience combien il est souvent difficile de reconnaître l'existence de cils vibratiles fort petits (par exemple ceux qui tapissent le vaisseau primordial des Closterium), et du fait que nous n'avons pas vu de cils, nous n’affirmerons pas d’une manière positive qu'il n’en existe pas. M. Carter décrit, chez les infusoires ciliés, des cellules tapissant la cavité digestive, cellules dans lesquelles il veut voir la cause du mouvement cireulatoire des aliments. Ces cellules sont, d’après ses données, parfaitement semblables à celles qui tapissent le canal digestif des Turbellariés. Cependant, ces dernières portent des cils vibratiles, tandis que M. Carter ne paraît, pas plus que nous, avoir aperçu de cils sur les premières.

Il est un groupe d’infusoires dont l'appareil digestif présente des modifications trèsremarquables et qui, sous ce point de vue, s’écarte considérablement des infusoires ciiés. C’est le groupe des Acinétiniens. Ces animalcules ne présentent pas une ouverture buccale unique, mais en nombre multiple, comme M. Lachmann ‘ a été le premier à le démontrer. Les Acinétiniens sont hérissés, soit sur toute leur périphérie, soit sur certains points de leur surface, de filaments en forme de soies et susceptibles de s’allonger considérablement. Aussi longtemps que le rôle de ces prolongements filiformes n’a pas été connu exactement, on a cru devoir prendre les Acinétiniens pour des Rhizopodes et les rapprocher des Actinophrys. Cependant les Acinétiniens s’éloignent considérablement des Rhizopodes. Leurs soi-disant prolongements sétiformes sont autant de suçoirs à l’aide desquels ils soutirent à leur proie les sucs contenus dans son parenchyme. Les Acinétiniens sont exclusivement carnassiers. Mais, comme ils ne sont pas susceptibles de changer de place (excepté dans leur jeune âge), ils seraient fort embarrassés de satisfaire leur appétit, sans une disposition qui supplée à cet inconvénient :

leurs suçoirs rétractiles sont susceptibles de s’allonger d’une manière incroyable ; O J

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