Dujardin. Loc. cit., p
ET LES RHIZOPODES. 89 expulsées par une ouverture temporaire, il est clair que ce ne peut être qu’à l'endroit même où la substance molle intérieure est en contact avec le liquide environnant, sans être protégé par le tégument (!).
M. Stein déclare n'avoir vu d'ouverture anale chez aucun infusoire', et, cependant, 1l reconnait lui-même ailleurs avoir observé un anus chez l'Opercularia berberina°. Gette observation-ci est parfaitement exacte ; car M. Stein dit que cette ouverture est située dans le pharynx. Or, ce que cet auteur nomme le pharynx chez les Operculaires, c’est précisément le vestibule, organe qu’il a méconnu chez les autres Vorticellines. Chez toutes les autres espèces apartenant à cette famille, M. Stein paraît croire que la bouche et l’anus sont une seule et même ouverture”, et ici de nouveau l'observation de M. Stein est tout-à-fait exacte, dès qu'on l'interprète convenablement. En effet, l'ouverture que ce savant à en vue n’est point la vraie bouche, ni le véritable anus, mais l'entrée du vestibule, et il est exact que les aliments passent par cet orifice pour arriver à la bouche, tout comme les matières fécales en ressortent après avoir été expulsées par Panus.
Chez toutes les espèces de cette famille, la vésicule contractile est unique, et, en général, elle est placée très-près du vestibule : chez les unes, sur le côté ventral de cette cavité, c’est-à-dire dans la paroi de l’urne; chez d’autres, au contraire, sur le côté dorsal, c’est-à-dire dans la paroi du côté auquel est fixé le pédoncule de l'organe vibratile. Chez certaines espèces enfin, comme chez les Gerda, la vésicule contractile est placée dans la partie postérieure du corps, fort loin du vestibule.
Chez la grande majorité des espèces, le nucléus à la forme d’un ruban diversement contourné ; toutefois, 11 n’est pas possible d'établir de règle à cet égard.
Une particularité singulière, que paraissent présenter toutes les Vorticellines, consiste dans les contractions subites et saccadées dont sont susceptibles, soit le corps lui-même, soit, chez certaines espèces pédicellées, tout ou partie du pédoncule. Ces contractions paraissent se manifester, en général, lorsque l'animal vient à être effrayé d’une manière quelconque. Chez les espèces non pédicellées ou à pédicule non