Loc. cit. PI. IV, Fig
ne se trouve que dans des eaux très-pures sur des Hottonies, des racmes de Lemna et quelques autres plantes aquatiques. Lorsqu'on la transporte dans des bocaux peu spacieux, elle y périt très-promptement, à moins qu'on ne prenne des précautions
pour qu’une végétation active empêche toute espèce de décomposition fétide dans l’eau.
I est, du reste, plusieurs des espèces de M. Ehrenberg dont nous n’oserions garantir la valeur spécifique. Sa Vorticella hamata et sa V. picta nous sont inconnues. Nous avons, il est vrai, observé des Vorticelles de taille aussi petite que la Vort. hamata, mais elles ne présentaient pas le port tout particulier de cette dernière. La plupart paraissaient être de jeunes exemplaires de la Vort. microstoma et de quelques autres espèces. En général, les très-petites Vorticelles, et il n’est pas rare d’en rencontrer de plus petites encore que la Vort. hamata Ehr., sont extrêmement difficiles à déterminer, et c’est surtout l’examen de ces formes-là qui nous a convaincus que nous étions bien loin d’être au clair sur la question des espèces dans le genre des Vorticelles, comme dans la famille des Vorticellines en général.
Nous avons de la pee à croire que la Vorticella chlorostigma Ehr. soit une espèce indépendante. En effet, M. Ehrenberg la caractérise uniquement par sa couleur verte, ce qui n’est pas suffisant pour justifier l'établissement d’une espèce particulière, puisque nous savons que la plupart des infusoires sont susceptibles de devenir verts par suite de la formation d’un dépôt de chlorophylle dans le parenchyme de leur corps. Nous avons rencontré fréquemment dans les environs de Berlin, en particulier sur des prairies submergées, des Vorticelles qui nous ont semblé parfaitement identiques à la Vort. chlorostigma Ehr., mais nous n’avons pu reconnaître en elles que des Vort.
nebuliferæ, à parenchyme verdi par de la chlorophylle.
Quant à la Vort. citrina Ehr., nous ne l'avons rencontrée que rarement dans les ervirons de Berlin, en général sur des Lemna et dans des eaux fort limpides. Nous n'osons affirmer que sa couleur soit constante, ni, par conséquent, que sa valeur spécifique soit bien réelle, lorsqu'on se contente de la caractériser par sa couleur de citron. Toutefois, son port, si élégant, paraît la distinguer des autres espèces établies par M. Ehrenberg. C’est de la V. Patellinu qu’elle se rapproche au plus haut
degré.
Parmi les autres espèces qui ont été établies depuis M. Ehrenberg, dans le genre Vorticella, nous n’en trouvons point qui puisse subsister réellement. La V. unaris Duj. (Inf., p. 554, PI. XIV, Fig. 12) est évidemment identique avec la V. Campanula Ehr., quelque détestable que soit la figure qu’en donne M. Dujardin. La V. irfusionum Duj. est, comme nous l’avons dit, synonyme de la V. microstoma. La V. fasciculata de M. Dujardin n’est pas suffisamment connue, cet auteur ne l’ayant pas étudiée lui-même et ne la basant que sur la figure qu'Otto-Fr. Mueller donne de sa V. #utans. M. Ehrenberg considérant la Vork nutans Muell. comme identique à sa V. Patellina, il n’est pas improbable que la V. fasciculata doive être réunie à cette espèce. — La V.ramosissima Duj. est synonyme du Carchesium polypinum Ehr.; la V. Arbuscula Duj., du Zoothammin Arbuseula Ehr. — La V. polypina Duj. (0.-F. Mueller) est un Zoothamnium
marin.
ÿSe Genre. — CARCHESIUM.
Les Carchesium sont des Vorticellines formant des colonies ramifiées, dans lesquelles chaque individu est muni d’un muscle pédonculaire spécial.
Ce n’est pas de cette manière-là que M. Ehrenberg a caractérisé son genre Carchesium. En effet, ce savant dessine chez les Carchesium un muscle unique et continu qui se ramifie dans toute la colonie, et il distingue ce genre des Zoothamnium, parce que tous les individus de la même colonie ont la même grosseur, tandis qu’on trouve ça et là sur les familles de Zoothamnium des individus plus gros qne les autres. MM. Czermak et Stein ont été les premiers à reconnaître que les dessins de M. Ehrenberg sont inexacts par rapport au muscle du Carchesium polypinum. Hs ont constaté que chaque rameau est muni d’un muscle spécial, qui ne s’unit jamais au muscle du rameau voisin, et M. Stein s’est servi avec avantage de ce caractère pour distinguer les Carchesium des Zoothamnium d’une manière plus positive que ne lavait fait M. Ehrenberg. Lorsqu'un individu d’une famille de Carchesium se divise, Pun des nouveaux individus conserve pour lui lPancien pédoncule et l'ancien muscle, tandià que l’autre se sécrète une branche nouvelle. Cette branche n’est point creusée d’un canal
dès la base, mais elle est d’abord solide dans toute sa largeur, comme l’est la base commune de toute la colonie. Ce n’est que lorsque le pédoncule a atteint une certaine longueur, peu considérable, il est vrai, que le pédoncule se munit d’un canal central, d’un muscle et d’une couche intermédiaire. Aussi, lorsqu'un individu se contracte, il se contracte seul, à moins que ses voisins ne soient effrayés de ce mouvement et ne se contractent à leur tour. Il est cependant des individus dont la contraction exerce une influence plus grande sur la famille entière, à savoir ceux dont les muscles proviennent des rameaux principaux, en particulier celui dont le muscle se prolonge jusque dans le tronc commun de la famille. La contraction de cet individu-là entraîne, en
général, la contraction plus ou moins complète de toute la famille.
ESPÈCES
4° Carchesiun polypinum Ebr. (Inf., p. 278. PI. XXVI, Fig. V.)
DraGxose. Carchesium en cloche, évasée à son ouverture, à cuticule lisse, et nucléus recourbé dans un plan longitudinal. Pédoncule non articulé.
Cette espèce, si répandue, est suflisamment connue par les figures et les descriptions de MM. Ehrenberg et Stein. Ce dernier a, en particulier, publié un dessin‘ qui rend très-bien la forme et le port de cette espèce. Nous ajouterons seulement que ce Carchesium se distingue par une longueur très-considérable de la soie de Lachmann,
comme ce dernier l’a représenté dans son Mémoire.
2 Carchesium spectabile Ehr. (V. PI. IF, Fig. 4.)
DrAGxose. Carchesium en forme de dé à coudre, non évasé à son ouverture, à cuticule finement striée, et nucléus recourbé dans un plan longitudinal et présentant plusieurs sinuosités. Pédoncule non articulé.
Il est possible que nous nous trompions en rapportant le Carchesium dont nous donnons la figure à l'espèce que M. Ehrenberg a décrite sous le nom de Carchesium
spectabile®, sans en publier de dessin. Il est fort difficile de reconnaître un imfusoire
vorticellien sur une seule description, surtout lorsque celle-ci se restreint à une simple
{. Stein. Loc. cit. PI. VI, Fig. 1.
2, Monatsbericht der Berliner Akademie, 1840, p. 198.
diagnose, comme celle de M. Ehrenberg : « C. spectabile — Vorticella spectabilis. Bory, C. corpore conico campanulato, fronte dilatata, stipitis fruticulo spectabili, oblique conico, ? lineas alto.» — Quelque msuflisante que soit cette description, elle nous enseigne que les familles du Carehesium spectabile sont de taille considérable; et c’est bien là le cas pour notre espèce. Nous préférons donc conserver, à tout hasard, le nom de C. spectabile, plutôt que de former une dénomination nouvelle. Le C. spectabile se distingue du C. polypinum, non seulement par sa taille plus considérable, mais encore par un port plus solide et plus vigoureux, mais moins élégant. Le péristome n’est point largement renversé, mais seulement quelque peu évasé. Le disque de
l'organe vibratile n’est pas élégamment recourbé, comme dans le C. polypimun, mais forme une surface simplement convexe. Le corps, dans l’état d'extension, a la forme d’un dé à coudre, presque partout de la même largeur. Il est seulement légèrement étranglé en arrière du péristome. La cuticule est très-finement striée en travers. Le nucléus présente, dans sa partie inférieure, plusieurs sinuosités très-caractéristiques.
Le pédoncule est assez semblable à celui du C. polypinum; 1 est seulement plus large et plus vigoureux, son muscle est plus fort; la couche granuleuse intermédiaire est plus développée.
Le C. spectabile atteint parfois une taille double de celle du €. polypinum. Nous Vavons toujours trouvé en abondance sur les murs d’un canal de dérivation de la Spree, qui traverse Berlin, en passant sous la place de l'Opéra et longeant le Kasta-
nienwald : Peau de ce canal est, en général, plus ou moins fétide.
30 Carchesium Epistylis. (N. PLI, Fig. 1.)
DrAGNOSE. Carchesium à corps très-étroit, lisse, muni d’un nucléus courbé en arc de cercle dans un plan transversal. Pédoncule très-distinctement articulé.
Ce Carchesium se distingue, dès le premier abord, des deux précédents par son port très-particulier, qui rappelle tout-à-fait celui de plusieurs Epistylis. Son péristome n’est pas plus largement évasé que celui du C. spectabile, mais son corps va en se rétrécissant vers la partie postérieure beaucoup plus que chez ce dernier. Le nucléus,
au dieu d’affecter une position longitudinale, comme dans les premières espèces, est
situé dans un plan perpendiculaire à l’axe de l’animal et forme, pour ainsi dire, tout autour du vestibule, un anneau qui est interrompu du côté ventral.
Le pédoncule est très-distinctement articulé, et les articulations correspondent presque toujours à une bifurcation. Le tronc simple, qui est placé au-dessous de l’articulation, se renfle d'ordinaire un peu pour former l'articulation, et c’est sur ce renflement que sont implantées les deux nouvelles branches. Le muscle du tronc passe de la partie inférieure à l'articulation, à la partie supérieure, sans subir de modification, et se continue dans l’une des branches.
Nous n’avons jamais vu cette espèce former des familles aussi nombreuses en individus que les deux précédentes. Rarement on trouve des familles de plus de cinq à six individus, et, chez celles-là, il arrive en général que le muscle et la couche granuleuse disparaissent dans les segments ou entre-nœuds inférieurs. Les branches supérieures de la colonie conservent alors seules leur contractilité.
La longueur moyenne des individus est de 0,05"m, C’est donc une espèce relativement petite.
Nous avons observé ce Carchesium, vivant, en parasite, soit sur le corps, soit sur le fourreau de larves de phryganides pêchées dans des étangs du Thiergarten de Berlin. M. Lachmann nous a communiqué une figure d'un Carchesium qu'il a observé sur des larves de cousin {Culex pipiens). Nous regardons comme fort probable que cette espèce est la même que notre C. Epistylis. Sa forme s’en rapproche en effet beaucoup, et son pédoncule paraît être articulé. Les familles sont peu nombreuses en individus. Malheureusement, le dessin de M. Lachmann ne nous enseigne rien au sujet du nucléus. Les kystes de ce Carchesium sont, d’après M. Lachmann, ovales et chagrinés à leur
surface.
L'espèce à laquelle M. Ehrenberg donne le nom de Carchesium pygmœum (Unfusionsthiere, p. 291), et dont il n’a pas publié de figure, a été décrite d’une mamière trop imparfaite pour qu'il soit possible de la reconnaître. Elle vit en parasite sur les Gyclopes et des larves d'Ephémères. M. Stein le rapporte avec doute à son Zoothamninum
Parasite.
3e Genre. —ZOOTHAMNIUNM.
Les Zoothamnium se distinguent clairement des Carchesium, par la circonstance qu'un muscle commun se ramifie dans toutes les branches de la famille, et que, par suite, les différents individus d’une même famille sont plus où moins solidaires les uns des autres dans leur contraction.
Nous adoptons dans toute son étendue le genre Zoothamnium tel qu'il a été circonscrit par M. Stein. M. Ehrenberg lui avait donné des caractères bien différents, en ne différenciant les Zoothamnium des Carchesium que par la présence, sur les arbres zoothamniens, de quelques individus beaucoup plus gros que les autres et possédant une forme globuleuse, au lieu de la forme campanulaire ordinaire; ces Imdividus devaient être distribués, çà ‘et là, à l’aisselle des bifurcations de l'arbre. Si nous nous en tenions à cette définition de M. Ehrenberg, la plupart des espèces que nous allons énumérer dans le genre Zoothamnium devraient être reléguées parmi les Carchesium. C’est dire déjà que le caractère donné par M. Ehrenberg, bien qu’à notre avis insuffisant ou incommode pour caractériser un genre, a bien une valeur réelle. En effet, M. Stein a très-décidément tort, lorsqu'il suppose que les gros individus, dont M. Ehrenberg fait mention, n’appartiennent pas réellement à la famille sur laquelle on les rencontre, mais que ce sont de gros individus, de la même espèce, provenant d’une famille plus ancienne, qui, après s'être détachés de leur souche première, sont venus. se fixer sur une famille plus jeune. Il existe sans aucun doute des Zoothamnium qui présentent, dans une même famille, les deux formes d'individus décrites par M. Ehrenberg. Nous n’avons, il est vrai, pas été assez heureux jusqu'ici pour rencontrer le Zoothamnium Arbuscula, la seule espèce observée par M. Ehrenberg (car nous ne pouvons compter le soi-disant Z. giveum d’Abyssinie, observé d’une manière si imparfaite, que le dessin ne permet pas seulement de reconnaître une Vorticelline) ; mais le Zoc- Lhamnium alternans de la mer du Nord nous a présenté les deux catégories d'individus en question. D'ailleurs, M. Dujardin lui-même, qui rejetait toutes les divisions génériques
établies par M. Ehrenberg chez les Vorticellines à pédoncule contractile, distingue
bien, chez sa Vorticella Arbuscula (Zoothamnium Ehr.), en outre des individus campaniformes, des corpuscules blancs, globuleux, beaucoup plus gros et fixés aux aisselles des rameaux.
M. Ehrenberg admet que les individus globuleux sont originairement semblables aux autres; mais, qu'au lieu de continuer à se diviser, ils deviennent plus gros, et finissent par se détacher. Tel est, en effet, le cas, car ces imdividus-là n’ont pas une forme essentiellement différente des autres ; ils sont seulement contractés, l'organe vibratile étant retiré à l’intérieur, et on les voit se munir d’une couronne de cils vibratiles postérieurs. Par contre, nous n’avons pas vu d'individus de grosseur normale se munir d’une couronne semblable. Il paraît donc vraisemblable que ces gros individus sont
dans la règle seuls susceptibles de se détacher pour devenir les fondateurs de nouvelles
colonies. — M. Ehrenberg remarque déjà, chez son Zoothamnium Arbuscula, que les gros individus sont toujours situés à l’aisselle d’une bifurcation, et 1l explique la chose en admettant que, dés deux individus issus de la division, l’un se divise aussitôt de nouveau et forme les deux branches de la bifurcation. tandis que l’autre, la fante, comme il le nomme fort justement, reste stationnaire, et ne subit aucune division spontanée. Chez le Zoothamnium alternans, les gros individus sont aussi placés à l’aisselle des bifurcations. Cependant, il n’est pas parfaitement exact que la fante ne subisse jamais de division spontanée. Nous avons vu jusqu’à trois gros individus globuleux fixés au même point, et ces trois iflividus résultaient évidemment de ce que la tante s’était immédiatement divisée en deux cousines, dont l’une s'était munie aussitôt d’une couronne ciliaire postérieure, tandis que l’autre s'était divisée de nouveau, sans sécréter de pédoncule, en deux arrière-cousines, qui s'étaient munies à leur tour d’une couronne ciliaire postérieure. Ainsi, dans ce cas, les trois gros individus étaient non pas les tantes des individus portés par la bifurcation voisine, mais ils représentaient deux générations, l’une étant une cousine, les deux autres des arrière-cousines.
Cette circonstance très-intéressante que, chez quelques Zoothamnium, certains mdividus déterminés sont, dans l’état normal, seuls destinés à fonder de nouvelles colonies, pouvait faire désirer l'érection de ces espèces-là en un genre particulier, qui coïinciderait avec le genre Zoothamnium proprement dit de M. Ehrenberg. Mal-
heureusement, la présence de ces gros individus ne fournit pas un caractère zoologique
suflisant. En effet, il est indubitable qu'on doit rencontrer fréquemment des familles qui ne portent que de petits individus, soit parce qu’elles n’en ont pas encore engendré de gros, soit parce que les gros qu’elles portaient se sont déjà détachés pour aller fonder ailleurs des familles nouvelles. Voilà pourquoi nous avons préféré adopter le genre Zoothamnium tel qu'il a été délimité par M. Stein, bien que la plupart de
ses espèces se trouvent alors ne jamais former les gros individus en question.
ESPÈCES
Jusqu'ici trois espèces de Zoothamnium ont été décrites, savoir :
1° Z. Arbuscula. Ehr. Infus., p. 289, PI. XXIX, Fig. 11.
do Z. Parasita. Stein. Infus., p. 84, PI. LI, Fig. 44.
3 Z. afjine. Stein. Infus., p. 218,— 293. PI. IT, Fig. 46.
La première nous est inconnue. Les deux autres, qui ont été observées par M. Stein, sur de petits crustacés d’eau douce, ont été également revues par nous; mais, Comme nous n'avons rien de neuf à dire sur elles, nous nous contentons de renvoyer aux des
criptions et aux figures de cet auteur.
4° Zoothamnium alternans. (V. PL, Fig. 1—4.)
Diacxose. Famille à trone et à branches très-épais et striés transversalement, mais non articulés. individus trèsévidemment striés et de deux grosseurs : les petits formant des branches très-régulièrement pennées, les gros placés çà et là aux aisselles des bifurcations.
Cette espèce se distingue par un port tout particulier. Tandis que les autres sonten général plus ou moins corymbiformes, celle-ci forme des arbres à branches courtes et très-régulièrement alternantes. La forme de ces familles à sa cause dans un arrêt de division spontanée qui frappe en général l’un des deux individus issus de chaque division. Lorsqu'un individu À se divise en deux individus B et B', Pun de ces deux, B par exemple, ne se forme qu’un pédoneule fort court et son développement reste stationnaire à partir de ce moment, tandis que l’autre, B', sécrète un pédoncule plus long,
puis se divise en deux nouveaux individus, G et C’, dont le premier, qui est toujours
placé du côté de la branche opposé à celui où se trouvait l'individu B, ne forme
qu'un pédoncule très-court et ne se divise pas davantage, tandis que B‘ forme un pédoneule plus long et se divise en deux individus D et D’. L’individu D ne se divise pas; mais D'se partage en E et E', et ainsi de suite. Le résultat final est que chaque branche de l’arbre est composée d’une série d'individus à pédonceule fort court, placés alternativement à droite et à gauche de la branche.
M. Ehrenberg remarque déjà que chez son Zoothamnium Arbuscula Ves pédoncules particuliers à chaque individu sont fort courts, mais il ne dit pas qu'ils aient une position aussi régulièrement alternante que chez le Z. alternans, et sa figure ne parle pas en faveur d’une telle alterrance. Mais chez le Zooth. Arbuscula, la famille est portée par un tronc unique fort long qui se divise subitement en un nombre très-considérable de branches, ce qui n’est pas le cas chez le Z. alternans, dont les ramifications sont toutes dichotomiques.
Lorsque les individus sont contractés sur leur pédoncule, leur corps prend en général une forme un peu recourbée, parce qu'il se contracte d’un côté plus fortement que de l’autre. Le nucléus est recourbé en S et placé transversalement. Il a identique- - ment la même forme chez les gros individus que chez les petits.
Les gros individus (fig. 3) qui sont sur le point de se séparer de la famille ont une forme presque sphérique, et leur couronne ciliaire est placée très-peu en arrière de l'équateur. Aussi longtemps qu’ils n’ont pas encore atteint leur grosseur définitive et qu'ils ne possèdent pas encore de couronne ciliaire, ces gros individus ne sont pas contractés en sphère, mais conservent une forme de poire (Fig. 2).
Les gros individus atteignent un diamètre de Omm, 19, Les petits ont en maximum uné largeur de Omm, 058. Le tronc principal de la famille mesure jusqu’à 0®®, 040 en diamètre.
Nous avons observé seulement deux familles de cette espèce, arrachées toutes deux à leur point d’attache, dans la mer du Nord, près de Glesnæsholm (côte occidentale de Norwége).