Cothurnia Boeckii. (N. PI. IV, Fig
DiaGxosE. Cothurnia à coque transparente, verdâtre, cylindrique et ornée d'un sillon spiral. La partie posté rieure de la coque est d’abord horizontale, puis elle se coude subitement pour prendre une position verticale.
Cette espèce ne nous est connue que par trois dessins de M. le prof. Boeck. Elle n’a de rapport avec aucune des espèces déjà décrites. Une impression spirale se voit sur chaque coque, courant depuis l'ouverture jusqu'à la région postérieure. Le bord de l'ouverture est largement réfléchi. M. Boeck ne nous à pas communiqué de dessin de l’animal lui-même, mais seulement de sa coque. Cependant la description des mouvements de cet animal, telle qu’elle est contenue dans ses notes, ne peut permeltre de douter que ce ne soit réellement une Vorticelline. L'espèce rentre donc certainement dans le genre Cothurnie.
La C. Bocckii a été observée par M. Boeck, en 1843, près de Christiansund (côte occidentale de Norwége), sur la Serpula Filograna (Filograna implexa Berk.), reCoU—
vrant des valves de Mytilus.
L'animal, que M. Ehrenberg décrit sous le nom de Cothurnia havniensis (nus, p. 298, PI. XXX, Fig. IX), ne peut être une véritable Cothurnia, comme M. Stein la déjà remarqué. En effet, il est librement suspendu dans l’intérieur de sa coque, comme une Lagenophrys, ce qui n'arrive jamais chez les Cothurnies. Les dessins de M. Ehren-
berg rappellent tout-à-fait un Acineta (A. compressa), très-commun dans la mer du
Nord, et nous lui aurions rapporté sans hésiter la prétendue Cothurnia havniensis, si M. Ehrenberg ne parlait du fourbillon produit par les cils vibratiles de cette dernière.
La Cothurnia Floscularia de M. Perty (Zur Kenntniss, etc., p.137, PL I, Fig. 5) est trop imparfaitement observée pour qu’on puisse lui assigner une place dans le système. D'une part, sa coque est tellement semblable à celle de la Cothurnia imberbis qu'on serait tenté de la réunir à celle-ci, bien que M. Perty l'ait trouvée sur des Calltriche (la Cofhurnia imberbis vit en parasite sur les Cyclopsine), et d'autre part, M. Perty donne de l'animal une description telle que, si lon voulait la prendre au pied de la lettre, il faudrait rayer la Cothurnia Floseularia non seulement du genre Cothurnia, mais encore de la famille des Vorticellines. Quant à la Cothurnia (?) perlepida Bailey (Smithsonian Contr. to Knowledge. Nov. 41853), c’est un Tintinnus (T. den-
ticulatus Ehr.).
9e Genre. — VAGINICOLA.
Les Vaginicoles sont des Vorticellines cuirassées dont le fourreau adhère aux objets étrangers par l’un des côtés, lequel se prolonge, en outre, au-delà de l’ouverture.
ESPÈCE
Vaginicola decumbens Ehr. Infus., p. 296, PI. XXX, Fig. 6. (V. PL. TT, Fig. 6.)
DrAGNosE. Coque brune à contour ovale; bord adhérent de l'ouverture se relevant et se réfléchissant vers l'intérieur.
Cette espèce, déjà bien figurée par M. Ehrenberg, se rencontre cà et là aux environs de Berlin, sur les racines des lentilles d’eau. L'animal est tout-à-fait semblable à celui des Cothurnies. Son nucléus, non encore décrit jusqu'ici, est une longue bande sinueuse, tout-à-fait analogue au nucléus de la Cothurnia crystallina et de l'Ophrydium versatile. Lorsque l’animal s'étend hors de sa coque, 1l se courbe presque à angle
droit autour du bord non adhérent de celle-ci.
La Vaginicola crystallina Ehr. et la V. tineta Ehr. se trouvent maintenant placées dans notre genre Cothurnia.
La Vaginicola grandis Perty est simplement une grande variété mal observée de la Cothurnia crystallina, comme M. Stein l’a déjà remarqué. La Vag. pedunculata Eichw. (Dritter Nachtrag zur Infusorienkunde Russlands, p. 124) n’est que la variété pédicellée de cette même espèce. Enfin, la Vagin. ovata Duj. est un jeune imdividu de la même espèce, dont le fourreau n’est pas encore terminé.
La Vag. Ampulla de M. Ehrenberg n’a pas été observée par cet auteur luimême. Elle ne repose que sur une figure (Vorticella Ampulla) d’Otto-Friederich Mueller. Cet animal appartient au genre Freia, et n’est donc pot une Vorticelline.
La Vag. subulata Duj. et la Vag. inquilina Duj. ne sont pomt des Vorticellines,
mais des Tintinnus.
10e Genre. — LAGENOPHRYS.
Le genre Lagenophrys a été établi par M. Stein, pour les Vorticellines cuirassées qui ne sont point fixées au fond de leur coque, mais librement suspendues à l’ouverture de celle-cr.
M. Stein, qui a étudié ce genre avec beaucoup de soin”, nous à fait connaître trois espèces qui s’y rapportent, et auquel il donne les noms de L. Vaginicola, L. Ampulla et L. Nassa. La première, qui habite sur les extrémités et la queue de la Cyclopsine Staphylinus, n'est pas rare aux environs de Berlin (M. Stein la observée à Niemegk). Les deux autres, qui vivent sur des Gammarus, ne nous sont pas connues. Nous avons observé une quatrième espèce, sur des Gypris, à Jussy, près de Genève; malheureuse ment, les dessins qui se rapportent à elles se sont égarés sur la route de Berlin à
Genève.