‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 56 sur 210 · Partie antérieure pro · texte numérisé non relu

Partie antérieure pro

Des pieds-cirrhes distribués en ran-

l gées régulières, longitudinales ou Des cirrhes mar-

cu : obliques.

= ginaux. longée en forme de

= col hérissé desoies. 2. STICHOCHÆTA.

2 ° Des pieds crochets non distribués en rangées régulières... ... 5. STYLONYCHIA.

E £ Ur Des pieds cro- | Pas de pieds dorsaux. 4. EUPLOTES.

= Des cirrhes fron- é yE G

% | Pas de cirrhes ne chets. | Des pieds dorsaux... 5, SCHIZOPUS.

DA marginaux. ? l Pas/depiedsYcrochets" "RAA ENT EC ERT 6. CAMPYLOPUS. Pas de cirrheS frONÉAUX. 22 rec re-ceptere- er 7. ASPIDISCA.

fe Genre. — OXYTRICHA'.

Les Oxytriques sont proches parentes des Stylonychies, dont ellesne se distinguent que par la présence de rangées longitudinales régulières de pieds-cirrhes sur la face ventrale. 1. Il est possible qu’une partie tout au moius des espèces décrites par M. Ehrenberg dans la famille des Enchelia,

sous le nom de Trichodes, doivent rentrer dans le genre Oxytrique. En tout cas, les Trichoda de cet anteur ont tous

été trop imparfaitement observés pour que la systématique actuelle en puisse rien faire.

Les autres caractères distinctifs donton pourrait être tenté de se servir, tels que les piedsrames ou les pieds-crochets, n’ont aucune valeur réelle. Les pieds-rames des Stylonychies se retrouvent en effet chez plusieurs Oxytriques, bien que dans un état en général rudimentaire, et les pieds-cirrhes des Oxytriques sont fréquemment suscepti-

bles de se mouvoir d’une manière très-analogue à celle des pieds des Stylonychies.

MM. Ehrenberg, Dujardin et Perty ont décrit un grand nombre d'espèces appartenant à ce genre, dont la plupart ne sont malheureusement pas reconnaissables. Ces auteurs n’ont, en général, pas vu les rangées longitudinales de pieds-cirrhes, et, lorsqu'ils les ont aperçus, il ne leur ont accordé qu’une faible importance, négligeant d’en compter le nombre et d’en fixer la position. Or, ce sont précisément ces predscirrhes qui fournissent les caractères les plus positifs pour la distinction des espèces. M. Dujardin caractérise les Oxytriques comme des animaux sans téquments, munis de cils vibratiles épars, entre lesquels sont d’autres cils plus épais, droits, flexibles, mais non vibratiles, ayant l'apparence de soies roides et de stylets. [l ajoute qu'une rangée régulière de cils obliques plus forts (les cils fronto-buccaux) se voit ordinairement en avant. [l n’est, dans le fait, pas une seule Oxytrique qui pût répondre à une semblable

définition.

Il est utile de distinguer chez les Oxytriques, outre les cirrhes fronto-buccaux, deux espèces de cirrhes formant des rangées longitudinales, à savoir les pieds-cirrhes ou cirrhes ventraux, et les cirrhes marginaux. Ces derniers correspondent à ceux que nous désignerons, sous Le même nom, chez les Stylonychies. Cette distinction est justifiée par le fait que les pieds-cirrhes forment des rangées assez exactement parallèles entre elles, tandis que les cirrhes marginaux (surtout la rangée gauche) s’éloignent souvent assez notablement de ce parallélisme pour suivre le bord de l’animal. De plus, chez les espèces qui portent en arrière des pieds-rames, les cirrhes ventraux ne dépassent jamais ces extrémités, tandis que les rangées de cirrhes marginaux se prolongent encore en arrière d'elles.

M. Ehrenberg, qui nous a donné jusqu'ici de beaucoup les meilleures figures d'Oxy-

triques, ne paraît pas s'être bien rendu compte de la configuration de la bouche. Tantôtil

la représente comme une fente placée sur la ligne axiale du corps et bordée de eirrhes

particuliers, tantôt il dessine, au contraire, les cirrhes fronto-buccaux comme se con-

tinuant dans les deux rangées de cirrhes marginaux.

Du reste, la conformation des Oxytriques est parfaitement identique à celle des Stylonychies, que nous étudierons plus en détail. Leur vésicule contractile est, comme chez ces dernières, toujours située du côté gauche. M. Ehrenberg parle, il est vrai, de deux ou trois vésicules contractiles chez l’Ox. gibba; mais cet animal ne paraît pas avoir été observé très-exactement par lui, et il ne faut pas oublier que la vésicule contractile se dédouble lorsqu'une division spontanée est près d’avoir lieu. — Le nucléus paraît être double chez toutes les espèces. M. Ehrenberg en indique, il est vrai, jusqu'à trois chez son Ox. gibha, mais il est possible qu’il ait eu affaire à un commencement de division spontanée. M. Dujardin se contente de dire que, quelquefois, on voit à l'intérieur des Oxytriques des corps ovales ou arrondis, blanchâtres, demi-transpa-

rents, que M. Ehrenberg a pris pour des testicules.

La cavité du corps est relativement plus grande chez beaucoup d’Oxytriques que chez les Stylonyehies. Chez ces dernières, cette cavité ne pénètre jamais dans la partie postérieure du corps, et atteint à peine le niveau de la ligne d’implantation des pieds-rames. Chez la plupart des Oxytriques, au contraire, la cavité s’étend jusqu’à l'extrémité postérieure du corps, dont le parenchyme n’est pas plus épais dans cette région que partout ailleurs. Les Oxytriques munies de queue font cependant exception, en ce sens, que la cavité du corps ne s'étend pas, chez elles,

au-delà de la base de la queue.

L’anus est placé un peu en avant de l'extrémité postérieure du corps, à droite de la ligne médiane, c’est-à-dire à la base des pieds-rames, chez les espèces qui en possèdent. C’est aussi là que se trouve l'anus chez les Stylonychies. Chez les espèces uro-

dèles, lanus est placé naturellement avant la queue.

Les Oxytriques se comportent, sous le rapport du nucléus et de la vésicule con-

tractile, comme les Stylonychies (V. Genre Stylonychia) .

ESPÈCES

1 Oxytricha Urostyla. (N. PI. V, Fig. 2.)

DrAGNOSE, Sept rangées longitudinales de cirrhes sur la face ventrale, dont deux seulement se prolongent jusque sous l'arc frontal. Huit pieds-rames.

Cette espèce atteint une fort grande taille. Elle a, en général, une grandeur de Omm,29 et présente toujours une couleur brune intense, due à de petits granules pigmentaires disséminés dans le parenchyme de son corps. Son front est relativement élevé et séparé du dos par un sillon très-profond, dans lequel sont implantés les cirrhes frontaux. La fosse buccale est profondément excavée, et son bord droit forme une sorte de lèvre mince qui domine la fosse, comme le ferait un bord de toit. Sous cette lèvre sont implantés des cirrhes analogues à ceux que nous verrons chez les Stylonychies. Ceux de ces cirrhes qui sont le plus en avant forment un faisceau qui se recourbe en arc du côté de la rangée buccale. Cet are limite la fosse buccale du côté du front. Il en existe un semblable chez plusieurs autres espèces.

La face ventrale présente sept rangées de cirrhes longitudinales, les marginales comprises. L’extrémité postérieure est munie de huit pieds-rames peu développés, ordinairement un peu infléchis du côté gauche, et compris entre les deux rangées marginales. La rangée marginale droite fait une sinuosité profonde en se rapprochant de la ligne médiane, sinuosité qui est répétée par les rangées ventrales, car celles-ci cheminent assez exactement parallèles avec la rangée marginale droite. — Le front se détache chez cette espèce toujours très-nettement de la face ventrale et laisse complètement sur sa droite la partie antérieure de la rangée margmale droite et de la première rangée ventrale. La seconde rangée ventrale s'étend, depuis les pieds-rames jusqu'au niveau de la vésicule contractile, sans se continuer au-delà. La troisième et la quatrième, au contraire, s'étendent depuis les pieds-rames jusque sous Pare frontal, en longeant le bord droit de la fosse buccale. Leur extrémité antérieure s’infléchit vers la gauche parallèlement au bord du front. L'origine de ces deux rangées se trouve

donc séparée de la rangée marginale droite et de la première rangée ventrale par la

moitié droite de l'arc frontal. La cinquième rangée ventrale commence à peu près au niveau de la bouche, un peu à gauche de celle-ci, et s'étend jusqu'aux pieds-rames. Enfin, la rangée marginale gauche prend son origine un peu plus en avant que la cinquième rangée ventrale et suit plus ou moins le bord gauche de animal, laissant la vésicule contractile sur sa droite.

Il n’est pas impossible que notre 0. Urostyla soit l'Urostyla grandis de M. Ebrenberg (Inf., p. 369. PI. XLI, Fig. VIN). Cet auteur décrit l'animal en question comme étant muni de rangées longitudinales de cils sur la face ventrale, et ayant une apparence jaunâtre lorsqu'il est vu sous le microscope. Il a cru remarquer, soit à la partie antérieure, soit à la partie postérieure, quelques soies plus longues placées entre les cils. A l'extrémité postérieure, il dit avoir vu une petite fente, indiquant sans doute l'anus, et bordée du côté gauche de cinq à huit styles. Ces styles sont peut-être les huit pieds-rames que nous avons décrits; mais nous n'avons rien vu qui ressemblât à une fente.

Malgré cela, la description de M. Ehrenberg pourrait, à la rigueur, s’appliquer à notre Oxytricha Urostyla, si ce savant n’attribuait à son Urostyla grandis un seul nucléus; or, notre Oxytrique en a toujours deux, comme les autres espèces du genre. Aussi n'est-ce qu'avec doute que nous citons l'Urostyla grandis comme synonyme de

l'Oxytricha Urostyla.

2° Oxytricha fusca. Perty. Zur Kenntn., etc., p. 154, PL. VI, Fig. 19. DrAGNOsE. Forme de l'O. Uroslyla; pas de pieds en rame.

Nous avons fréquemment rencontré une Oxytrique voisine de la précédente, mais atteignant parfois une taille encore plus grande qu’elle. Comme elle,elle est blanche à la lumière incidente, tandis qu’elle présente une teinte enfumée lorsqu'elle est vue par transparence. Elle se distingue de l'O. Urostyla par l'absence deshuit pieds-rames. Nous n'avons pas réussi à compter jusqu'ici d’une manière certaine le nombre des rangées ventrales de pieds-cirrhes, bien que ce nombre nous ait paru être plus grand que chez l'espèce précédente. C’est sans doute cette espèce que M. Perty a décrite très-imparfaitement, sous le nom d'Oxytricha fusea, sans avoir mentionné les rangées de pieds-

cirrhes.

30 Oxytricha multipes. (V. PE. V, Fig. 1.)

DraëNosE. Sept rangées de cirrhes sur la face ventrale, dont quatre se continuent jusque sous l’are frontal. Huit

pieds-rames, Pas de queue.

L'O. multipes ressemble beaucoup à FO. Urostyla. Elle est un peu plus petite, n’atteignant qu'une longueur de Onm,10 à 0,15, et un peu plus étroite. Elle est, comme les deux espèces précédentes, blanchâtre à la lumière imcidente, mais foncée lorsqu'on l’observe par transparence. La teinte de cette coloration est un brun tirant en général d’une façon très-décidée vers le verdâtre. Le front est ordinairement moins sallant que chez l'O. Urostyla. Les rangées de pieds-cirrhes sont en nombre égal chez les deux espèces, c’est-à-dire qu'il y a chez l’une comme l’autre deux rangées marginales comprenant entre elles cinq rangées de cirrhes ventraux. Mais, tandis que chez l'Oxytricha Urostyla trois rangées ventrales seulement atteignent la partie antérieure du corps, et que deux d’entre elles seulement se prolongent jusque sous l'arc frontal, nous trouvons chez l'O. multipes, en outre de la rangée marginale droite, quatre rangées de pieds-cirrhes se prolongeant à peu près parallèlement avec le bord droit de la fosse buccale jusque sous l'arc du front. Le cirrhe qui, dans chacune de ces rangées, se trouve placé le plus en avant, atteint des dimensions beaucoup plus considérables que les autres et prend une apparence tout-à-fait semblable à celle des crochets des Stylonychies et des Euplotes. Le cirrhe placé immédiatement en arrière de chacun de ces quatre crochets est également plus fort que les suivants, sans atteindre la taille des précédents. Tous les cirrhes des quatre rangées qui sont placés plus en arrière, à peu près jusqu’au niveau de la bouche, se meuvent également à la manière des pieds-crochets des Stylonychies, bien qu’ils soient de taille relativement petite. Ge sont de véritables pieds-marcheurs. C’est là le caractère saillant de cette Oxytrique, qu’on reconnait aussitôt à cette multitude de crochets en activité sur la moitié droite de l’animal et aux quatre crochets, bien plus forts, situés en avant des autres.

La partie postérieure de lPanimal est munie de huit pieds-rames, comme cela à lieu chez l'O. Urostyla. Cependant ces pieds sont relativement beaucoup plus forts que chez cette dernière, et leur ligne d'implantation est moins rapprochée de l'extré-

mité postérieure. Les deux rangées de cirrhes marginales se continuent en arrière

144 ÉTUDES SUR LES INFUSOIRES des pieds-rames, tandis que les rangées ventrales ne dépassent pas le niveau de ceux-ci.

Enfin, nous avons à noter que la vésicule contractile se continue, soit en avant, soit en arrière, en un vaisseau longitudinal, qui se montre d’une manière très-distincte au moment de la contraction de la vésicule, parce qu'il se trouve alors distendu par le liquide chassé dans son intérieur.

Nous avons trouvé cette Oxytrique dans diverses localités des environs de Berlin, en particulier dans les étangs du Grunewald, de Pichelsberg et de la Jungfern-

haide.

4° Oxytricha qibba. (N. PI. V, Fig. 8.)

DrAGNosE. Seulement cinq rangées de pieds-cirrhes sur la face ventrale ; pas de queue.

Nous conservons le nom d’O. gibba à l'espèce que nous avons figurée, PI. V, Fig. 8, sans oser affirmer d’une manière bien positive que ce soit l'animal auquel M. Ehrenberg a donné ce nom (V. Ehr. Infus., p. 365, PI. XLI, Fig. ID). Mais les descriptions de cet auteur, qu'on pouvait taxer de soigneuses à l’époque où elles furent faites, sont tellement insuffisantes en face des progrès de la science actuelle, qu'il faut beaucoup de hardiesse pour en faire usage. La diagnose de M. Ehrenberg (0. corpore albo, lanceolato, utrinque obtuso, ventre plano, setarum serie duplici insigni, ore amplo rotundato) s'applique à notre Oxytrique, à l'exception de ce qui concerne les cirrhes et la bouche. Cependant nous ne pouvons guère nous arrêter au fait que M. Ehrenberg n’a compté que deux rangées de cirrhes, tandis que nous en trouvons six, les deux marginales comprises. En effet, tout ce qui a rapport aux pieds-cirrhes des autres Oxytriques est trop imparfait chez M. Ehrenberg, pour que nous puissions attacher grande valeur aux données relatives à ce cas particulier. M. Ehrenberg indique, d’ailleurs, que la rangée de cirrhes buccaux se continue directement dans les deux rangées ventrales, et que celles-ci se terminent par quatre ou cinq soies caudales plus allongées. Or, il est certain que chez aucune Oxytrique les cirrhes buccaux ne forment une rangée continue avec les cirrhes ventraux. Ce que M. Ehrenberg dit des soies caudales est, par contre, également vrai pour notre Oxytrique. — Une autre

preuve que M. Ehrenberg n’a pas accordé une grande attention aux cirrhes ventraux,

ET LES RHIZOPODES. 145 c’est que, dans les figures IE, et Il, (PL XLD), il n’a dessiné les pieds-cirrhes que du côté gauche.

Notre O. gibba à dans le fait, comme nous le disions, en outre des deux rangées marginales, quatre rangées de cirrhes ventraux. Trois d’entre elles, disposées à droite du bord droit de la fosse buccale, s'étendent depuis l’arc frontal jusqu’à l'extrémité postérieure. La quatrième commence seulement au niveau de la bouche environ, un peu à gauche de celle-ci, et s'étend, comme les précédentes, jusqu’à extrémité postérieure. Les deux rangées ventrales médianes sont très-rapprochées l’une de l’autre, et celle qui est la plus voisine du bord de la fosse buccale, c’est-à-dire la troisième à partir de droite, est formée par des cirrhes relativement un peu plus petits et plus grêles que ceux des autres rangées ventrales. Le cirrhe, placé le plus en avant dans chacune des trois rangées qui se continuent jusque sous l'arc du front, atteint des dimensions considérables et se meut constamment, comme les pieds-crochets des Stylonychies et des Euplotes. Les cirrhes suivants sont plus ou moins aptes à se mouvoir de temps à autre d’une manière analogue, mais ce n’est jamais là qu’un phénomène passager.

M. Ehrenberg indique chez son 0. gibba deux ou trois vésicules contractiles placées sur autant de glandes sexuelles (nucléus). Il est possible, partant, qu'il ait eu affaire, soit au prélude d’une division spontanée, soit à la formation d’embryons. Notre ©. gibba n’a, à l’état normal, qu'une vésicule contractile, qui n’est nullement placée sur lun des deux nucléus, mais occupe la même place que chez toutes les autres Oxytriques et chez les Stylonychies.

Cette Oxytrique, que nous avons rencontrée plusieurs fois dans les eaux douces des

environs de Berlin, atteint une longueur de Omm 10 à 0,13.

3'Oxytricha Pellionella. Ehr. nf. p. 364. PL XL Fig. 10.

Le nom d’'O. Pellionella doit être conservé à la plus commune des Oxytriques, quelque éloignée qu'elle soit de la description de M. Ehrenberg. Ge dernier n’a, en effet, vu ni les cirrhes marginaux, ni les rangées de pieds-cirrhes sur la face ventrale, qui existent cependant chez toutes les Oxytriques. Cette espèce, plus petite que les autres,

est aussi d’une observation assez difficile. Nous préférons ne pas entrer dans des détails circonstanciés à son sujet, parce que nous ne l’avons pas étudiée d’une manière assez complète. M. Ehrenberg indique chez cette espèce que la division spontanée est précédée par la formation de quatre nucléus et la division de la vésieule contractile. Gette observation est très-exacte. Elle parait être vraie de toutes les Oxytriques et

Stylonychies.

6° Oxytricha caudata. Ehr. Inf. p. 365. PL XL, Fig. 41. (VAP LAVE RTE 07e)

DiAGNOSE. Cinq rangées de cirrhes bien développés sur la face ventrale, Une queue non rétractile

L'Oxytrique à laquelle M. Ehrenberg donne ce nom paraît avoir été observée et figurée par lui d’une manière très-imparfaite. Ce savant indique, en effet, que la partie médiane de la face ventrale est dépourvue de cirrhes et ne présente qu’un large sillon longitudinal, disposition qui ne paraît exister chez aucune Oxytrique. M. Ehrenberg n’a vu des cirrhes chez son O. caudata qu’'autour de la fosse buceale, et, en outre, il indique cinq soies caudales. La circonstance que la fosse buccale est, pour lui, un sillon sur la ligne médiane, cilié sur tout son pourtour, ne doit pas nous arrêter, puisque M. Ehrenberg dessine également souvent la bouche des Stylonychies de cette manière-là.

Nous croyons retrouver l'O. caudata Khr. dans une Oxytrique assez fréquente, chez laquelle les ecirrhes frontaux forment une rangée, qui, logée d’abord dans le sillon qui sépare le front du dos de Panimal, s’inféchit ensuite du côté gauche de manière à arriver sur la face ventrale, comme chez les autres Oxytriques. Cette espèce possède, en outre des deux rangées de cirrhes marginaux, trois rangées de pieds-cirrhes ventraux. Deux de celles-ci sont situées à droite de la fosse buccale, et s'étendent depuis Parc frontal jusqu'à l’extrémité de la queue; celle qui est le plus rapprochée du bord de la fosse buccale est composée de cirrhes plus petits et plus grêles que l’autre. La troisième prend son origine un peu au-dessus du niveau de la bouche, et à gauche de celle-ci, pour s'étendre jusqu'à l’extrémité de la queue. — Les cirrhes marginaux

du bout de la queue sont notablement plus longs et plus vigoureux que les autres,

ce qui explique pourquoi ce sont les seuls qui paraissent avoir été vus par M. Ehrenberg.

Les deux nucléus sont très-allongés et plus rapprochés l’un de l’autre que dans la plupart des autres espèces.

L’O. caudata habite les eaux douces des environs de Berlin.

7° Oxytricha crassa. (N. PL. VE, Fig. 7.)

DIAGNOSE. Oxytrique bossue, sans queue, mais rétrécie soil en avant, soit en arrière. Pieds-cirrhes beaucoup

plus courts que chez toutes les espèces précédentes,

Cette espèce est facile à reconnaître à sa forme toute particulière. Elle est fort large dans son milieu et va s’amincissant graduellement vers les deux extrémités. L’extrémité antérieure s’infléchit en outre du côté gauche, et l'extrémité postérieure fait de même, quoique à un moindre degré. Il en résulte que la convexité du côté droit est beaucoup plus forte que celle du côté gauche. Le bord gauche n’est même convexe que dans son milieu et concave vers les deux extrémités. Le dos de lanimal est trèsélevé, formant une bosse considérable, de sorte que le nom d’0. gibba conviendrait encore mieux à cette espèce qu’à celle que M. Ehrenberg a désignée sous ce nom. Le front ne fait pas saillie, comme dans les espèces précédentes, de sorte que les cirrhes frontaux sont implantés immédiatement sur la face inférieure et non pas dans un sillon fronto-dorsal. Les cirrhes frontaux descendent, du reste, beaucoup plus bas sur le côlé droit que chez les autres espèces.

La fosse buccale est étroite et allongée. La bouche est située plus à gauche que chez la plupart des autres Oxytriques.

Les cirrhes ventraux sont grêles et courts. Nous en avons compté en tout cinq rangées, dont trois prennent leur origine à droite de la fosse buccale. Les cirrhes de l'extrémité postérieure sont plus longs que les autres et sont en général trainés passivement comme des pieds-rames.

Nous avons rencontré assez fréquemment cette Oxytrique au milieu de floridées, dans le fjord de Bergen, en Norwége. Elle nous a constamment offert une couleur brune jaunâtre, due, sans doute, à la nourriture qu’elle avait prise.

L'O. crassa atteint en général une taille de Omm, 15.

8° Oxytricha auricularis. (NV. PL V, Fig. 3-6.) DrAGNOSE. Partie antérieure élargie, Pieds-cirrhes tout à fait rudimentaires. Une queue non rétractile.

Cette espèce se reconnait facilement à sa forme, qui rappelle plus ou moins celle d’un eure-oreille, et aux soies rudimentaires des côtés de sa queue, qui sont trop brèves pour pouvoir servir à la marche ou à la natation, et qui ont l’air de petits bâtonnets courts implantés dans les téguments, ou de petites verrucosités.

Il n’y a chez cette espèce, pas plus que chez PO. crassa, de front faisant une saillie prononcée, et, par conséquent, pas de sillon fronto-dorsal. Les cirrhes frontaux sont, par suite, implantés immédiatement sur la face inférieure de l'animal. La bouche est située plus en avant que chez la plupart des espèces du genre. Toute la face ventrale est ornée de pieds-cirrhes excessivement courts formant des lignes obliques, dont nous n'avons pu compter exactement le nombre. À la queue, nous avons compté cinq rangées longitudinales de cirrhes fort courts. Les rangées les plus rapprochées du bord et de chaque côté, sont réduites à l’état d’une ligne de simples verrucosités. La ligne médiane est composée de cirrhes un peu plus faibles que les deux lignes avoismantes. Les cirrhes qui sont situés à l'extrémité même de la queue forment un faisceau de soies plus allongées.

L'Oxytricha auricularis atteint, en moyenne, une taille de 0,30.

Nous avons observé cette espèce, soit dans le fjord de Bergen, soit aux environs de Glesnæsholm, près de Sartorôe, sur les côtes de Norwége. M. Lieberkühn nous a dit l’avoir trouvée également dans les eaux de la mer, à savoir dans la Baltique, près

de Wismar.

9 Oxytricha retractilis. (N. PL. NV, Fig. 3-4.)

DrAGNOSE. Oxytrique à partie antérieure très-étroite ; une queue rétractile.

Cette espèce est très-facilement reconnaissable à la partie antérieure, qui est extrêmement rétrécie, tandis que la partie médiane forme un renflement ovoide et que la

parte postérieure est prolongée en une espèce de queue rétractile. Nous n'avons pas

pu compter d’une manière bien positive le nombre des rangées de pieds-cirrhes, mais l'espèce est bien suffisamment caractérisée sans cela. Les pieds-cirrhes sont fort courts, à l'exception de deux ou trois, au bout de la queue, qui sont comparables aux pieds en rame d’autres espèces. Le front est orné de cinq soies ou cirrhes considérablement plus longs que les cirrhes buccaux. Cette espèce est surtout remarquable par la circonstance que sa queue est rétractile. L'animal peut subitement, en faisant un soubresaut, la retirer presque jusqu’à disparition complète (V. Fig. #4). L'Oxytricha retractilis atteint une longueur de Omm,08, la queue non comprise. Celle-ci peut s’allonger bien plus que nous ne l'avons représenté dans notre figure.

Nous avons trouvé cette espèce dans le fjord de Bergen (Norwége).

M. Ehrenberg décrit encore diverses espèces d’Oxytriques, qu'il sera bien difficile de reconnaitre d’après les figures qu'il en donne. Son Oxytr. Cicada (nf., p. 366, PI. XLI, Fig. IV), chez laquelle il n’a pu constater avec certitude ni la bouche, m l'anus, ni le nueléus, et dont 11 n’a vu que fort imparfaitement les pieds (il dit simplement qu'il a vu des organes sétiformes à la face ventrale), pourrait fort bien n'être pas une Oxytrique, mais un Aspidisea.

L’'O. Lepus Ehr. (Inf., p. 367, PI. XLI, Fig. V) est observée d’une manière trop insuflisante pour qu'on puisse la reconnaitre, puisque M. Ebhrenberg dit lui-même n'avoir reconnu avec certitude ni bouche, ni anus, ni nucléus.

L'O. Pullaster Ehr. (Inf., p. 366, PI. XLE, Fig. ID est aussi peu reconnaissable que les précédentes. M. Ehrenberg n’a vu, en fait d’extrémités, que les cirrhes de la bouche et une dizaine de soies caudales. IT dit lui-même qu'une partie de ses dessins sont quelque peu aventureux (Abhildungen zum Theil abentheunerlich).

L'O. platystoma Ehr. (Inf., p. 365, PL XLE, Fig. D n’a pas été observée d’une mamère plus complète que les précédentes. M. Ehrenberg ne sait lui-même si ce ne sont peut-être pas de jeunes individus de son Urostyla grandis. Relativement aux extrémités, il se contente de dire que la face ventrale est bordée de cils sur son pour-

tour, cils qui sont plus longs à la partie antérieure et à la partie postérieure que sur

les côtés. Dans tous les cas, la fig. F, (PL XL), qui doit représenter la face ventrale, est renversée.

L'Ox. rubra Ehr. (Inf., p. 364, P. XL, Fig. IX) est une espèce marine qui doit ressembler à l'O. caudata, si ce n’est cette espèce-là même. La couleur rouge ne peut être un caractère distinctif. C’est une couleur que prennent une grande partie des infusoires vivant sur les floridées, par suite de ce qu'ils avalent en grande quantité des débris de ces algues. M. Ehrenberg dessine chez cette espèce deux rangées de cirrhes longitudinales sur la face ventrale. S'il n’y en a réellement pas davantage, c’est un caractère qui, dans l’occasion, pourrait servir à faire reconnaître cette espèce. — L'animal que M. Dujardin désigne sous le nom d’0. rubra sera encore plus difficile à reconnaître, puisque cet auteur n'a su distinguer chez lui les deux rangées de cirrhes en question.

L’O. incrassata Day. (nf, p. #18, PL. XL, Fig. 14) ne pourra jamais être retrouvée par personne. M. Dujardin n’a pas vu ses ecirrhes ventraux, et la forme générale du corps n'offre aucun caractère saillant. Il en est de même de l'O. Linqua Duj. (Inf., p. #18, PL. XI, Fig. I), dont on ne peut même affirmer que ce soit réellement une Oxytrique.

L'Oxytricha radians Duj. (Inf., p. 420, PI. XI, Fig. 46) n’a, à en juger par le dessin de M. Dujardin, rien qui permette de la rapprocher des Oxytriques, ni d'aucun

autre genre connu.

Les Oxytriques ont été, en général, bien maltraitées par M. Perty, comme tout le reste de la famille. Il est impossible de rien faire de son Oxytricha ambiqua (Zur Kennt., p. 153, PI. VI, Fig. 17-18), dont il n’a vu ni les pieds, ni la bouche. Son O0. gallina (Zur Kennt., p. 15%, PL IX, mittlere Abth., Fig. 7) ne peut réclamer un meilleur sort, car il n’en donne pas de description, et le dessin qui doit remplacer celle-ci est au-dessous de toute critique. La diagnose de VO. decumana Perty (Zur Kennt., p. 154) est complètement insuffisante à caractériser une Oxytrique, et l'on n’a pas même ici le secours d’une esquisse aventureuse, car M. Perty annonce n'avoir pu faire de dessin de cette espèce.

Quant à ce qui concerne l'O. protensa Perty, il serait peut-être possible de la re-

connaître à ce qu'elle est relativement beaucoup plus longue et beaucoup plus étroite qu'aucune des espèces connues. Mais 1! est fort douteux que M. Perty ait eu sous les yeux une Oxytrique. En effet, il dit que les cils, bien que toujours fort difficiles à voir, étaient cependant plus faciles à reconnaître sur la face supérieure que sur la face inférieure. Or, la face dorsale n’est pas ciliée chez les Oxytriques.

L’'O. plicata Kichwald (Dritter Nachtrag z. Inf. Russl., p. 131, PI. VE, Fig. 44) est un animal complètement indéterminable, qui n'appartient peut-être pas même à la famille des Oxytrichiens.

Il est fort possible qu'il faille, ainsi que M. Dujardin et Perty l'ont déjà fait, joindre tout ou partie du genre Uroleptus Ehr. aux Oxytriques. M. Ehrenberg range, il est vrai, ses Uroleptus parmi les Colpodéens, mais ces animaux n’ont évidemment été observés que d’une mamière fort incomplète, par lui, comme cela ressort déjà du fait qu'il ne pût reconnaître leurs € organes sexuels » (nucléus et vésicule contractle), et quil est obligé de se borner à dire à ce sujet qu O.-F. Mueller à vu une vésicule contractile chez l'Uroleptus Piscis. Du reste, la famille des Colpodea est basée, dans le système de M. Ehrenberg, sur la position de la bouche et de Panus, et cet auteur paraît n'avoir pas reconnu bien positivement la position de ce dernier chez les Uroleptus. Il dit, en effet, qu'il n'a pu déterminer Panus qu'avec une grande vraisemblance, mais cependant pas avec certitude (leh habe die Afterstelle nur mit grosser Wabhrscheinlichkeit festgestellt.)

M. Lieberkühn (d’après une communication verbale) paraît penser cependant qu’on ne peut pas assimiler indistinetement tous les Uroleptus aux Oxytriques. Il croit reconnaître dans plusieurs d’entre eux la Plagiotoma lateritia, où des infusoires voisins de cette espèce. M. Lieberkübn pourrait bien avoir raison dans sa manière de voir, car M. Ebrenberg dit positivement que lUraleptus Piscis était cilié sur toute sa surface. Chez les autres espèces, M. Ehrenberg compte le nombre des rangées de cils qu'on trouve sur l’une des moitiés du corps (Halbansicht}, d'où il semble ressortir que l’autre moitié est également ciliée. Dans tous les cas, il n’y a pas de doute que l’Uroleptus Filum n'est pas une Oxytrique, mais un infusoire très-voisin du Spirostomun ambiquum, el par conséquent aussi de la Pursaria (Plagiotoma) lateritia de

M. Ehrenberg.

2me Genre. — STICHOCH ÆTA.

Ce genre se rapproche des Oxytriques par l'existence de pieds-cirrhes sur la face ventrale et de cirrhes marginaux, mais il s’en distingue clairement par sa partie antérieure, qui est allongée en forme de col aplati, hérissé de soies longues et fines du côté gauche. Le nucléus est double comme chez les Oxytriques et les Stylonychies. Nous n'avons pas observé directement l'anus, mais il est probable qu'il est, comme

chez les Oxytriques, situé à la partie postérieure du corps.

ESPÈCES

Stichocheta cornuta. (N. PI. VI, Fig. 6.) DIAGNOSE. Partie antérieure armée d'un cirrhe vigoureux, long et pointu.

Cet animal, que nous avons trouvé plusieurs fois dans les environs de Berlin, soit à Pichelsberg, soit dans les tourbières de la Jungfernhaide et dans la Spree, a, en quelque sorte, la forme d’une bouteille à long col. Le corps proprement dit est ovale. Le col est aplati, plus long que le reste du corps, et, en général, infléchi du côté droit. Du reste, ce col est très-flexible et peut se mouvoir dans tous les sens, sinon avec autant de souplesse que celui d’une Lacrymaria Olor, du moins avec autant de souplesse que celui de plusieurs Amphileptus. L’extrémité antérieure du col est munie d’un cirrhe droit, fort et pointu, qui fait penser à la corne de la licorne. La rangée des cils buccaux part de ce cirrhe plus long et descend du côté gauche en se rapprochant de la ligne médiane. Elle conduit à la bouche qui est placée à la base du cou. Cette base est légèrement creusée en gouge, de manière à former une espèce de fosse buccale allongée. Un faisceau de longues soies sort de la bouche. Nous n'avons pas réussi jusqu'ici à déterminer la longueur de l’æsophage.

La rangée droite des cirrhes marginaux est comme chez les Oxytriques et les Sty-

lonychies, plus longue que la rangée gauche, et s'étend sur toute la longueur du cou.

Les rangées de cirrhes ventraux nous ont paru être au nombre de trois; cependant

ET LES RHIZOPODES. 153 nous n'oserions affirmer qu'il n°y en ait pas une quatrième placée tout-à-fait en arrière. Les Stichochæta que nous avons eues sous les yeux étaient toujours si remplies de nourriture, et leur parenchyme était souvent si garni de grains de chlorophylle, que l'observation des pieds-cirrhes était fort difficile. Les rangées ventrales ont une direction oblique de droite à gauche, tout en étant courbées en S.

Les soies qui garnissent le côté gauche du cou sont excessivement fines, longues et roides, et par suite difficiles à voir. Elles restent immobiles pendant la natation; mais comme les Stichochæta sont des sauteurs très-vifs, il n’est pas impossible qu'il faille chercher dans ces soies les organes de la saltation.

La Stichochaeta cornuta nage très-fréquemment à reculons, diastrophiquement, comme dirait M. Perty, sans cependant changer notablement de forme pour cela. Son mouvement favori consiste à quitter les algues, au milieu desquelles elle cherche sa pâture, pour se retirer brusquement à reculons et en ligne droite jusqu’à une certaine distance ; après quoi, elle regagne plus lentement la place qu'elle vient de quitter, pour reculer de nouveau brusquement, presque comme une flèche, et ainsi de suite.

La Stichochaeta cornuta atteint, en moyenne, une taille de Own 08.

Nous avons rencontré parfois une Stichochæta un peu plus petite que la précédente, et dépourvue du cirrhe en forme de corne pointue, qui caractérise celle-ci ; mais nous n'avons pu l’étudier d'une manière assez complète pour pouvoir dire si elle s'éloigne d’elle par d’autres caractères encore.

[n’est pas impossible que la Stichotricha secunda de M. Perty (zur Kenntniss, etc., p. 153, PI. VE, Fig. 15) doive être rapportée à ce genre. M. Perty caractérise son genre Stichotricha de la manière suivante : animaleules en forme de lancette ou de bistouri, allongés, étroits et aplatis en avant, et munis, sur l’un des côtés de la fente buccale, de cils disposés en travers. Ces cils, disposés en travers, ne sont pas, dans tous les cas, les longues soies caractéristiques dont sont armées les Stichochæta : ce sont simplement les cirrhes buccaux. M. Perty indique que sa Stichotricha secunda est fort sujette à la diastrophie, comme notre Stichochaeta cornuta ; mais il ajoute qu'elle

change alors notablement de forme, ce qui n’est pas le cas chez cette dernière.

Du reste, il est difficile de déterminer si M. Perty a bien réellement eu affaire à un animal appartenant à la famille des Oxytrichiens. M. Lachmann” à déjà émis l'idée que la Stichotricha secunda Perty pourrait appartenir au genre Chætospira Lachmann. M. Lieberkühn, qui connaît fort bien, soit les Chætospires, soit les Stichochæta, est d'avis que la Stichotricha secunda de M. Perty est une Chætospire, d'autant plus que, d’après ses observations, les Chætospires n'habitent point toujours leur fourreau, mais

qu'on les rencontre fréquemment nageant libres dans l’eau.

DeGenre. — STYLONMONTA"

Le genre Stylonychia est caractérisé par la présence simultanée de véritables piedscrochets et de cirrhes marginaux, ce qui le distingue d’une part des Euplotes, et d'autre part des Oxytriques. Les pieds-cirrhes de ces dernières étant toutefois susceptibles de se mouvoir à peu près de la même manière que de véritables pieds-crochets, on pourrait se trouver parfois embarrassé pour déterminer si tel animal appartient au genre Stylonvchia plutôt qu'au genre Oxytrique. Pour rendre la distinction plus facile, nous dirons que le nom de Stylonychia doit être restreint aux espèces qui, outre les deux rangées de cirrhes marginaux, n'ont pas d’extrémités disposées en r angées longitudinales réqulières sur la surface ventrale. Les pieds qu'on trouve en ar rière de la bouche chez les Stylonychies, ne peuvent donner lieu à des confusions, attendu qu'ils sont toujours en petit nombre, et ne forment pas de rangées régulières. Toutes les espèces jusqu'ici connues sont munies de pieds en rames, au nombre de cinq, implantés non loin de l'extrémité postérieure de la face ventrale. Mais ce n’est p as là un caractère qui soit important pour distinguer ce genre des genres voisins, attendu que beaucoup d'Oxxtriques présentent des pieds en rames analogues.

M. Ehrenberg n’a pas suffisamment distingué chez les Stylonychies les cirrhes mar-

ginaux des cirrhes fronto-buccaux. Chez la Séylonychia Mytilus, qu'il a étudiée avec

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