Perty, page
5. Einige Bemerkungen über den Verdaungsapparat der Infusorien. Müller’s Archiv, 1859, page 74.
être considérée comme formant dans la science une phase d’aberrations et d'erreurs. Cette école, qui assimile complètement les infusoires aux éléments celluleux des tissus végétaux et animaux, a trouvé ses représentants principaux dans MM. de Siebold'et Kœælliker *. Elle considère le corps de tout infusoire comme composé d’une membrane et d’un contenu, doués chacun de propriétés contractiles, et elle retrouve le nucléus de la cellule dans l'organe que M. Ehrenberg désignait sous le nom de Glande séminale. L'existence de cellules possédant une bouche, un anus, un œsophage, et, comme nous le verrons plus loin, d’autres organes, était propre à soulever bien des objections. Aussi, bien que défendue encore par M. Leuckart?, la théorie cellulaire, après avoir trôné pendant quelque temps presque en autocrate, a vu peu à peu s'élever autour d’elle de nombreux adversaires. Déjà le traducteur anglais du travail de M. de Siebold * sur les plantes et les animaux unicellulaires, prédisait que l’avenir démontrerait maintes erreurs dans ces pages. M. Perty se prononça également contre l’unicellularité des infusoires. Il pense” que ces animaux ne doivent pas être comparés à wne seule cellule, mais à une combinaison de cellules qui n’ont pas atteint leur développement complet. Le degré d'organisation des infusoires est, à ses yeux, si imparfait, qu'il ne veut voir chez ces animaux ni différenciation de parenchyme, ni différenciation d'organes. Toutefois, il reconnait que certains infusoires rappellent vivement certains éléments animaux. C'est ainsi que les Stentors ont, pour lui, de l’analogie avec les cellules de l’épithélium vibratile de la trachée artère (!!).
Heureusement que l’école cellulaire a trouvé encore d’autres adversaires que M. Perty. Les recherches scrupuleuses dues à quelques savants, en tête desquels nous nous plaisons à nommer M. Lieberkühn, ont contribué durant ces dernières années, bien plus que le travail de M. Perty, à ruiner lavenir de cette école; et un ouvrage récent, le Traité d'Histologie de M. Leydig, s’est prononcé très-décidément contre
elle.
1. Siebold. Ueber einzellige Pflanzen und Thiere. Zeitschrift für wiss. Zoologie, I, p. 270 et suiv.
2. Kæœlliker. Das Sonnenthierchen, Actinophrys Sol. Zeitchr. f, wiss. Zool., 198. — Die Lehre von der thierischen Zelle dans Schleïden und Nægelis Zeitschr, f. wiss. Botanik. 1845.
5. Bergmann und Leuckart. Vergleichende Anatomie und Physiologie, Stutigart 1852, p. 55.
4. Quarterly Journal of microscopical Science. Vol, [. 1855, p. 206.
ÿ. Perty, p. 51.
On serait tenté de croire que la théorie de l’unicellularité des infusoires n’a plus aujourd’'hui qu’un intérêt historique, comme celle de la polygastricité. Cependant elle compte encore un champion bien décidé, un de ses anciens défenseurs, M. Kælliker, qui a relevé courageusement, dans un Mémoire récent, le drapeau chancelant de son école’, comme M. Ehrenberg* vient d’arborer de nouveau celui de la sienne. Chacun
d’eux, le dernier des Mohicans de ses propres idées!
La théorie de l’unicellularité des infusoires n’a pas besoin d’être combattue ici plus en détail. L'ouvrage que le lecteur a sous les yeux n’est qu'une longue protestation contre elle. Chacune de nos pages est un nouveau coup de hache porté à sa base.