‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 5 sur 210 · Voyez Dujardin, Infusoires. Paris, 1841, page · texte numérisé non relu

Voyez Dujardin, Infusoires. Paris, 1841, page

2, Perty. Zur Kenntniss der kleinsten Lebensformen. Bern, 1852, p. 50.

obéir à une force aveugle, comme des lambeaux d’épithélium vibratile. Il est probable que ces fragments ne tardent pas à se décomposer.

M. Perty', comme M. Dujardin, refuse l’existence de téguments à un grand nombre d’infusoires ciliés. Cependant il a devancé son modèle, en ce sens, qu'il reconnaît du moins l'existence d’un œsophage cilié. Mais c’est là tout. Il n’admet pas de cavité digestive. Les bols alimentaires® se fraient une voie à travers le parenchyme (« le sarcode ») du corps.

A l’époque même où M. Dujardin fondait sa théorie, Meyen * en exposait une bien différente en Allemagne. Au lieu de faire des infusoires de simples masses d’un sarcode homogène, il les représenta comme des animaux vésiculeux, dont la cavité était remplie par une substance gélatineuse. Il trouva l’épaisseur de la membrane enveloppante souvent fort considérable, et, chez les grosses espèces, il constata l’existence d’un œsophage cilié, à l'extrémité duquel les particules avalées se rassemblent pour former une espèce de bol. Une fois que ce bol a atteint une certaine grosseur, il est expulsé dans la cavité du corps.

Il est curieux que M. Dujardin cite le travail de Meyen pour corroborer sa manière de comprendre la structure des infusoires. Meyen concorde, il est vrai, avec le savant de Rennes dans les attaques qu'il dirige contre M. Ehrenberg ; mais l’accord ne va pas au-delà. Il y à une distance énorme entre les boules de sarcodes de M. Dujardin et les animalcules vésiculeux de Meyen.

Meyen était entré dans la bonne voie, et notre manière de voir ne diffère pas excessivement de la sienne, comme on le verra plus loin. Cependant il a fait du tort à l’esquisse qu'il venait d’ébaucher, en essayant une comparaison entre la structure des infusoires et celle de la cellule végétale. La raison principale de cette assimilation était que Meyen avait reconnu une structure évidemment en spirale dans la membrane de beaucoup de ses animaux vésiculaires.

Meyen s’est trouvé par suite le chef de l’école cellulaire, école qui a sans doute contribué à développer nos connaissances sur les infusoires, mais qui doit cependant

. Perty, page 52,

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