Die Infusionsthierchen, p. 19. a
ET LES RHIZOPODES. 271 placée dans la région postérieure, sans cependant être précisément terminale, comme chez le C. Cucullus.
La longueur moyenne de l’animal est de 0mn,039. Nous l’avons trouvé dans la Sprée, à Berlin.
La C. Ren Ehr. et la C. Cucullio Ehr. sont des arimaux de position encore incertaine, de l’aveu de M. Ehrenberg lui-même. Nous n’avons jamais vu d’infusoires que nous pussions leur rapporter avec quelque vraisemblance. Quant au C. Ren de M. Perty (Zur Kenntniss, etc., p. 145, PL V, Fig. 7), nous sommes singulièrement tentés d’y voir un Paramecium Colpoda. Le C. Luganensis, du même auteur, est un infusoire fort
mal observé, mais n’est certainement pas un Colpoda.
3e Genre. — CGYCLIDIUM.
Les Cyclidium sont des Paraméciens à corps comprimé, chez lesquels une ou plusieurs soies fort longues font saillie au dehors par la partie supérieure de la bouche.
Notre définition de ce genre n’a aucun rapport avec celle qu’en donnait M. Ehrenberg, car ce savant n’a pas eu connaissance des soies caractéristiques. Il rangeait ses Cyclidium dans la famille des Cyclidina, auxquels il refusait une ouverture anale et dont il faisait des Anenterés. Il ne les croyait point ciliés sur toute leur surface, mais seulement sur leur pourtour. Cependant il leur accordait bien une bouche. Aussi, M. Dujardin a-t-il fait très-décidément un pas en arrière en formant pour ces infusoires, et quelques autres aussi peu astomes qu'eux, la famille des Enchélyens, dont le principal caractère est d’être privés de bouche. Get auteur anabaptise, du reste sans aucune raison, le genre Cyclidium. Il rejette, sans dire pourquoi, la dénomination proposée par M. Ehrenberg, et fonde, sous les noms d’'Enchelys, d’Alyscum et d'Uro-
nema, trois nouveaux genres qui n’ont fait que jeter de la confusion dans la nomencla-
ture. En effet, il n’est point improbable que le même animal revienne sous trois noms différents dans chacun de ces genres. M. Stein a eu fort raison d'adresser à ce sujet une verte critique au savant de Rennes’.
Quelque mauvaises que soient les figures de Gyclidium données jusqu'ici par les auteurs, il n’en est pas moins facile de reconnaitre qu’elles se rapportent à des animaux de ce cenre, grâce aux descriptions qui les accompagnent. En effet, les Cyclidium présentent des mouvements si caractéristiques, qu'ils n’ont échappés à personne. Ils se meuvent par bonds saccadés, et, durant les intervalles, ils restent immobiles, leurs cils hérissés comme des aiguilles inflexibles. Ces mouvements sont dus à la présence d’une
soie saltatrice.
ESPÈCES
4° Cyclidium Glaucoma. Ehr. Inf.. p. 245. PI. XXIL, Fig. 1.
SYN. Uronema marina. Duj. Inf., p. 392. PI. VII, Fig. 13. ? Alyscuin sallans. Duj. Inf., p. 391. PI. VI, Fig. 3. ? Enchelys triquetra. Duij. Inf., p. 390. PI. VIF, Fig. 4. ? Acomia Ovulum. Duij. Inf., p. 588. PI. VI, Fig. 7.
Dracxose. Corps ovale, muni en avant d’une longue soie saltatrice.
Gette espèce, fort commune dans les eaux douces et dans la mer, est munie d’une bouche située un peu en arrière du milieu de la longueur. M. Ehrenberg indique la bouche à une place tout-à-fait inexacte, ce qui conduit M. Stein à supposer que ce savant prend la vésicule contractile pour l’ouverture buccale. La vésicule contractile est, en effet, placée à l’extrémité antérieure, un peu plus près du côté ventral que du côté dorsal, et se contracte beaucoup plus fréquemment que chez la plupart des autres in-
fusoires. M. Stein lui-même n’a réussi à voir ni la bouche, ni la soie qui en sort. Celle-
ci n’a été vue jusqu'ici que par M. Dujardin, chez les individus dont il a fait son A/ys--
cum saltans, et il la considère comme multiple, tandis que nous n'avons réussi à reconnaître qu'une soie unique. Du reste, il est fort possible que cet Alyscum ne soit pas un Cyclidium, mais un Pleuronema, et les soies en question seraient alors le fais-
ceau ventral qui caractérise ce genre.