‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 8 sur 210 · Annals and Mag. of Nat. History, 1856, p · texte numérisé non relu

Annals and Mag. of Nat. History, 1856, p

6. Ueber die Cuticula der Infusorien. Zeitschr. f. wiss. Zool, V. p. 422.

finit par former une vésicule hyaline dans l’intérieur de laquelle est suspendu le corps

#. contracté de l'animal. Ce corps, dit M. Cohn, ne reste uni à la cuticule que par un cordon placé là où se trouvait la bouche. Cette remarque est parfaitement juste; mais

ce cordon n’est pas autre chose que l’œæsophage, dont la surface est tapissée par une

membrane fine, la continuation de la cuticule générale. .

Du reste, on peut obtenir le détachement de la cuticule par d’autres réactifs que par l'alcool : par l'acide chromique étendu, par exemple. Il n’est même pas fort rare de rencontrer des imfusoires chez lesquels, par une circonstance fortuite, tout ou partie de la cuticule s’est soulevé de la surface du corps. Nous avons une fois trouvé une Epistylis plicatilis morte, dont tout le parenchyme s'était décomposé et dissous, mais dont la cuticule subsistait encore et conservait la forme de l’animal; et M. Lachmann a observé un Paramecium Aurelia parfaitement dans les mêmes conditions. Le Paramecium offrait même la particularité intéressante que les trichocystes, organes dont nous parlerons plus loin, étaient restés adhérents à la cuticule.

La cuticule est chez la plupart des infusoires comme chagrinée, apparence due à l'existence de sillons très-fins qui se croisent dans deux directions, de manière à laisser entre eux de petits rhombes plus élevés. Cette apparence chagrinée est très-marquée chez certains infusoires, comme le Paramecium Aurelia et le P. Bursaria. Chez d’autres, l’an des systèmes de stries est plus fortement marqué que l’autre, et chez un grand nombre, eufin, il ne paraît exister qu'un système unique. Il est difficile de décider si les stries forment des spirales ou des ellipses fermées. Cependant il est fréquent de reconnaître des points où deux stries se soudent, pour ainsi dire, Pune à Pautre. Tout ce que nous pouvons dire, c’est que les stries ne cheminent pas d'ordinaire parallèlement à l’axe, mais suivent une direction plus ou moins oblique à celui-ci, et qu’elles sont souvent courbées en $S. Chez les infusoires qui ne sont pas des solides de révolution, il est fréquent de voir les stries affecter une disposition toute différente sur l’une des faces que sur l’autre.

M. Dujardin, qui nie la membrane externe chez la plupart des infusoires, se contente de voir dans le chagrin de la cuticule une apparence réticulée du tégument, tandis que M. Ehrenberg veut en trouver la cause dans le croisement des muscles

sous-cutanés. M. Cohn se refuse à reconnaître dans les corpuscules bacillaires observés

par M. 0. Schmidt, chez le Paramecium Bursaria, autre chose que le chagrin de la cuticule. Mais il a bien décidément tort à cet égard, comme nous le verrons plus loin.

Le nom de cuticule doit être conservé aussi longtemps que nous ne connaissons pas de structure proprement dite dans la pellicule qui enveloppe les infusoires. Cependant, il n’y aurait rien d'étonnant à ce qu’on vint à reconnaître un jour que les cils des infusoires sont implantés sur un véritable épithélium, bien qu'il ne faille pas confondre ces cils avec les cils vibratiles des animaux supérieurs. En effet, les cils des infusoires sont soumis à l’empire de la volonté, ce qui n’est jamais le cas chez les cils vibratiles proprement dits.

Il est possible, du reste, que nous ayons affaire ici, comme M. Cohn le supposait déjà, à une simple sécrétion de la surface du corps. Cette idée paraît trouver un représentant dans M. Leydig. Ce savant décrit en effet", sous la cuticule de certains infusoires (Vorticella, Epistylis, ete.), des granules arrondis, qui prennent des contours plus décidés sous l’action de l'acide acétique et qui présentent tout-à-fait l’habitus de nucléus cellulaires. Ces granules semblent être disposés avec une certaine régularité dans une substance molle et transparente. Cette observation n’est pas dépourvue de fondement, et quoiqu'il puisse paraître un peu prématuré de vouloir reconnaître dans ces granules de vrais nucléus, il est permis d'en déduire du moins la possibilité de l'existence d’une couche de fort petites cellules au-dessous de la euticule. Celle-ci serait alors, sans doute, sécrétée par ces cellules et se comporterait par conséquent, au point de vue génétique, précisément comme les membranes de chitine.

Certains infusoires sont munis d’une carapace. Parfois cette carapace est excessivement molle, comme c’est le cas chez les Euplotes, où elle difflue aussi facilement que le parenchyme du corps. Chez d’autres, par exemple chez certains Dystériens, elle offre une consistance plus ferme. Nous ne pouvons dire si, dans ce dernier cas, la carapace n’est qu’un épaississement de la cuticule, ou bien si elle est complètement indépendante d’elle et la recouvre. Une carapace plus résistante encore que celle des

Dystériens est celle des Coleps, qui résiste souvent à une caleination énergique.

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