INFILTRATION
Le tableau suivant résume les expériences de M. Dickinson faites au moyen de cet instrument.
ànoée>.
Pluie.
Infiltration.
Bapporli.
OC
Moyennes.
Ce tableau demande une courte explication, au sujet des rapports inscrits dans la dernière colonne. On peut remarquer que ces rapports ue sont pas constants. Ce fait n’a rien qui doive surprendre.
Il est d’abord évident que, toutes choses égales d'ailleurs, plus il sera tombé de pluie dans une année, plus les terres seront restées longtemps humides et plus grande par conséquent pourra être la proportion d’eau infiltrée.
En outre, pour une quantité égale de pluie annuelle, l'infiltration sera d’autant plus considérable que cette pluie sera tombée en plus fortes averses. *
Ces deux considérations suffisent pour expliquer les variations très-notables qu'on observe dans la colonne des rapports.
Dalton avait fait, avant M. Dickinson, des expé-
42 ÉTUDES StÎR LfeS INONDATIONS.
riences analogues et avait obtenu les résultats suivants t
Années.
Pluie.
Induration.
Rapports.
il91
Moyennes.
Ces nombres sont très-différents des précédents, mais ils ne s'excluent pas pour cela les uns les autres : lea variations entre les premières expériences et les secondes peuvent et doivent sans doute être expliquées par des différences dans la nature et la perméabilité des terres filtrantes.
Enfin, M. Charnock est parvenu avec le même appareil aux résultats consignés dans le tableau suivant :
Années.
- Pluio.
Infiltration.
Rapports.
Moyennes.
Ces résultats se rapprochent beaucoup plus de ceux de Dalton que de ceux de M. Dickinson, ce qui ferait supposer que les terres sur lesquelles a opéré M. Charnock sont peu différentes de celles sur lesquelles Dalton a fait ses observations.
De ces expériences résulte celte conclusion trèsdigne de remarque que, dans le partage qui se fait des eaux de la pluie après sa chute, le fait de l’infiltration à travers les terres joue un rôle d’une grande importance. Ces expériences prouvent en effet