‹ Études sur les inondationsChapitre 2 sur 81 · AVANT-PROPOS DE L’ÉDITEUR · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS DE L’ÉDITEUR

L’ouvrage que nous offrons au public est le résultat de longues et laborieuses recherches. L’auteur, occupé pendant plusieurs années d’études et de travaux d’irrigations, de dessèchements, de constructions hydrauliques pour l'amélioration des rivières, a eu de nombreuses occasions d’observer dans leurs effets et de chercher à pénétrer dans leurs causes les lois de l’hydraulique naturelle du globe. Cette étude lui a appris que, d’une part, il y a moins de mal qu’on ne le croit généralement dans les désordres apparents de l’écoulement des eaux; que, d’autre part, les travaux à exécuter, pour faire disparaître des inconvénients trop réels aujourd’hui, ne sont pas au-dessus de nos forces, soit au point de vue des difficultés de l’exécution, soit à celui de l’importance des dépenses.

Les calamités qui furent le résultat des débordements de 1856 no pouvaient laisser indifférentl’ingénieur qui depuis longtemps avait compris que le remède au mal n’était pas impossible à trouver. Il se mit immédiatement à l'oeuvre, rassembla ses documents et s’appliqua sans relâche à la composition d’un ouvrage qui, nous n’hésitons pas à le dire, nous paraît destiné à produire quelque impression sur le public.

Sur ces entrefaites, l’Académie impériale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux mit au concours la question des inondations. L’idée fondamentale du programme rédigé par l’Académie était partagée par l’auteur ; il pensait, comme elle, que s’il y a dans les inondations des violences et des désastres que nous devons combattre, il y a aussi des dédomma-

Page 1