DÉSIGNATION DES TRANCHES
DURÉE MOYENNE de l'écoulement de
chaque tranche.
AUGMENTAT ON du débit
par seconde dans chaque tranche.
VOLUME total tcoulé par
chaque tranche.
209 heures 1/2
me
me;
De 0,3 à 1 ,3
De 1,3 à 2,3
De 3,3 à 4,3
De 4,3 k 5,3
De 5,5 & 6,5
De 6,5 à 7,42
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Total général de l'écoulement. . . .
Ce dernier nombre ne concorde pas à beaucoup prés avec celui de 734,100,000 qu’on obtient, en déduisant du volume total de la pluie celui que nous
avons attribué à l’absorption; mais on ne perdra pas de vue, ainsi que nous l'avons fait remarquer, que les évaluations qui concernent l’absorption ne sont pas susceptibles d’une appréciation rigoureuse. Il est d’ailleurs naturel que pour des crues dont la durée embrasse un intervalle de dix fois vingt-quatre heures, on doive compter que la plus grande partie du liquide absorbé dans les premières journées aura le temps de se rendre dans les cours d’eau, et con- • < \
tribucra à grossir le chiffre des débits.
Mais il y a ici une autre anomalie que celle qui peut résulter d une valeur plus ou moins grande attribuée à r absorption, puisqu’en poussant les choses à l’extrême, et en ne. tenant aucun compte du volume absorbé, le prpduit de la pluie n’atteint que 979,200,000 mètres cubes, et que celui de la crue 's'élève à 1,139,828,400, ce qui donne un excédant de i -40 millions.
Ce résultat prouve à la fois que la pluie a pu avoir une intensité totale un peu supérieure à celle d'un prisme de O™, 153 de hauteur, telle qu’on l’a constatée à Montbrison, et que très-certainement nous avons compté plus que moins en assignant au débit maximum de la crue, point de départ de tous ces calculs, une valeur de 5,000 mètres cubes. On remarquera d’ailleurs que la différence que nous signalons a pour résultat d'augmenter le chiffre des écoute*ments, ce qui est plutôt favorable que nuisible à l’efficacité de» mesures proposées.
Si maintenant on divise l’ascension totale des eaux en deux parties, l’une inférieure, l’autre supé-
rieure, séparées par le plan de niveau correspondant à la cote 5 mètres, on constatera à l aide du tableau précédent qu'il a passé, savoir : un volume de 964,039,400 mètres cubes au-dessous de cette cote et un volume de 174,789,000 au-dessus; de sorte que si la masse des eaux de pluie avait été, à un moment convenable, moindre que ce quelle a été de cette dernière quantité, il est certain que la plus grande hauteur des eaux n’aurait pas sensiblement dépassé 5 mètres. De là on conclura que pour que des crues semblables à celle de 1846 ne s’élèvent pas désormais au-dessus du niveau marqué par la cote 5 mètres, il faut créer dans la Loire supérieure des réservoirs susceptibles d’emmagasiner 175 millions de mètres cubes environ. Si, poussant plus loin les prévisions, on voulait que ce fût le niveau de 4m,50 qui marquât la limite des exhaussements de la Loire, le tableau précédent montre qu’il faudrait augmenter les retenues d’environ 50 millions, et les porter par conséquent à 225 ; les réservoirs pourraient, d’ailleurs, être en partie permanents et en partie tem- , poraires.
Les réservoirs permanents soustrairont définitivement à la crue, et pendant toute sa durée, les quantités de liquide qu'ils emmagasinent; avec eux on sera maître de restituer les eaux au fleuve quand on voudra. Les autres, après avoir momentanément reçu le liquide susceptible de remplir leur capacité, commenceront à le rendre aussitôt que le remplissage sera complet. Il faudra donc calculer le temps de ce remplissage, et par conséquent les capacités, il fuu-