ESPACEMENT DES DIGUES TRANSVERSALES
dra combiner les distances respectives soit des réservoirs entre eux, soit des réservoirs aux principaux affluents interposés , de manière que la restitution du liquide, et son passage d’une retenue à l’autre, ne coïncide jamais avec les débits maxima de ces affluents, et qu’une retenue quelconque soit déjà en voie de décroissance, lorsque celle d’amont commencera à lui envoyer ses eaux. Ce sont là des recherches qui exigeront un examen attentif des localités, et pour lesquelles plusieurs tableaux analogues à ceux que nous venons de donner pour les écoulements de Roanne seront d’une indispensable nécessité. Si nous rédigions un traité complet sur la matière, nous aurions à présenter à ce sujet de nouvelles études de détail, mais nous devons nous borner principalement à exposer ici des vues d’ensemble, à indiquer les principes en vertu desquels on devra se diriger, à signaler les principes généraux qu’il faudra mettre en œuvre, les conditions essentielles qu’on devra chercher à réaliser pour la plus grande efficacité du système proposé. Quant à la discussion plus complète des données relatives, soit aux localités elles-mêmes, soit à l’intensité suivant laquelle s’y développent les phénomènes naturels, nous devons laisser à chacun le soin d’en discuter les détails.
Considérations sur les longueurs <i adopter pour l'espacement des dignes transversales.
Les ouvrages dont nous venons de nous occuper concernent plus spécialement les parties supérieures des bassins des fleuves ; descendons maintenant vers
les parties basses de leur cours, dans lesquelles doivent être principalement établies les digues transversales, et portons notre attention sur les conditions essentielles de leur établissement.
Ces digues doivent fonctionner à deux points de vue : d’abord comme emmagasinement des eaux sur les plaines, en second lieu comme modératrices des vitesses dans les espaces quelles enferment.
Quant ê l’emmagasinement, l'emplacement des digues n’est pas assujetti à satisfaire à des principes théoriques; ù cet égard, on pourrait placer ces digues à peu prés où l’on voudrait, et on se déterminerait naturellement dans ce choix pour les localités qui, par leur disposition naturelle et leur mode de culture, offriraient l'avantage de réduire le plus possible les dépenses, soit au point de vue des travaux, soit à celui des indemnités qu’il faudrait payer pour dommages.
Il n’en est pas de même en ce qui concerne l'amortissement des vitesses, qui ne peut s’obtenir que par un brisement convenable des pentes naturelles de la vallée.
Voici les considérations sur lesquelles on peut s appuyer pour procéder à cette détermination.
Si l'on admet qu’au moment des fortes inondations, telles qu elles se produiront désormais lorsque les rivières seront emménagées conformément aux idées que nous exposons dans cet écrit, la vitesse dans le lit majeurest égale à 3 mètres ou 3“, 50 à la surface du courant, la hauteur due à cette vitesse sera d’environ 0“,5Û. Or, comme à la rencontre des digues