AVANT-PROPOS DE L ÉDITEUR
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« Toutes les vapeurs de l'Océan ne se précipitent pas sous « forme de pluie; il y a en outre l'humidité qui mouille le « terrain sous forme de rosée et de brouillard et toute celle
* que les végétaux absorbent dans l'atmosphère.
" Toute l’eau de pluie ne se rend pa3 à la mer ; une partie « est restituée à l'atmosphère, soit par la dessiccation des « plantes, soit par l’évaporation naturelle à la surface des cours « d’eau et du sol mouillé.
« Une compensation parfaite s’établit entre ces deux ordros « do faits, savoir : les eaux de pluie qui font retour à l’atmoa sphère et les vapeurs océaniques qui no se déposent pas sous « forme de pluie. Il s’ensuit qu’il doit y avoir entre les quanti tités d'eau qui se rendent à la mer par les fleuves et celles « fournies par les pluies une différence égale à la quantité d’eau « absorbée par les terres. Ce n’cst donc pas à l’évaporation, « ainsi qu’on le pense généralement, mais à l’absorption qu’on ■ doit attribuer cette différence.
« Les quantités d'eau qui s’évaporent à la surface des con- « tinents et celles que l'absorption fait disparaître offrent une « sorte de constance, d’un pays à un autre, comparativement « aux grands écarts qui affectent celle de la pluie, d’où une loi « remarquable d’équilibre naturel en vertu de laquelle reste k constante la différence entre l'eau tombéo et celle écoulée « par les fleuves, différence qui, en humectant les plantes, la « terre et l'atmosphère, est le principe de toute vie.
« Une citation vous fera juger de la manière distinguée dont « l’auteur a traité cette partie de son sujet (Voir ce qui con- « cerne l'équilibre des débits annuels, pages 87 et suivantes).
« Le chapitre III traite des crues, de leurs inconvénients et « de leurs avantages ; tout ce que contient ce chapitre est en- « corc fort habilement présenté.
« L'auteur commence par reconnaître que les inondations -« sont une loi do la nature, et que comme telles elles ont un « but essentiellement utile. Il montre qu elles furent indispon- « sables dans les temps anciens pour recouvrir d'un limon fer-
* tilisant les sols couverts alors de débris pierreux et les rendre