AVANT-PROPOS DE L ÉDITEUR
« propres à la culture ; que, sans elles, une foule de vallées * très-fertiles seraient encore couvertes de tourbières, de ma- « rais ou de graviers stériles.
« Il expose que. quoiqu’on ne connaisse aujourd’hui les a inondations que par leurs effets destructeurs, provenant, a soit de la grande masse de leurs eaux qui les fait se répandre a et séjourner plus ou moins de temps sur une vaste surface n dont elles détruisent les récoltes, soit de la vitesse do ces « eaux qui les rend capables de bouleverser profondément le « sol, de renverser tout ce qui se trouve sur leur passage, elles s ont cependant encore leur utilité de nos jours pour rendre a par leurs limons la fertilité aux terres épuisées parla culture, a pour donner, par l’emmagasinement de leurs eaux, les « moyens d’irriguer les terres, d’imprimer le mouvement aux a usines et de maintenir la navigation des rivières en basses b eaux ; enfin pour garantir les embouchures des rivières contre b les envahissements des dépôts de la mer.
b Les avantages qu’aurait l’emmagasinement des eaux des a crues pour l’agriculture, l’industrie et la navigation, sont « immenses et parfaitement décrits par notre auteur. Ce qu’il o faut donc, à son avis, ce n'est pas de s’attacher à rendre les a inondations impossibles, car on ruinerait par là tous les pays a d’alluvion, mais c’est de chercher à les rendre moins désas- « treuses et plus bienfaisantes.
a II reconnaît que plus la masse des eaux sera considérahlo a et plus l’inondation aura d’étendue ; mais il fait voir que cet « envahissement, sous la condition de vitesses modérées, sera a plutôt un bien qu’un mal, en raison des dépôts qui se proo duiront, et qui sont supposés être toujours de nature fertili- « santé. Pour lui l'amortissement des vitesses est tout le secret a des mesures à prendre contre les inondations '.
1 M. le rapporteur exprime ici le regret d’avoir â signaler quelques lacunes dans l’ouvrage qu’il analyse. Il aurait désiré des explications sur l'influence de la fonle des neiges et des glaces, sur la nature plus ou moins fertilisante des divers limons, sur la question de savoir si les Inondations sont plus fréquentes et plus intenses aujourd’hui qu’anlrefuis.
L’auteur s’est empressé d’avoir égard à ces observations, et, pendant
AVANT-PROPOS DE l.’ÉDITEl'R.
« Le chapitre IV traite du système longitudinal, de ses vices « et de ses dangers. »
Après avoir fait connaître les opinions précédemment émises à ce sujet par MM. Boulangé, Polonceau. Baumgarton et Belgrand, le rapport continue en ces termes :
« Déjà futés par tous ces écrits sur les inconvénients du sy- « stème d’endiguement longitudinal, les hommes de l'art ne « liront pas sans un vif intérêt les considérations neuves pré- » sentées à ce sujet dans le chapitre qui nous occupe ; ils y a verront entre autres, exposées avec boaucoup de clarté, les « diverses causes de la submersibilité des digues, les diffi- « cultés que l’on rencontre à assigner une limite à leur hau* « teur, ainsi que les raisons pour lesquelles on n'a pu les con- « struire solides et l'énormité des dépenses qu’il y aurait à faire « pour les obtenir telles.
« Le chapitre V est relatif au système d'ouvrages à entre* « prendre pour conjurer les fâcheux effets des crues et pour « profiler de leurs avantages; c’est donc le plus important. Il « est divisé en deux sections : la première faisant connaître la << disposition générale des ouvrages; la deuxième présentant « les considérations auxquelles il faut avoir égard dans les « études à faire pour déterminer les bases essentielles des a projets.
a Les conditions essentielles auxquelles il parait à l'auteur a qu’il faille satisfaire, c’est, d une part, de laisser les eaux « des crues se répandre dans les vallées, qui pourront ainsi « recevoir leurs bienfaisants dépôts; c’est,, d'autre part.de « s’attacher à ce qu’elles y arrivent avec une vitesse assez «r grande pour tenir en suspension leurs limons, et assez petite « pour qu’elles no présentent rien d'offensif et do destructeur.
« L'n moyen simple de réaliser ces conditions ce sera, selon « lui, de substituer au système de digues longitudinales, « jusqu'ici employé, celui de digues transversales en terre, qui
l'impression, sou Iravail s’est enrichi (le discussions très-approfondies sur ces impqrtMnles i|ue,slious. (Voir pattes tOO, 8*6, Mi )
(Sotl de l'AUleur.)