‹ Études sur les inondationsChapitre 57 sur 81 · TOITS ARTÉSIENS · texte numérisé non relu

TOITS ARTÉSIENS

genre, et s’il est vrai qu’il y h plus de tendance dans notre pays pour la division que pour la concentration des propriétés, on doit en conclure que l'augmentation des puits artésiens ne paraît pas appelée à suivre une marche très-rapide.

Mais alors même que les difficultés du travail et l’importance des dépenses éprouveraient, par suite des progrès des arts et de l industrie, de notables diminutions, ce ne serait pas un motif de s’effrayer outre mesure. Tout ce qui rendra plus facile l’établissement des puits artésiens et l’apparition à la surface du sqI des eaux souterraines apportera avec soi un correctif, et contribuera avec non moins d’efficacité à renvoyer dans les couches inférieures les eaux surabondantes de la superficie. En effet, si nous avons quelquefois besoin de nous procurer des eaux jaillissantes, très-souvent aussi nous comprenons la . nécessité de nous débarrasser de l’excès de celles qui envahissent le dessus du sol. Pour se convaincre de cette vérité, il suffira de se rappeler que noua avons en France plus de 400,000 hectares de marais qui attendent le dessèchement ; or, si les puits artésiens sont un moyen d’amener au dehors les eaux souterraines, on peut espérer que les puits absorbants, c'est-à-dire ceux qui aboutissent à des couches trèsperméables, sont un moyen non moins utile d’envoyer dans le sous-sol les eaux qui nous gênent à la surface. Tout perfectionnement qui rendra plus facile l’exécution des premiers permettra donc aussi de multiplier les seconds; de sorte qu’il est permis de prévoir que les compensations par voie de sous-

traction de liquide marcheront de pair avec les additions que peut nous réserver l’avenir.

Ajoutons qu’il résulte des principes théoriques sur lesquels est fondée la pratique des puits artésiens que le succès de ces sortes d’opérations exige qu’entre les nappes souterraines et la surface du terrain il existe des couches perméables, et que la totalité de ces couches soit traversée, tandis qu’il est très-suffisant pour les puits absorbants de les faire pénétrer jusqu’à une certaine profondeur seulement dans ces couches, ce qui diminue considérablement les difficultés et les dépenses et est très-favorable à la multiplication de ces procédés d’écoulement; tout concourt donc à dissiper des inquiétudes trèsexagérées dans le présent et peut-être plus exagérées encore au point de vue de l’avenir.

Influence des travaux souterrains des mines.

JLes fouilles profondes exécutée^ par les travaux de mines ne sont pas non plus de nature à engendrer de funestes conséquences. Sans doute, à la vue des puissantes machines qui sont quelquefois employées à retirer les masses d’eau souterraines accumulées dans ces profondeurs, on ne peut s’empêcher de céder à de fâcheuses impressions; toutefois, il y a des motifs suffisants de se rassurer, et non-seulement cette circonstance d’un écoulement créé à la surface du sol par nos puissances mécaniques n’est pas menaçante, mais on peut dire qu’au point de vue des inondations il y a dans ces réservoirs, créés par l’homme dans les entrailles de la terre, plus

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