‹ Études sur les inondationsChapitre 71 sur 81 · fi · texte numérisé non relu

fi

• Extinction de le dette; 4 partir de cette

époque il n'y aura plus 4 pourroir qu'à l’en-

trellen dra traraui.

EMPRÜNT.

Nous avons supposé, dans le système dont ce tableau est la représentation, que les travaux seraient terminés en cinq ans, et que, par conséquent, l’emprunt serait divisé en cinq payements de 70 millions chacun.

Il en résulte que, dans ces cinq premières années, la totalité de la rente annuelle n’est pas nécessaire, circonstance heureuse qui permettra de ne rien demander au début aux riverains, et qui ne les soumettra à des taxes successivement croissantes qu’au fur et à mesure que les produits de nouvelles récoltes leur permettront de cicatriser les plaies du passé.

Le fonds d’entretien et de secours, qui figure à l’origine pour 800,000 fr., reçoit d’année en année un supplément de 400,000 fr., jusqu’à ce qu’il atteigne le chiffre de 4,500,000 fr. , après lequel il cesse d’augmenter.

On ne perdra pas de vue d'ailleurs que les concessions d'eau, à titre plus ou moins onéreux, soit pour les forces industrielles, soit pour les irrigations, créeront des ressources qui pourront être employées, ou bien pour venir en aide au fonds d’entretien et de secours, ou bien pour diminuer l’importance de la subvention annuelle, ou, enfin, pour abréger la durée de l’amortissement. Toutefois, quelle que soit notre confiance dans cette source de revenus, nous ne l’avons pas fait intervenir dans nos calculs, aimant mieux, quant à présent, faire le sacrifice d’une éventualité favorable, que nous exposer au reproche d’avoir trop facilement cédé à des espérances que la

critique ne manquerait pas, sans doute, de signaler comme peu fondées.

Au reste, notre intention a été de donner ici un simple spécimen de la marche de la dette et de son extinction, plutôt qu’un ensemble de dispositions invariables. Il y a dans le jeu de l’amortissement des ressorts suffisamment élastiques, pour qu’on puisse modifier à volonté son importance annuelle et sa durée; on pourra, si cela est nécessaire, en le faisant fonctionner quelques années de plus, favoriser l'emprunt par l’ollocation de quelques primes. Nous ne nous arrêterons pas plus longtemps sur ce sujet, qui n’a qu'une importance secondaire.

Mais quelles que soient les formes diverses de détail qui viendront s'appliquer à notre pensée, pour lui donner la plus grande utilité possible, quels que soient le mode et les conditions d’emprunt qui seront adoptés, notre système nous parait avoir la puissance, et cest lé l'essentiel, de fournir immédiatement tout 1 argent nécessaire.

Coo|>ératioü de l’armée à l'exécution des travaux.

Quant b la population ouvrière qui sera employée à l'exécution de ces ouvrages, il est indispensable de l’avoir à sa disposition en tout temps ; la nécessité d'aller vite, celle d ôtre toujours prêt à conjurer de pressants dangers pendant l’exécution des travaux en font une loi. Il faut un personnel nombreux, bien discipliné, non-seulement soumis, mais dévoué. Énoncer ces conditions, c’est avoir désigné l’armée; «lie seule peut fournir un pareil personnel, car elle

Page 1