‹ Etudes sur les microzoaires, ou infusoires proprement ditsChapitre 23 sur 70 · GENRE : TRACHELIUS · texte numérisé non relu

GENRE : TRACHELIUS

Le genre 7rachelius débarrassé de toutes les espèces que nous avons en grande partie placées dans le genre Dileptus, ne renferme plus que le T. ovum, qu’à notre grand regret nous n'avons pas eu l'occasion d'étudier. D’après Claparède et Lachmann, qui ont été contraints d’accepter la définition d'Ehrenberg, et malgré leur peu de foi dans lintestin limité des Infusoires, ils décrivent cette espèce comme possédant un intestin ramifié. Nous n'avons jamais rien vu de semblable dans tous les Infusoires que nous avons étudiés et nous attendrons de nouvelles recherches pour baser notre opinion à cet égard.

Espèce unique : Zrachelius ovum, Ehrenberg, p. 323, pl. XXI, fig. 13. — Pritchard, pl. XXIV, fig. 290.

4 GENRE : LOXODES

Le genre Loxodes, fondé par Ehrenberg, a été restreint par Claparède et Lachmann à la seule espèce Z. rostrum. C'est un Infusorre à fente buccale très-allongée, continuée par un œsophage étroit el très-long, et qui a pour caractère spécialune rangée de vésicules claires

contenant chacune un corps très-réfringent; le rôle et la nature de ces

vésicules sont restés inconnus. Claparède et Lachmann semblent encore admettre pour cette espèce un intestin ramifié.

La seule espèce est le Lorodes rostrum, Ehrenberg, pl. XXXIV, fig. 1. — Clap. et Lach., p. 339, pl. XVIE fig. 2.

3° GENRE : PARAMECIUM PI. XVI, fig. 7, 8. — PI. XVII, fig. 3, 40, 11. — PI. XXI, fig. 13, 27.

Le genre Paramecium, que Claparède et Lachmann placent à tort avec les Colpodes, les Glaucomes, les Pleuronèmes, elc., renferme des Infusoires complétement ciliés, avant une bouche latérale à laquelle aboutit une frange de cils très-développée et qui est continuée par un œsophage long et subeylindrique. Les Paraméciens ont généralement deux vésieules contractiles situées lune à la partie moyenne supérieure et l’autre à la partie moyenne inférieure, dans la région dorsale.

L'espèce type est le ?P. Awrelia, Erhenb., pl. VIE, fig. 5-6 (voy. pl. XVI, fig. 8.)

6° GENRE : TRICHOMECIUM (PI. XVII, fig. 8. — PI. XVII, fig. 5.)

Nous avous créé le genre 7richomecium pour deux Infusoires qui ont à peu près la forme extérieure des Paraméciens, mais dont l'extrémilé est terminée en pointe. La bouche est aussi placée dans un sillon qui est muni d’une frange ciliaire très-développée et aboutissant, en tournant un peu, au bord de la bouche. L’œsophage est large et assez court; une seie plus ou moins longue s’insère soit dans le sillon buccal, soit vers la bouche elle-même; la vésicule contractile est unique et située dans la partie inférieure du corps.

Espèce type : Zrichomecium caudatum, pl. XVI, fig. 5.

18% ÉTUDES SUR LES MICROZO\NIRES.

2° SOUS -FAMILLE : BURSARIENS (Bursarina)

La deuxième sous-famille des Paraméciens, les Bursariens, renferme des Microzoaires qui ont une bouche largement ouverte, généralement garnie de cirrhes buccaux bien développés, mais qui n’est pas continuée par un œsophage. Celui-ci, quand il existe, est tout à fait rudimentaire et n’a aucune analogie avec l’œsophage des Paraméciens proprement dits.

Les différents genres qui composent la sous-famille des Bursa-

riens se reconnaissent aux caractères suivants :

Une crête ciliée dans l’intérieur de la bouche..,,.....,. 1. BursaniA. Une lèvre inférieure garnie de cils...... + 2. ICOLPDDAL Point de crèteciliée, !Houppes buccales et soie caudale,., 3. LAMBADIuM.

Point desoiesbucecales

Æ = dans Lo | Point de É bouche .. | ivres Nihouppes | Fosse buccale oblique.. 4. Merorus. A Ë < ni soie.. . | Fosse buccale droite... 5. BALANTIDIUM, \Des soies buccales bien développées..............,.,....,.... 6. PLEURONEMA,

A GENRE : BURSARIA

Le genre Pursaria (Ehr.) renferme des Infusoires caractérisés par une vaste fosse buccale en forme d’entonnoir, bordée de cils sur son pourtour et munie à l'intérieur d’une arêle portant des eirrhes développés. La présence de cette arète eiliée distingue les Bursaires des Balantidies qui possèdent aussi une vaste fosse buccale.

L'espèce type est le 2. decora, Clap. et Lach., p. 252, pl. AU, fig. 1.

2e GENRE : COLPODA (PI. XVII, fig. 42.)

Le genre Co/poda, créé par Ehrenberg, renferme des Microzoaires qui ont, à la base d’une bouche large, une lèvre saillante et garnie d'un faisceau de forts cils. Le corps est comprimé et l'anus est situé sur la face ventrale. La lèvre eiliée des Colpodes les distingue des autres genres de cette sous-famille.

L'espèce type du genre Co/poda est le C. Cucullus, Ehren., pl. XXXIX, fig. 5.

3° GENRE : LAMBADIUM

Le genre Lambadium, établi par Perty, renferme des Infusoires aplatis, de forme ovale lorsqu'ils sont vus de face, et possédant une fosse buccale large et profonde. Cette fosse, bordée de cirrhes trèsactifs, porte à son sommet, à droite et à gauche, deux houppes ou faisceaux de cils, et la partie inférieure du corps, qui dans la progression ordinaire de l'animal est dirigée en avant, est munie de deux soies longues qu’on pense être des organes tactiles.

L'espèce type est le ZL. bullinum, Perty, Zur., Kenntn., p. 141, pl. V, fig. 14.— Clap. et Lach., p. 249, pl. XIL, fig. 5-6.

x GENRE : METOPUS (PL. XX, fig. 5, 9.)

Les Metopus ont une fosse buccale oblique et généralement placée au-dessous d’une courbure de la partie supérieure de l'animal. Cependant cette courbure proéminente ne doit pas être un signe caractéristique, car nous connaissons une espèce où la courbure du corps ne se montre pas au sommet, mais seulement à la base de l’Infusoire (pl. XVI, fig. 7). Là se trouve placée une seconde vésicule contractile,

cette espèce en possédant déjà une autre qui est située au-dessus de la fente buccale oblique.

Espèce type : Metopus sigmoides, Clap. et Lach., pl. XIE fig. 1 (voy. pl. XX, fig. 5-9).

5° GENRE : BALANTIDIUM

Le genre Balantidium, qui a beaucoup d’affinités avec le genre Bursaria, s'en distingue par sa bouche largement ouverte, mais ne renfermant pas d’arête eiliée. — La seule espèce connue est en forme de bourse, atténuée au sommet, avee un tégument couverl de stries ciliées très-fines. L’anus est situé à la partie inférieure de l'animal; on constate la présence de deux vésicules contractiles.

Ce genre ne renferme que le 2. Entozoon qui se trouve dans l'intestin des grenouilles, Clap. et Lach., pl. XI, fig. 2. — Pursaria Entozoon, Ehr., pl. XXXV, fig. 3.

6 GENRE : PLEURONEMA (PI. XXI, fig. 10. — PI. XXII, fig. 13, 16.)

Le genre Pleuronema, créé par Dujardin, renferme des Infusoires dont la bouche largement ouverte laisse échapper un faisceau de longues soies, dirigées de haut en bas. — En même temps d’autres longs cils placés sur la face ventrale peuvent se relever et aller à la rencontre des soies buccales. Les ?/euronema sont des Infusoires sauteurs, et c’est à tort que Claparède et Lachmann attribuent ces mouvements brusques aux cils antérieurs ; ils sont en réalité le résultat de l’action rapide des soies buccales. Ces mêmes auteurs ne figurent dans les espèces qu’ils ont dessinées qu'une seule soie buccale, tandis que réellement le faisceau se compose généralement de trois soies bien distinctes.

Espèce type : ?/euronema chrysalis, Perty, pl. XXI, fig. 16.

3° SOUS-FAMILLE : ENCHÉLIENS (Enchelina)

La troisième sous-famille des Enchéliens ne diffère de la précédente qu’en ce que les Infusoires qui la composent, au lieu d’avoir une bouche grande et largement ouverte, Font au contraire petite et ordinairement close. Les Glaucomes, qui possèdent une bouche munie de deux lèvres vibratiles, pourront, par la présence de ces organes qui leur sont spéciaux, former une section à part, mais le nombre des familles de Microzoaires est déjà assez considérable pour que nous ne soyons pas porté à l’augmenter à propos d’un genre seulement.

Les Enchéliens sont divisés en genres d’après les caractères suivants :

[Eee allongé aulsommel etre . À. ENCHELYS.

| Bouche apicale.

= Corps arrondi au sommet...,............., 2. HOLOPHRYA. A es) HDestlèvres vibrantes retracer 3. GLAUCOMA. = < Unesoie ?YEC une soie caudale.. 4. DISTRICHA. Bouchelatérale. buccale, sans soie Caudale,,..... 5. CYCLIDIUM. Pas de lè- Une soie caudale,.,..... 6. UROTRICHA. vres vibrantes. Pas d € ss Corps conpass vexeprès de | let la bouche.. 7. OPHRYOGLENA.

Pas de soie caudale | Pas de corps convexe près de la bouche.... 8. FRONTONIA.

17 GENRE : ENCHELYS

(PL. XXI, fig. 1, 8, 20

Le genre Enchelys a été fondé par Ehrenberg pour des Microzoaires globuleux dont la partie antérieure, allongée et amincie, porte la

bouche. Le corps est complétement eilié, contrairement à ce que pensait Ehrenberg, et la bouche est généralement munie de cils assez développés. Il n'existe ordinairement qu’une seule vésicule contractile, située à la base.

Espèce type: Enchelys farcimen, Khrenberg, p. 300, pl. XXXI, fig. 2.

2 GENRE : HOLOPHRYA (PI. XX, fig. 1. — PI. XXI, fig. 9, 3, 11, 19. — PI. XXII, fig. 18.)

Les Æolophrya ressemblent beaucoup aux Enchelys avee lesquels on serail tenté de les réunir, car ils n’en diffèrent que par la forme du corps qui est arrondi au sommet où se trouve la bouche. Cette différence ne suffit pas pour établir un genre particulier, et nous ne conservons le genre Æolophrya que pour ne pas détruire inutilement les genres établis par Ehrenberg.

Nous avons figuré plusieurs Aolophrya, mais l'espèce type est le H. ovum, Ehren., p. 314, pl. XXXIL, fig. 7.

3° GENRE : GLAUCOMA (PI. XVI, fig. 2. — PI, XXI, fig. 24, 29.) Le genre Glaucoma est caractérisé par deux lèvres constamment vibrantes qui enveloppent la bouche. Le corps est subeylindrique, légèrement comprimé et cilié sur toute la surface. Il n'existe qu'une

vésicule contractile.

L'espèce type est le . scintillans, Ehenberg, p. 335, pl. XXXVI,

fig. 5.

K° GENRE : DISTRICHA (PI. XXI, fig. 6, 18.) Nous avons créé ce genre pour des Enchéliens qui ont la bouche

située latéralement et munie à son sommet d’une longue soie. Le

corps est ovoide, très-cilié et porte à sa base une autre soie bien distincte des cils de la surface : la vésicule contractile est située à la partie inférieure du corps.

Ce genre diffère du genre suivant par la soie caudale que les Cyclidies ne possèdent pas, Espèce type : D. hirsuta, pl. XXI, fig. 18.

5° GENRE : CYCLIDIUM

(PI. I, fig. 10. — PI. XXII, fig. 14, 15.)

Les Cyclidium sont des Microzoaires comprimés, chez lesquels une ou plusieurs soies sont placées à la partie supérieure de la bouche. Il n'existe pas de soie caudale. La vésicule contractile est située soit au sommet, soit à la base de l'animal. Les sauts brusques que l’on voit faire aux Cyclidies sont occasionnés par les soies buceales dont le mouvement rapide projette l’Infusoire à une assez grande dislance.

L'espèce la plus commune est le G. glaucoma, Erenberg, p. 245, pl. XXI, fig. 1. — A/yscum saltans, Dujardin, pl. VE, fig. 5.

6 GENRE : UROTRICHA

Les Urotricha sont des Enchéliens qui sont munis d’une soie saltatrice à la base, mais qui manquent d’une soie buccale. C’est ce dernier caractère qui les distingue des Districha, avec lesquels ils ont une certaine ressemblance.

Ce genre ne contient encore qu’une espèce qui ne nous est connue que par la description et la figure que Claparède et Lachmann en ont données.

Urotricha farcta, Clap. et Lach., p. 314, pl. XVI, fig. 9.

1° GENRE : OPHRYOGLENA (PL. XXI, fig. 3.)

Le genre Ophryoglena, Ehrenberg, renferme des Enchéliens, qui ont une bouche placée sur le côté de la partie supérieure du corps et dans une petite fosse en forme de croissant ; sur le bord de cette fosse est placé un organe en forme de verre de montre, et dont on ignore complétement la fonction. Le corps est globuleux et couvert de stries fines,ciliées et longitudinales.

L'espèce type est l'O. citreum, Clap. et Lach., p. 258, pl. XI, fig. 3, 4. — PI. XVI, fig. 5).

8e GENRE : FRONTONIA

(PL. XVII, fig. 2. — PI. XXI, fig. 4, 19, 46, 17, 30.)

Le genre Frontonia, créé prr Ehrenberg, renferme tous les Enchéliens qui ontune bouche latérale et ne présentent aucun des caractères qui distinguent les genres précédents. Le corps est subglobuleux, souvent atténué au sommet et généralement arrondi à la base. Les cils tégumentaires sont bien développés et surtout près de lorifice buccal.

L'espèce type d'Ehrenberg est le F. Leucas, Ehr., p. 329, pl. XXXIV, fig. 8.

X° FAMILLE : COLÉPINIENS (Colepina)

La famille des Colépiniens ne renferme qu’un seul genre que nous aurions pu faire rentrer dans la famille des Paraméciens ; mais nous avons suivi l'exemple de nos devanciers en conservant cette famille pour des Infusoires qui ont une forme symétrique et dont le corps est couvert d'une carapace qui leur est spéciale. Dujardin, qui a fondé cette

famille, y a malheureusement introduit les Chætonotus, qui ne sont pas des Infusoires et qui appartiennent à la classe des Systolides,

GENRE UNIQUE : COLEPS (PI. XXII, fig. 23.)

Les Coleps ont le corps parfaitement symétrique et couvert d’une cuirasse percée régulièrement de jours nombreux par où sortent les cils tégumentaires. Celte cuirasse peut se diviser en deux parties égales etc’est ce qui arrive au moment de la multiplication par division transversale.

La bouche est située ausommet et garnie de cirrhes bien développés, etil existe à la base une garniture de cils à peu près identiques; on ne remarque qu’une seule vésicule contractile.

Espèce type : Coleps hirtus, Ehrenberg, p. 319, pl. XXXIIT, fig. 1.

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