‹ Etudes sur les microzoaires, ou infusoires proprement ditsChapitre 22 sur 70 · partie ventrale (voyez pl. AIT, fig. 18-20, ete · texte numérisé non relu

partie ventrale (voyez pl. AIT, fig. 18-20, ete

7° GENRE : EUPLOTES (PI, XII, fig. 4, 9, 12.)

Le genre Ewuplotes renferme des Kéroniens cuirassés qui sont munis de cirrhes frontaux, de cornieules et de styles. Ici, comme dans les deux genres précédents, les cirrhes frontaux sont le commencement de la frange buccale qui, partant du sommet de lInfusoire, dans le sillon qui sépare la carapace du reste du corps, descend latéralement pour arriver à la bouche. Ce genre se distingue des deux genres que nous venons de décrire par des styles aigus ou frangés qui se trouvent situés à la partie postérieure et abdominale de l'£uplotes.

L'espèce type de ce genre est l’Evwplotes patella, Ehr. (voy.Clap. et Lach., pl. VIE, fig. 1-2) et Ehrenberg (p. 378, pl. XLIL, fig. 9).

8 GENRE : SCHIZOPUS

Le genre Schizopus, tel que l'ont défini Claparède et Lachmann, ne diffère du genre précédent que par la position des styles qui, au lieu d’être implantés sur la surface ventrale, sont placés sur la partie dorsale dont ils semblent sortir par une échancrure de la carapace.

Comme les Æwplotes, les Schizopus ont des cirrhes frontaux dépendant de la frange buccale, des cornicules et des styles frangés.

La seule espèce connue est le Schizopus Norwegieus (Clap. et Lach., loc. cit., p. 182, pl. VII, fig. 6-7) qui est une espèce marine.

9 GENRE : ASPIDISCA (PI. XH, fig.8. — PI, XIV, fig. 13.)

Le genre Aspidisca a été créé par Ehrenberg, qui en avait fait sa famille des Aspidiscina, et la définition que donne cet auteur de l'A.

lynceus peut servir de caractéristique au genre actuel. Dujardin paraît ne s’être pas rendu compte des Aspidisea, puisqu'il a retiré de ce genre les espèces qui cependant en présentent les caractères, pour en former un genre nouveau, Coccudina. Claparède et Lachmann ont rendu au genre Aspidisca sa véritable valeur, en prenant pour type l'A. lynceus d'Ehrenberg.

Le genre Aspidisea se distingue des genres précédents par l'absence des cirrhes frontaux. Sa carapace épaisse déborde le reste de l'animal en avant eten arrière, et cache la frange buccale. Les cornicules sont placées sur la partie ventrale.

L'espèce type estl’A./ynceus, Ehrenberg, Inf., p.344, pl. XXXIX, fige A

Pritchard place encore, dans sa famille des Oxvrricnna, le genre Urostyla qui différerait des genres, que nous venons de citer, par la présence de cirrhes et de styles, sans cornicules. Son espèce type est l'Urostyla grandis. La figure qu'ilen donne, pl. XXV, fig. 342, ne fait pas voir de véritables styles, et cette espèce parait au contraire présenter tous les caractères des Oxytricha.

VE FAMILLE : NASSULIENS (MNassulina)

Les genres que nous réunissons sous le nom de Nassuliens consituent une des familles les plus naturelles des Paramécides. Ils présentent tous, pour caractère commun et facile à reconnaitre, un appareil dégluteur en forme de nasse, et constitué par des baguettes réunies verticalement en série. Cet organe, qui est généralement conique, se trouve placé à lorifice buceal et est susceptible de se dilater considérablement pour admettre des objets volumineux, Il est inutile, nous croyons, d’insister sur la valeur caractéristique de cet organe qui, comme fous ceux qui dépendent du système nutritif, a une

importance reconnue par tous les naturalistes, et on est étonné que jusqu’à présent tous les auteurs qui nous ont précédé n'aient pas été frappés de ce caractère, et qu'ils aient disséminé les genres dentés dans différentes familles, avec lesquelles ils n’ont aucune parenté.

Ehrenberg placait les Vassula, Chilodon et les Prorodon dans ses Tracueuxa, et son Clamidodon dans ses Eupronna. — Dujardin place le Clamidodon dans les Plæsconiens, et laisse les autres genres dans les Paraméeiens. Claparède et Lachmann imitent la distribution d'Ehrenberg, mais ils rejettent le genre C/amidodon, et ajoutent les genres Trichopus et Enchelyodon, ce dernier pour des Infusoires qui présentent tous les caractères des Prorodon.

Nous réunissons donc dans la famille des Nassuliens tous les Microzoaires qui sontmunis d’un appareil dégluteur en forme de nasse, quelle que soit du reste la forme du corps de l’Infusoire.

Les genres qui composent la famille des Nassuliens se reconnaissent aux caractères suivants :

Une soie buccale... DCS 00000 entente SDRICHODONE : {Bouche apicale..... 2. PRORODON., Point de lPas de fais cuirasse. Due +. fortement ceau € Bouchela-| déprimé. 3. CniLopon.

£ Pa à poil... térale; - É as de soie corps... non forte- 5 \buccale . . ment déu) .

= primé... 4. NassuLA.

Un faisceau de poils simulant un pied. 5. TRicnopus. (UE CUIrASS CE Re Atos me mire eee « 6. CLAMIDODON.

4% GENRE : TRICHODON

(PI. XV, fig. 9. — PI. XVII, fig. 9.)

Nous avons créé le genre Zrichodon pour deux espèces qui présentent les caractères des CAilodon, mais qui possèdent, outre l'appa-

reil dégluteur, une longue soie implantée au bord de cet appareil, et qui rappelle la soie de Lachmann chez les Vorticelles. Le corps des Trichodons est plus où moins garni de cils, et ceux-ci sont toujours plus développés au sommet. L'appareil buceal est légèrement incliné et un peu opposé à la courbure du sommet. Il existe deux vésicules contractiles, l'une placée au niveau de lappareil dégluteur à droite et l’autre à gauche, au tiers inférieur du corps.

Ce genre ne renferme que deux espèces, le 7. ciiatus (pl. XVIT, fig. 9) etle T. acuminatus (pl. XV, fig. 9).

9 GENRE : PRORODON

Le genre Prorodon, créé par Ehrenberg, renferme des Nassuliens à corps ovoïdes, dont la bouche, armée de l'appareil dégluteur, est située au sommet de l’Infusoire,

Claparède et Lachmann, qui admettent les espèces d'Ehrenberg, en ont séparé, sous le nom générique de Enchelyodon, ceux qui ont le sommet un peu rétréci. Nous ne pensons pas que ce caractère soit suffisant pour établir un genre, d'autant plus qu'une des deux espèces citées par ces auteurs, l'E, farctus (p. 316, pl. XVIL fig. 3), est bien ovoide et présente tous les caractères des Prorodon. Ceux-ei n’ont pas l'appareil buccal toujours directement au pôle antérieur de l’animal, il est quelquefois légèrement dévié de cette ligne. I est probable que l’Infusoire représenté pl. I, fig. 9, est un ?rorodon, dont l'appareil dégluteur n’a pas été suffisamment examiné ou reproduit.

L'espèce type est le P. niveus, Ehrenberg, Loc. cu., p. 315, pl. XXXIL, fig. 10.

3° GENRE : CHILODON (PI. XVI, fig. 1.)

Ce genre renferme des Nassuliens, dont le corps est très-fortement déprimé. L'appareil dégluteur se trouve dans une dépression qui existe

sur la face ventrale entre le milieu et le sommet aplali. Claparède et Lachmann pensent que la face ventrale seule est munie de cils; nous les avons constatés sur tout le tégument où il sont très-petits et trèsminces, ce qui peut faire croire à leur absence.

Dujardin à réparti à tort les espèces de Chilodon dans deux familles, pensant que quelques espèces étaient pourvues de cuirasse, et les a placées sousle nom de Loxodes dans sa famille des Plæsconiens. C’est une erreur qui a élé relevée par Claparède, qui affirme avec raison que les Loxodes de Dujardin ne présentent aucune espèce de cuirasse. La présence d’une cuirasse ne serait pas un caractère qui devrait éloigner ces espèces des Nassuliens, et, si elle était constatée, elle les rapprocherait des Clamidodons, qui terminent cette famille.

Le Chilodon cucullulus, d'Ehrenberg (pl. XXXVI, fig. 7), pourrait bien être un de nos 7richodons, dont la soie buccale aurait échappé aux

observations de cet auteur.

4 GENRE : NASSULA (PI. XVI, fig. 3, 4. — PI. XVI, fig. 8.)

Ce genre, qui a été fondé par Ehrenberg, comprend les Nassuliens à corps ovoide, ciliés sur tout le tégument, et montrant des traces de contractilité. L'appareil dégluteur est situé sur le côté de l'animal à une certaine distance de son sommet, et dépasse en général la surface tégumentaire.

Les Nassules différent des Chilodons parleur forme arrondieet subcylindrique, et des Prorodons par la position de la bouche.

L'espèce type de ce genre est le W. Java, Ehrenberg, p. 338, pl. XXXVI, fig. 9.

5 GENRE : TRICHOPUS

Ce genre a été établi, par Claparède et Lachmann, pour un Infu-

soire de la famille des Nassuliens qui a le corps comprimé comme les Erviliens, et portant non loin de l'extrémité un faisceau de poils implanté sur le côté ventral et qui rappelle le pied spécial de ces derniers.

Nous ne connaissons ce genre que par la description et la figure que Claparède et Lachmann ont données de lespèce unique, 7. Dysteria (p. 338, pl. XIV, fig. 15).

6 GENRE : CLAMIDODON

Le genre Clamidodon a été créé par Ehrenberg, pour un Nassulien, à corps ovale et aplati, et revêtu d’une cuirasse qui recouvre toute la partie dorsale de l'animal. L'appareil dégluteur se trouve à la face ventrale ainsi que les appendices qui lui permettent de marcher à l'instar des Kéroniens.

La seule espèce connue estle €. Mremosyne, Ehrenberg, pl. XLIT, fig. 8.

Le genre Cyclogramma de Perty ne nous semble pas différer essentiellement du genre Vassula, autant qu’on peut s’en rendre compte par les dessins de cet auteur.

Quant au genre Ofostoma de Carter, il pourrait peut-être, s’il était mieux étudié, prendre place dans la famille des Nassuliens, et c’est à ce genre qu'on pourrait rapporter la Vassula à cornet recourbé, que nous avons figurée pl. XV, fig. 10.

7° FAMILLE : ERVILIENS (Ervilina).

La famille des Erviliens renferme des Infusoires généralement cuirassés et munis d’un appendice en forme de pied, au moyen duquelils peuvent adhérer aux corps étrangers. Les Erviliens possèdent une frange de cirrhes buccaux, qui se révèle surtout au sommet de l'animal, ce qui les a fait comparer à tort aux Systolides. Ils ont un

170 DÉLIMITATION ET CLASSIFICATION DES MICROZOA:RPES. æsophage cylindro-conique, quelquefois coudé et portant à sa partie supérieure un bourrelet provenant de la membrane interne qui se réfléchit en dedans. Les Erviliens ont une ou plusieurs vésicules contractiles. Ehrenberg avait déjà étudié une espèce de cette famille, à laquelle il donna improprement le nom d’Ewuplotes monostylus ; Dujardin créa la famille des Erviliens où il ne plaça que deux genres, les Ervihia etles Trochilia, et Huxley qui, probablement ne connaissait pas les travaux de Dujardin, étudia les Erviliens et les décrivit sous le nom de Dysteria.

Claparède et Lachmann, qui ont très-bien compris les genres de celte famille, ont accepté à tort le nom que Huxley avait donné aux espèces du genre Ervlia, et ont fondé la famille des Dystériens qu'ils divisent en quatre genres. Le respect des droits de la priorité, que Claparède et Lachmann n’ont pas reconnu, nous engage à rejeter le nom de Dystériens pour accepter celui plus ancien d'Erviliens qui à été d’abord proposé par Dujardin.

Voici les caractères principaux qui distinguent les différents

genres d'Ervillens.

Deuxivalves librese ec erecerscece le IDUNAS

seulement en arrière,..... 2, ERVILIA.

en arrière et sur l’arête dor-

Une Don | pa valves soudées,

£ MiBcaoncondonodacdoc 3. ÆGYRIA.

as] en arrière et sur les côtés... 4. TROCHILIA.

Pasidelcuirasse ne ceccrrde 600000005000 6000 00 80 2. D: HUXTEYA.

1x GENRE : IDUNA

Le genre /duna a éte créé par Claparède et Lachmann pour des Erviliens dont les valves sont libres, parfaitement distinetes et nul-

lement soudées sur aucune partie de leur pourtour.

La seule espèce connue est PZ. sulcata, Clap. et Lach., loc. cit.,

p. 284, pl. XV, fig. 1-3.

% GENRE : ERVILIA

Animaleule de forme ovale, comprimé, et revêtu d’une cuirasse ouverte latéralement et en avant (1). Cette caractéristique du genre Ervilia correspond bien au genre Dysteria de Huxley, accepté par Claparède et Lachmann. Les Erviliens de Dujardin, ou Dysteria des auteurs ont, en effet, pour caractère d’avoir les valves soudées seulement en arrière, tandis que les Ægyries les ont soudées en arrière, et par un côté, etles Trochilies en arrière et par les deux côtés.

La seule espèce d'Ervilie connue de Dujardin est celle qui porte le nom d’£. lequmen : Claparède et Lachmann en font une Ægyrie, et nous sommes obligés de reconnaitre que ni la figure donnée par Dujardin, niles figures d’Ægyrie dessinées par Claparèdeet Lachmann, ne donnent les vrais caractères des Ervilies, car aucune ne montre d’une manière positive les valves ouvertes des deux côtés.

3° GENRE : ÆGYRIA

Établi par Claparède et Lachmann, le genre Ægyria ne doit renfermer que des Erviliens dont les valves sontsoudées en arrière et par un des côtés, l’autre étant libre, ouvert et renfermant la frange de cirrhes buccaux.

Ex. : Ægyria angustata, Clap. et Lach., p. 288, pl. XV, fig. 20-21.

4 GENRE : TROCHILIA

Le genre Zrochilia a été créé par Dujardin, pour une espèce marine, ovale, couverte d’une cuirasse obliquement sillonnée et con-

tournée en arrière, Les valves sont soudées en arrière et par les côtés.

(1) Dujardin, loc, cit, p. 455.

172 DÉLIMITATION ET CLASSIFICATION DES MICROZOAIRES. L'espèce décrite et figurée par Dujardin est Le 7. sigmoïdes, loc. cit., p. 455, pl. X, fig. 5.

* GENRE : HUXLEYA

Le genre Huxleya renferme des Erviliens sans cuirasse. Ce genre ne nous est connu que par la définition qu’en ont donné leurs auleurs, Claparède et Lachmann, etne possède encore que deux espèces: H. sulcata, p. 290, pl. XIV, fig. 14 et A. crassa, p. 290, pl. XIV, fig. 11-13.

8° FAMILLE : LACRYMARIENS (Lacrymarina).

Nous avons réuni dans la famille des Lacrymariens tous les Paramécides qui sont doués d’une contractilité remarquable, et qui, par suite de celle propriété, peuvent changer momentanément la forme de leurs corps. Les Lacrymariens ont un tégument couvert de sillons longitudinaux ou obliques, correspondant à des fibres myosiques aussi développées que chez les Stentors, et couverts comme chez ces derniers, de cils vibratils. La disposition oblique ou spirale de ces sillons influe sur le mode de natation de ces Infusoires. Les Lacrymaires et les Phialines dont les rangées ciliaires sont tournés en spirale, nagent en tournant sur leur axe, tandis que la natation se fait sans ce mouvement chez les Lacrymariens, dont les sillons sont longitudinaux. La contractilité du tégument est telle, que la forme oblongue du corps peut devenir globuleuse, comme on le remarque chez les Lacrymaires, les Spirostomes, les Kondylostomes, ete., ou permettre à lInfusoire de plier son corps en tous sens, comme on le voit chez les Amphileptes.

Les genres que nous réunisssons dans cette famille ont été placés

par Ehrenberg, les uns dans les Enchéliens et les Trachéliens, les autres dans les Ophryocerques et les Kolpodes. Dujardin avait déjà mieux compris leurs véritables affinités et les avait en grande partie compris dans les familles des Paraméciens et des Bursariens, à l’exception du genre Dileptus dont il a fait un Oxytrique. Claparède et Lachmann ont à peu près suivi l'exemple de Dujardin, en plaçant dans leur famille des Bursariens, les Spirostomes, les Chætospires, et les Kondylostomes, et en répartissant les autres genres, Lacrymaires, Phialines, Trachelophyllum, et Amphileptes, dans leur famille des Trachéliens où ils sont pèle-mêle avec les Enchelys, les Prorodons, les Nassules, ete., qui n’ont aucun rapport avec eux.

Voici le tableau de la répartition de nos Lacrymariens en genres:

/ Bouche au sommet de l’appendice

Corps sub-cylindri- :

conique .....,. 1. LACRYMARIA

que nageant en tournant sur son

Bouche ne Bouche à la base de apicia-{ ‘‘""""‘""""" | l'appendice coniless QUES ee eostetete ++ 2e PHTALINA- Corps aplati; nage sans tourner sur son Étoopooadenobobecuc ose... 3:TRACHELOPHYLLUM Point de prolonge- Point de Frange buccale| ment en forme coque, terminée en/ decol.:....., 4. SPIROSTOMUM. - SDITE EE TE 2 P Un prolongement E en forme de col. 5. AMPHILEPTUS.

= 8 | TA De Bouche située sur = + I uccale à É Bouche |= ë à le CÔTÉ... M6. DILEPTUS.

= 5 non terminée = | latéra-S& ; :

£ | Je en spire....../Bouche située sur 3 ° la face ventrale. 7. KONDYLOSTOMA.

Desisoiestbucales 22%... “ss 8. TRICHOLEPTUS. Un large limbe autour du corps.....,... 9. LOXOPHYLLUM.

\Une coque semblable à celle des vaginicoles. ..,,,..,...., 10. CnœTosbira.

LE GENRE : LACRYMARIA (PI. XV, fig. 3, 4, 7).

Le genre Lacrymaria renferme des Infusoires à corps fusiforme, éminemment contractiles, et pouvant en se contractant se ramasser en masse sub-globuleuse, dans laquelle on ne reconnait plus le long col que possèdent ces animaux quand ils sont étendus. Ce col est surmonté d’un appendice conique, placé comme le bouchon d’une bouteille et percé au centre d’un tube œsophagien. Le tégument est doublé de bandes myosiques, tournées en spirale et couvert partout de cils vibratiles.

L'espèce type est le Zacrymaria olor, pl. XV, fig. 7.

> GENRE : PHIALINA

Les Phialines ressemblent beaucoup aux Lacrymaires; elles ont une forme analogue el un long col surmonté d’un appendice conique. Seulement cet appendice n’est pas traversé par l'ouverture buccale, comme cela existe chez les Lacrymaires, et la bouche chez les Phialines se trouve placée à la base même de l’appendice.

On ne connait encore réellement qu'une espèce, la Phialina vermicularis, Ehrenberg, Loc. cit., p. 334, pl. XXXVIL, fig. 3.

3 GENRE : TRACHELOPHYLLUM

Les Trachelophyllum, qui, par leur forme et la position de labouche, se rapprochent des deux genres précédents, s’en distinguent par leur corps aplati, et la direction des séries eiliaires, qui sont longitudinales. Aussi les 7rachelophyllum ne tournent pas sur leur axe en nageant, mais glissent à la façon des Dileptes.

L'appendice qui est au sommet du col est formé par le prolongement de la membrane æsophagienne, qui fait saillie. Les cirrhes

ÉTUDES SUR LES MICROZOAIRES. 179 buccaux sont aussi moins développés que dans les genres précédents.

On ne connait encore que deux espèces, le 7. apiculatum, Clap. et Lach., p. 306, pl. XVI, fig. 1, et le 7. pusillum, pl. XVI, fig. 2.

4 GENRE : SPIROSTOMUM (PI. XV, fig. 1, 2).

Ehrenberg a élabli le genre Spiros/omum pour des Infusoires aplalis ou sub-cylindriques et ciliés sur tout le tégument. Celui-ci est couvert de stries obliques, très-développées, correspondant aux faisceaux myosiques qui donnent aux Spirostomes une telle contracülité, qu'ils peuvent modifier leur forme allongée en une masse globuleuse

Les Spirostomes ont tous une frange de cirrhes buccaux qui part du sommet de l'animal, descend sur le côté, généralement disposé en bord saillant, et arrive à l’ouverture buccale en formant un tour de spire. La bouche est béante et continuée par un œsophage allongé (pl. XV, fig. 1). Les Spirostomes sont pourvus d’un nueléus en chapelet de deux grosseurs différentes; le chapelet descendant a les grains oblongs et gros, et le chapelet ascendant (peut-être le nucleolus) a les grains pelits et arrondis. La vésicule contractile n’est pas ronde, mais elle a une forme rectangulaire en rapport avec la figure que présente la partie inférieure de l’animalcule où elle se trouve.

L'espèce type est le Spirostomum ambiquum, que nous décrirons plus loin.

»° GENRE : AMPHILEPTUS (PI. XIX, fig. 3, 7 et 11. — PI. XX, fig. 2, 6, 10).

Les Amphileptes sont peut-être, avec les Dileptes de Dujardin, les

Paramécides dont les caractères essentiels ont été les moins bien étu-

diés. Nous comprenons aujourd'hui, sous cette dénomination, les Infusoires fusiformes, sub-cylindriques ou aplatis, présentant un prolongement en forme de col, à la base duquel se trouve la bouche. La frange buccale commence à la partie supérieure du col, et descend jusqu’à la bouche où elle forme un tour de spire. La bouche se prolonge à l’intérieur en un œsophage béant, assez large, mais difficile à reconnaitre (pl. XX, fig. 2). Le corps des Amphileptes est généralement rempli de globules très-serrés, au milieu desquels on reconnait les vésicules contractiles ordinairement au nombre de deux. La partie inférieure est prolongée en forme de queue, et ne contient pas de vésicule contractile, comme on le voit chez les Spirostomes ; cetle vésicule est toujours placée à une certaine distance de l'extrémité caudale.

L'espèce type est l’Amphileptus cygnus (pl. XX, fig. 2, 10).

G GENRE : DILEPTUS (PI, XIX, fig. 1, 4 5. — PI. XX, 1, 8).

La définition que Dujardin (1) donne de son genre Dileptus, convient parfaitement au genre Amphileplus; el nous avons dù nous en référer aux figures'que cet auteur à données de ces Dileptes pour nous en faire une idée exacte. Son 1. anser est bien un Amphilepte, avec son col allongé, à la base duquel se trouve la bouche faisant une échancrure ; mais son 2. folium est un vrai Déleptus.

Le genre Dileptus, tel que nous le comprenons, renferme des Infusoires contractiles, à bouche latérale, ayant une frange buccale partant du sommet, aboutissant à la bouche sans tour de spire, et celle-ci n’est pas suivie d’un œsophage. La partie amineie de la portion supérieure ne se différencie pas brusquement du corps par son étroitesse, comme chez les Amphileptes, mais elle va graduellement

(4) Loc. cit., p. 404.

en diminuant de diamètre. Si les Dileptes ne se distinguaient pas des Spirostomes par l’absence de spire buccale et d’œsophage, c’est avec ces derniers qu'ils auraient le plus d’analogie.

Le genre Uroleptus (Ehrenberg) doit être confondu avee le genre Dileptus tel que nous le définissons.

Espèce type, D. folium. pl. XIX, fig. 10.

1° GENRE : KONDYLOSTOMA

Établi par Bory, pour un Trichode de Müller, le genre Xordylostoma est très-voisin des Spirostomes par son tégument très-conlractile, et couvert de stries en hélice et ciliées. — IT se distingue de ces derniers par sa bouche évasée, sans æsophage visible, et garnie de franges buccales qui ne se terminent pas en spire. Les vésieules contractiles sont nombreuses et placées latéralement.

L'espèce type, qui habite la mer, est le À. patens, Dujardin, Loc. cit.,.p. 516, pl. XIT, fig. 2.

$S° GENRE : TRICHOLEPTUS

Nous avons créé ce genre pour un Infusoire d’eau douce, qui ressemble beaucoup aux Kondylostomes par sa forme générale, mais qui en diffère par une bouche moins évasée, disposée en fente depuis le sommet, et munie de deux soies assez longues, l’une à la base et l’autre au sommet de la bouche. Celle-ci est garnie d’une frange de cirrhes assez développés. Le corps est complétement eilié, et terminé en pointe. La vésieule contractile se trouve placée immédiatement au-dessous de la bouche. La fissiparité a lieu transversalement (pl. XX, fig. 7 a).

La seule espèce connue est le 7°. aculeatus (pl. XX, fig. 7).

9 GENRE : LOXOPHYLLUM

(PI. XVIII, fig. 10.)

Dujardin a établi le genre Loxophyllum pour des Infusoires présentant les caractères généraux denos Lacrymariens, assez voisins de certains Dileptes, mais se distinguant de tous les genres précédents, par un limbe transparent, sorte de zone brillante qui enveloppe tout le reste du corps. Le tégument est strié et finement cilié. Claparède et Lachmann n’ont aperçu qu'une vésicule contraetile, 11 en existe en réalité deux, une à la partie moyenne et l’autre non loin de la base.

Le corps des Loxophyllum est très-souple et susceptible de se plier en tous sens.

L'espèce type est le L. meleagris, Duj., p. 488, pl. XIV, fig. 6. — Kolpoda meleagris, Müller et Bory. — Amphileptus meleagris, Ehrenberg.

10° GENRE : CHÆTOSPIRA

(PL. IX, fig. 8.)

Le genre Chætosprra, élabli par Lachmann (1), renferme des Laerymariens dont la partie antérieure du corps est prolongée en forme de col contourné en spire, et portant la frange buccale. La bouche, assez largement ouverte, est située à la base de ce col, et le reste du corps, couvert de stries et de cils très-fins, a une forme globuleuse. Les Chætospires sont éminemment contractiles et peuvent comme les Lacrymaires retirer presque complétement leur partie antérieure, et la confondre avec le reste du corps. Ils habitent une coque analogue à celle des Vaginicoles, et Claparède et Lachmann pensent

qu'ils peuvent la quitter quelquefois.

(1) Müller’s Arch., p. 862, 1866.

L'espèce que nous avons figurée pl. IX, fig. 8, nous parait être identique au CAætospira mucicola, de Lachmann.

C’est encore à la famille des Lacrymariens qu'il faut rapporter l’In-

fusoire suivant, dont le corps peut se contracter en boule et qui présente

des caractères qui n’ont été bien vus, ni par Dujardin qui l'a décrit,

pi par les auteurs qui l'ont suivi.

11° GENRE : PANOPHRYS (PL. XVI, fig. 5.)

Le genre Panophrys est constitué, d’après Dujardin, par des Infusoires eiliés partout, à corps ovale, déprimé, contractile, devenant ovoide et même globuleux en se contractant, et à surface marquée de stries droites ou obliques. Mais Dujardin n’a pas bien vu la bouche, qui est latérale, arrondie au sommet et atténuée à la base, et bordée de deux lèvres, celle de gauche lisse et non vibratile, et celle de droite munie de dentelure, vibratile et garnie de longs cils. Cette bouche est lerminée par un œsophage assez court.

La seule espèce que l’on peut avec certitude rapporter à ce genre est le ?. chrysalis qui vit dans la mer et dans l’eau douce, et qui présente une vésicule contractile d’où s’échappent de nombreux vaisseaux (voy. pl. XVE, fig. 5). ,

Nous avons représenté (pl. XX, fig. 5), un Infusoire dont le corps très-contractile est couvert de stries longitudinales très-ciliées. Ce Microzoaire par son extrème contractilité appartient à la famille des Lacrymariens, mais nous n'avons pas découvert la situation de la bouche ni de l'anus. Le nucleus est rubané et onduleux ; la vésicule contractile occupe le tiers inférieur du corps. Vu de profil, celui-ci est aminei au sommet comme les Enchelys, mais de face il présente deux appendices en forme de col.

Cet Infusoire n’a réellement de rapport qu'avec le Spatidium hyalinum, de Dujardin, qui est malheureusement encore trop peu connu.

IX FAMILLE : PARAMÉCIENS (Paramecina)

La famille des Paraméciens renferme tous les Paraméeides qui n’ont pas trouvé place dans les familles précédentes, c’est-à-dire chez les Paramécides marcheurs, dentés, pédiculés et contractiles. Le genre Coleps aurait pu facilement rentrer dans notre famille des Paraméciens, mais sa forme symétrique et son revèlement particulier ont engagé tous nos devanciers à constituer pour lui la famille des Colépiniens.

La famille des Paraméciens comprend des genres nombreux, souvent très-éloignés les uns des autres, mais se reliant entre eux par des genres intermédiaires présentant des caractères communs. En examinant les caractères tirés des organes qui président à la fonction de nutrition, on distingue entre eux des différences assez sensibles pour qu'on puisse grouper les genres en trois sous-familles.

La première comprendra les Paraméciens qui ont un æsophage bien visible et bien développé ; ce sont les Paraméciens proprement dits.

La deuxième renfermera les Parameciens à œæsophage nul ou rudimentaire, mais dont la bouche reste toujours largement ouverte, et formera la sous-famille des Bursariens.

Enfin la troisième sous-famille des Enchéliens sera constituée par des Paraméciens sans æsophage et dont la bouche, généralement pelite est ordinairement fermée.

tr SOUS-FAMILLE : PARAMÉCIENS (Paramecina)

La sous-famille des Paraméciens proprement dits renferme des microzooaires dont la bouche, toujours béante, est continuée par un

œsophage long et rigide, à la base duquel se forment les bols ali-

mentaires, sous l'influence de l’action des cirrhes buccaux. Les genres qui composent celte première sous-famille ont été dispersés par les autres auteurs dans les familles des Trachéliens, des Bursariens et des Colpodiens, sans avoir égard aux différences essentielles qui éloiguaient les genres de ceux avee lesquels ils étaient associés.

Le seul genre qui n’est peut-être pas 1e1 à sa place est le genre Trachelius, mais restreint, comme l'ont fait Claparède et Lachmann, et débarrassé des espèces que nous avons comprises dans le genre Dileptus, 11 n’a plus d’analogie sérieuse qu'avec les genres de notre première sous-famille.

Tableau des genres de la sous-famille des Paraméciens,

Point de soie buccale. ..... ... .. À. LEUCOPERYS. Une spire buccale, .... {

| Une forte soie buccale ............ 2, PLAGIOTOMA.

Un appendice en forme de col.............. 3. TRACHELIUS.

Des vésicules à nucléole réfringent., 4. Loxopes.

PARAMECINA.

Point de spire buccale ... |Pointde CO ee

Point de vésicules à nu-

Point de soie buccale, 5. PARAMECIUM.

Une soie buccale.... 6. TRICHOMECIUM,

AT GENRE : LEUCOPHRYS

(PL. XVL fig 6, 6°.)

Le genre Leucophrys, créé par Ehrenberg pour des êtres assez hétérogènes, doit, comme l'ont pensé Claparède et Lachmann, être restreint à la seule espèce L. patula.-C'est un Infusoire globuleux, tronqué obliquement au sommet et portant une rangée de cirrhes buccaux qui viennent se terminer en faisant un tour de spire à l'entrée de la bouche. L’œsophage est long et arqué et continué par un intestin qui tourne en cerele sur lui-même avant d'arriver à Panus, qui estterminal et placé en contact avec la vésicule contractile.

Espèce type : L. patula, pl. XVI, fig. 6-6.

9 GENRE : PLAGIOTOMA

Les Plagiotomes sont des animaux parasites pour la plupart et qui vivent dans les intestins de vertébrés ou d'invertébrés. Le corps est globuleux ou allongé et la frange de cirrhes buceaux se termine par un tour de spire à la bouche. Celle-ci est munie d’une soie épaisse et roide. L’œæsophage est bien développé, allongé et souvent recourbé. La vésicule contractile est située à la base du corps.

Espèce type: 2. cordiformis, Clap. et Lach., p. 236, pl. AI, fig. 8-9. — Bursaria cordiformis Ehren., pl. XXXV, fig. Ô.

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