ÉTUDES SUR LES MCROZOAIRES
figures 5-16 de la planche VIT montrent les phases que traverse le corps de FEpistylis quand il doit quitter son pédicule et devenir libre.
EPISTYLIS DIGITALIS ?
PI. VIII, fig. 17, 18, 19. — 400 diam.
Vorticella digitalis? Müller, p. 327, pl. XLVL, fig. 6. Epistyls digitalis ? Ehrenberg, Zaf., pl. XX VI, fig. 4; pl. IV, fig. 7. Epistylis digitalis? Dujardin, Æist. nat. des inf., p. 544.
Animal à corps campanulé, très-étroit et allongé, presque cylindrique, porté sur un pédicule strié finement en long et avec des anneaux assez rapprochés en travers. Tégument blane, bouche suivie d’un long œsophage. Cils frontaux longs et forts; se reproduit par
séparation verticale (fig. 18).
EPISTYLIS ARTFICULATA, PI. IX, fig. 3. — 400 diam.
Volvoz sphærula ? Müller, p. 16, pl. I, fig. 10. Epistylis leucoa ? Ehrenberg, /nf., pl. XXVIHL, fig. 3, p. 283.
Corps très-allongé, un peu renflé dans le milieu; extrémité superieure peu évasée; soie de Lachmann très-visible ; bouche suivie d’un long œsophage. Le légument est blanc, légèrement ponctué. Pédicule relativement fort, strié en long et articulé. Le tourbillon occasionné par les cils frontaux est très-fort.
Peut-être faudra-t-1l former pour cette espèce un genre nouveau.
EPISTYLIS ANASTICA.
PI. IX, fig. 5, 6, 6*. — 400 diam.
Vorticella anastica, | Müller, pl. XLIV, fig. 10; pl. XLVI, fig. 5; pl. XXXVIHI, Cratægaria ringens, | fig. 48.
Epistylis anastica ? Ehrenberg, /nf., p. 315, 1838. Corps grand; bord frontal large, saillant en forme de bec. Bouche
large, suivie d’un œsophage relativement court. Tégument blanc, fine
DESCRIPTION DES ESPÈCES FIGURÉES. 243 ment ponctué. Pédicule lisse, hérissé de corps étrangers qui ressemblent à des épines. Il n’est pas rare de voir des Diathomés et des Dinobryons, en grand nombre, sur le pédieule et sur le corps de cet Épistylis.
EPISTYLIS GALEA.
PI. XI, fig. 2. — 400 diam.
Epistylis galea ? Ehrenberg, /nf., p. 315, 1838.
Animal de forme conique; corps grand, se contractant en boule ; bouche saillante en forme de bec, suivie d’un œsophage étroit et se prolongeant environ jusqu'à la moitié du corps. Pédicule lisse, fort et articulé. Le tégument du capitule est blane, très-finement ponctué. L'intérieur est rempli de petites granulations noires. Au tiers postérieu du corps de l’animal, on remarque des stries longitudinales qui sont les muscles contracteurs de la base.
EPISTYLIS HOSPES.
PI. XI, fig. 4, 4%, 4b, 4°. — 409 diam.
La forme du corps de cet animal est très-régulière, allongée el cylindrique; l'extrémité supérieure forme un fort opereule ; la bouche un peu étroite est suivie d’un profond œsophage. La soie de Lachmann, sortant de la bouche, est comme repliée entre la bouche etle bourrelet supportant les cils frontaux. Le tégument est fin, blane et entièrement hérissé de petits poils se terminant par une très-petite boule formant tête, et qui sont probablement des Dinobryons parasites. Le pédicule rond, blane, est moucheté de petits points relativement encore assez gros. Toutes les espèces que nous avons examinées jusqu'à ce jour étaient toutes revêtues de ce duvet de parasites, et bien que l’on ne doive, au point de vue de l’espèce, attacher aucune importance à ce fait, la persistance de cet état nous a engagé à donner à cet Épistylis le nom qu'il porte.
6 GENRE : SCYPHYDIA.
SCYPHYDIA RUGOSA.
PI. IV, fig. 1. — 400 diam.
Scyphydia rugosa. Dujardin, Hist. nat. des inf., p. 538, pl. XVI, fig. 4, 1841. Vorticella ringens? Müller, An. inf., pl. XLIV, fig. 10, 1786.
Corps cylindrique tronqué à la partie supérieure; bouche petite, suivie d’un étroit œsophage. Tégument blanc fortement ponctué. Pédicule très-court, fort et marqué de stries profondes. C’est bien pour nous la Scyphydia rugosa de Dujardin, quoique nous n’ayons pu remarquer les stries obliques, peu nombreuses, mais profondes comme des rides dont il parle dans sa descriplion.
SCYPHYDIA INCLINANS.
PI. VIII, fig. 1, 2, 3, 4. — 400 diam.
Vorticella inclinans, Müller, An. énf., pl. XLIV, fig. 14.
Animal de forme eylindrique, légèrement ventru. La partie supérieure, qui se ferme quand la Seyphydia se contracte, est comme festonnée, avec des stries profondes, courtes et longitudinales. Le tégument est blanc, finement strié horizontalement. L’attache est courte, charnue, blanche, très-transparente. La bouche est petite ; l'æœsophage comprend au moins les deux tiers de la longueur de lanimal ; il est muni de cils vibratiles très-forts et toujours en mouvement.
Quand cette Scyphydia se contracte, elle rentre son disque vibratile, puis l'extrémité supérieure se ferme et on remarque des plis transversaux à la base, trois ordinairement, Quand elle s’épanouit, elle le fait très-lentement et, une fois les cils développés, ils produisent un grand tourbillon. Le mouvement ciliaire de l’œsophage est constant, que l'animal soit épanouï ou non.
Nous avons remarqué que celte Scyphydia a deux mouvements de
contraction différents : celui décrit plus haut qui a lieu quand l'animal le fait de sa propre volonté, et un autre (fig. #), qui se produit quand on donne un pelit coup sec sur le porte-objet. Dans ce cas, la Seyphydia se laisse brusquement tomber de côté, en se fermant ainsi que le fait voir la figure 4. On remarque également dans cette même figure que l’animal peut rester droit sans être épanoui.
IF FAMILLE : VAGINIOLIENS.
3* GENRE : COTHURNIA.
Le genre Cothurnia, comme nous l'avons indiqué page 148, peut se diviser en {rois sous-genres, reconnaissables aux caractères suivants :
(ÉUNApédiCule rex lern ER AE A NRC PP NP NET A2 COTHURNIA. COTRURNIA 2 :
UAMPÉdICUIePINLEnNeR eee ee ne rends STYLOCOLA. ayant point de pédicule externe ni inlerne................... PLANICOLA.
1% SOUS-GENRE : COTHURNIA.
COTHURNIA OVATA.
PI. IX, fig. 1. — 400 diam.
Vagrnicola ovata. Dujardin, Æast. nat. des inf., p. 563, pl. XVI bis, lig. 7.
Fourreau en forme de verre un peu ventru et légèrement évasé dans le haut. Le corps de l'animal, lorsqu'il est déployé, produit l'effet d’un long cornet; contracté, il est ovoide. Le tégument est blanc et d’une extrême contractilité ; les cils de la couronne frontale sont longs et forts. La bouche grande est suivie d’un æsophage relativement court. Cette Cothurnie est, nous croyons, assez commune, car 1l nous a été donné de la voir souvent. Nous ne pouvons la rapporter qu'à la Vaginicola ovata du Dujardin.
COTHURNIA PATULA.