‹ Etudes sur les microzoaires, ou infusoires proprement ditsChapitre 38 sur 70 · STENTOR NANUS · texte numérisé non relu

STENTOR NANUS

PI. IL, fig. 11-12-13, — 500 diam.

Ce Stentor est d’une extrême petitesse ; son tégument est granuleux et de couleur bleuâtre; les muscles longitudinaux marquent des stries profondes. Les cils de la couronne frontale sont d’une longueur remarquable et leur force est très-grande. Bouche suivie d’un æsophage relativement profond. Une glandule de forme ovoiïde se remarque dans l'intérieur du corps.

Ce Stentor a des mouvements vifs et brusques; nous ne Pavons pas vu s'attacher. Il tourne souvent en rond en nageant, rétréeit son cerele peu à peu et finit par tourner sur lui-même comme une Haltérie.

Pendant sa contraction les cils frontaux ne rentrent pas à lintérieur, mais ils se mettent en faisceau.

STENTOR FIMBRIATUS.

PI. Il, fig. 14-19. — 400 et 500 diam.

C'est avec doute que nous fondons cette espèce, car nous savons que la frange qui se montre sur le bord du Stentor indique une fissiparité plus ou moins prochaine. Mais l'espèce qui nous occupe s’est toujours présentée à nous sous le même aspect, et nous ne l'avons pas vu se diviser par fissiparité. De plus, la frange, au lieu d’être lisse comme on le remarque généralement, est ici fortement dentée ou lobée, et on remarque souvent trois lobes semblables à la base de ce Stentor (fig. 15). La bouche est petite, l’œsophage assez profond et étranglé en trois points sub-égaux (fig. 17). Le nucleus en chapelet est bien développé, et descend jusqu'à la base où il s’arrêle près d’une vésicule très-claire. La base de la frange latérale un peu recourbée parait se terminer près d'une vésicule contractile,

ce qui ferait encore supposer un indice de fissiparité. Plus tard de

nouvelles recherches établiront si celte frange est accidentelle ou per-

sistante.

STENTOR RŒSELII.

PI, III, fig. 4. — 400 diam.

Stentor Ræselii ? Ehrenberg, /nf., pl. XXIV, fig. 2.

Sous ce nom, M. Ehrenberg décrit un Stentor de même forme que le Wälleri, mais quien diffère seulement par le cordon intestiniforme qui est une bandeletle sinueuse, très-longue, au lieu d'être en chapelet. Dans le Aæselii comme dans le Mélleri, M. Ehrenberg voit une crête latérale ; cette crête est un commencement de reproduetion ; elle n'existe pas dans la figure que nous donnons de cette espèce.

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