‹ Études sur les mystèresChapitre 34 sur 77 · JÉROBOAM · texte numérisé non relu

JÉROBOAM

n use de cherme et de sort.

JATRUS.

A faire miracle il s'applique.

PTLATE.

Le doj-je condamner à mort?

GATPHS.

Selon la loj , il doit mourir.

JATRDS.

Mais selon la loj il doit vivre.

JEROBOAM.

Fol est qui le veult secourir.

NYCODESME.

Mais plus fol qui à mort le livre.

l'ayeugle-né.

Jamais à nullj (à personne) ne fist tort.

ANNE

Ses faictz et dictz ne fault ensuivre.

PTLATE.

Le doj-je condamner à mort ?

JATRUS.

Garde de le juger à craincte.

GATPHE. *

Garde de César offenser.

NTCQOESME.

Le jugeras-tu par contraincte ?

ANNE

Veulx-tu faire la loy cesser ?

"" CATPHE.

Despeche , c'est trop attendu.

(i) C'est ce que les défenseurs du christianisme répondaient aux Celse, aux Porphyre, aux Julien, et aux autres Romains ou Juifs qui traitaient de diablerie des miracles de charité.

JAYRDS.

Garde de faire faulx rapport.

PHAAÈS.

H fault qu'il soit en croix pendu.

PTLATE.

IfC doy-je condampner à mort (1)?

Brîef , conscience me remort Si j'assiez sur luy jugement.

^ Maïs voîcy , pour faire aultrement , Un bon moyen que j'ay trouvé , £t si (ainsi) tiendrons la voje moyenne.

Cette voyre moyenne, l'ordinaire ressource des caractères faibles , est précisément ce que le bonhomme Ghrysale, qui est de cette famille ^ appelle un accommodement. Or, ce terme moyen, c'est de faire grâce à Jésus , après l'avoir abreuvé d'outrages. C'est aussi cette voie que suivirent, dans le procès de Louis XVI, plusieurs de ses juges qui ne voulaient pas sa mort, mais qui , à l'exemple de Pilate, n'opposèrent que des ecppé' diens à l'audace des accusateurs et à l'aveuglement du peuple. Revenons aux Juifs. Pilate leur ayant dit : .

Et que feray^je de Jésii Vostre roy?

(i) Ce dialogue rappelle souvent Poljreucte; nous retrouverons des rapports frappans entre Pilate et Félix , et aussi entre Pilate et le père de Nicomède, immolant à la politique de Rome, non son Dieu, mais son propre fils. Pilate semble avoir inspiré les traits les plus frappans de ces deux rôles si vrais , notamment Fexclamation :

Ah! ne me brouillez pas avec la République!

2/^2 MTSTKBP9.

TOUS ENSS|fPI«B.

Ce mot nou» déplaît.

Toile , toile ! maine nu gibet !

PTLATE.

Seigneurs , attendez a'U Tow plaîst.

Cause n'y vqj , je yqu9 fifl^e.

TOUS £M»ElflU<K.

Toile , toile ! maine au gibet I Et tantost j\oy\& 1? crueifie!..

Vous TQu}eï que j^ me comeute A juger personne innoceute , Tant seulement pour vostre envye.

AAliNDS.

Oste-le , et nous le cri^cifie.

PTLATE.

Vous estes enragés , je croy.

Grucifiraj-je yostre roy ?

La croix est la mori plus Yillaine Que peult porter uature Kufnaine.

Parquoy, s'il a mort desservye ^mérité) y Et s'il fault qu'il perde la vie , Ne veuillez pas à ce contendre Si uoble sang en çroi^ espandre Qip du sang royal se renomn^f .

CELCIDON.

Prévost , jamais roi ne le nomme , Car ce mot-là trop fort QOns pinee.

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