S. LOTS
Je vueîl tout faire par raison , MojenDant la divine grâce.
Qu'on relise dans Athalie les instructions du grand-prêti'e à son royal pupille^ on verra que les deux auteurs OJat. compris de même la plus noble mission du christianisiae.
Blanche, qui vient assistera cette scène intéressante y se dit en entrant :
Je ne saroye estre à mon aise , '
La journée que ne voy Loys :
Mou filz à le veoir m'esjoys
Trop plus qu'on ne pense.. It me: semble ,
Quant nous sommes nous deux ensemble ,
Que suis en un droit paradis*. .
VouUuntîers escoute les dis '
Des Jacobins frères prescheurs
Qui lui monstrent les bonnes meurs .
Que jeunes roys doivent avoir.
Je voy s {j&vais) jusques là pour savoir
Gomme il se porte.
Je passois jusqu^aux lieux où l'on garde mon fils , Puisqu'une fois le jour vous souffrez que je voie Le seul bien qui me reste et d'Hector et de Troie ; J'allois , seigneur, pleurer un moment avec. lui : Je ne l'ai point encore embrassé d^aujourd'bui.
C'est lé même sentiment qui a dicté ces tel'S. Seulement Andromaque n'a pas cette image du séjour céleste, que la sainte Reine entrevoit déjà près de son fils. Mais aussi ^ le vieux poète est loin encore de cet art plein de charme, et de ce vers surtout que Racine place à dessein le dernier.
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et dont une femme de beaucoup d'espril (une femme ! ) assure n'avoir pas senti la beauté.
Mais si , comme Ta ditaveaune profonde Yérité M. de Chateaubriand, l'Atidromaque de Racine est la mère chrétienne ^ combien l'est davantage Blanche, lorsque dans la scène où nous sommes, elle adresse a son fils ces mots :
Mon amy , mon cher fils Loys , Plus ajmer je ne tt ^çauroje Que je fais : mais mieulx ayme^oje. . . Mon filz , posé que tû soyes roy., A te veoir mourir devant moy Que te veoir ung péchîé cometre.
Nous passons la scène où le frère prêcheur a déjà paru peut-être assez yaco&m^- non qu'il ne rende justice aux véritables nobles^ qu'on trouvait même alors, mais en trop petit nombre » il faut l'avouer.
L'auteur ramène sur la seèqe les comtes de Champagne, de la Marche, et le duc de Bretagne, qui ont résolu de s'emparer de l'esprit du jeune Roi, ou de s'armer contre son autorité. Que trouvent-ils en entrant au palais? Des pauvres à table, mangeant et buvant à cœur joie, et saiis façon aucune ; ils sont là comme chez eux. L'ébahisse* ment des trois seigneurs redouble quand ils voient passer devant eux Louis, qui ne les remardjue pas, eux grands terriens ! et qui s'approche des pauvres, auxquels il dit avec bonté :
3l8 MYSTÈRES.
S*il TOUS &ult lien , qu'on le* demande , Mes amjs. Mais tout doulcement Buvez , mangez atrempement :
Trop boire et manger nujt au corps Et à l'âme. Soyez records Que oneques excès ne yallut rien .
LS iiADAE Çun des puupres).
Ha Me! de fesire grant bien Remercier mam Nostre refiectton v\ Tous les jours à yostre maison.
LE DUC
Bref y il n'j a point de raison...
Et luj-mesmes les sert à table !
Mieux {it) ajme l'estat misérable Qu'il ne faict le seigneurial.