DE CHAMPAIGNE
Puisqu'il veult estre libéral
DE LA MAaCHS.
Il se monstre par trop benjn.
LE ncG.
Voyons quelle sera la fin ; Regardons tout et sans mot dire.
Les trois seigneurs sont stupéfaits^ quand ils voient Saint-Louis (car il est saint déjà dans les intentions de l'auteur), quand y dis-je, ils le voient ému de compassion pour le plus à plaindre de ces infortunés (un lépreux dont le corps tombe .en pourriture), s'approcher de lui , l'embrasser, embrasser son frère , un membre de Dieu , vouloir panser ses plaies... Tout à coup le pauvre malade s'écrie qu'il se sent tout renowellé^
Ha , sire«, vostre seigneurie
MTSTÈRBS. 3l9
M'a remis en plaine santé...
Maintenant suis sain et jojeulx.
s. LOTS.
Remerciez le lUi des cîeulx , Mon chier amj y el non pas moj.
Les seigneurs^ frappés du mincie dont iU n'ont perdu aucune circonstance, en causent entre eux. On croit qu'ils Tont se rendre à ces marques ëcla* tantes de la protection du ciel , et se soumettre ati prince qui en est l'objet. Point. Les ambitieux inter|»rètent le miracle d'une manière aussi imprévue que caractéristique. Écoutons-les :
LE DUC
Trop es})aliir je ne me puis De cecy.
DE GHAMPAIGM^.
Velà ung grant cas.
Mais pourtant ne iairons-nous pas A parfaire nostre entreprise.