LA MÈRE
C'est ton parrain , il est aînsj ; Mais tu ne fais pas comme Iny.
LE FILZ
Gomment ! tous necessastez hxij (i) ^ De me rompre l'entendement. • .
Taisez-vous : je suis assez grant Pour faire ce que j*ai affaire, le m'en Yoys. Vous avez beau braire , Je feraj comme je l'entends.
Pourquoy ne passeraj-je temps Gomme les anltres? Je m'en Toys.
(Icy s'en Ta.) LA MÈRE.
Je ne scay pas que j'en feraj.
Par devers le prévost yray , Mon compère Estienne Boyleau , Car j'aj espoir que bien et beau Le corrigera de parolle.
Je l'ayme tant , que j'en suys folle !
Voilà pourquoi il la traitle si bien ! Enfant gâté , enfant ingrat. Si, quand il était jeune, elle lui eût dit, comme Blanche à son fils : Taime mieux te voir mort que coupable.... Mais laissons parler le prévôt , à qui la pauvre mère est allée faire ses doléances :
ESTIEMNf.
Gertes , ma commère , m'am je , Ge n'est que par vostre simplesse.
(]) Get augmentatif de cesser nous semble ici bien remarquable.
MT&TàRES. 345
Vous l'ayez durâot sa jeanesse
Mal corrigé f et main tenant
Qu'il est beau filz» puissant et grant.,..
Envoyez lay par devers moy ,
Et je TOUS promets , par ma foy , «
Commère , je feray si bien ,
Qu'il ne vous robera plus rien.
LA MEftS. ^
A Dieu vous commands , mon compère.
ZSTIENlfB.
A Dieu soyez.
Changement de scène et de ton :
LE FILZ
Le dyable y ait part l Aux rîbaudes et au hazart Tout ce qu'avoys est despendu (dépensé) ; Maïs je n'ea suys guère esperdu , Car ma mère m'en baillera....
Vuellle ou non..« il le fault.
Tantost luy donneray l'assault , Car d'or et d'argent je n'ay point.