‹ Études sur les mystèresChapitre 62 sur 77 · LA MÈRE · texte numérisé non relu

LA MÈRE

C'est ton parrain , il est aînsj ; Mais tu ne fais pas comme Iny.

LE FILZ

Gomment ! tous necessastez hxij (i) ^ De me rompre l'entendement. • .

Taisez-vous : je suis assez grant Pour faire ce que j*ai affaire, le m'en Yoys. Vous avez beau braire , Je feraj comme je l'entends.

Pourquoy ne passeraj-je temps Gomme les anltres? Je m'en Toys.

(Icy s'en Ta.) LA MÈRE.

Je ne scay pas que j'en feraj.

Par devers le prévost yray , Mon compère Estienne Boyleau , Car j'aj espoir que bien et beau Le corrigera de parolle.

Je l'ayme tant , que j'en suys folle !

Voilà pourquoi il la traitle si bien ! Enfant gâté , enfant ingrat. Si, quand il était jeune, elle lui eût dit, comme Blanche à son fils : Taime mieux te voir mort que coupable.... Mais laissons parler le prévôt , à qui la pauvre mère est allée faire ses doléances :

ESTIEMNf.

Gertes , ma commère , m'am je , Ge n'est que par vostre simplesse.

(]) Get augmentatif de cesser nous semble ici bien remarquable.

MT&TàRES. 345

Vous l'ayez durâot sa jeanesse

Mal corrigé f et main tenant

Qu'il est beau filz» puissant et grant.,..

Envoyez lay par devers moy ,

Et je TOUS promets , par ma foy , «

Commère , je feray si bien ,

Qu'il ne vous robera plus rien.

LA MEftS. ^

A Dieu vous commands , mon compère.

ZSTIENlfB.

A Dieu soyez.

Changement de scène et de ton :

LE FILZ

Le dyable y ait part l Aux rîbaudes et au hazart Tout ce qu'avoys est despendu (dépensé) ; Maïs je n'ea suys guère esperdu , Car ma mère m'en baillera....

Vuellle ou non..« il le fault.

Tantost luy donneray l'assault , Car d'or et d'argent je n'ay point.

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