‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 119 sur 354 · Qfr. Brugsch, Dictionnaire, s. v. ^ ^^J\ Mdzàafi · texte numérisé non relu

Qfr. Brugsch, Dictionnaire, s. v. ^ ^^J\ Mdzàafi

5 " Q â <r—>Q^«~ If^ a «r-Ul-n-ew em dû-t, -il lui est

fait de la main.»

6. Papyrus Anastasi IV, pl. II, I. 4—10. Cette page est fort mutilée. Voici comment je rétablis la dernière phrase que j'en ai traduite:

I ! Ar *" r Mnro aû tà xtnlttèuUMt m Xn ew dn-n-rw aih'û pà nû[h<û atî-to h'er ] u aûw h'er wqàd $'eraû-u

A'er nà ûtebû atî-w h'er pend màqàqà-t-u. Le mot ^ ^^^^^ IM

nSh'û-u veut dire jonc et aussi corde; je pense qu'ici c'est dans le dernier •en» qu'il faut le prendre. Le gouvernail était manœuvré au moyen d'une

regret de constater qu'il fréquente les cabarets plus que de raison. Par bonheur son patron est là qui veille. «On me dit que

corde que le pilote tenait à la main ; c'est je crois de cette corde qu'il s'agit ici. Si le pilote laisse aller cette corde ,il a au cou la NXg,

^ Q III Xent**au*"~i1, ^e mo'» déterminé comme le précédent par ^ , désigne une sorte de plante fluviatile. Je l'ai rapproché du radical copte {Shtc.

pUctere; sous la forme igcrt TC Jot ujen ^^Un cela se tisaej,

ce radical signifie le sarment de vigne, qui servait à trener des cordes.

Le mot (^^8^]^] m xentUau Bi^ifiant fa <*u 00

met au cou du pilote négligent, ne peut désigner ici que la corde pour le pendre. Si au contraire le pilote manœuvre (m.-à-m., tire) la corde du gouvernail, il a mille ennuis qui sont décrits dans les phrases suivantes. Lemot™(]^* sheràiUi a été rétabli d'après le duplicata d 'Anastasi V, p. XCIX, 5. La suite du morceau est fort endommagée.

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(«. m... ., ^ 'yé^TT^Ml^JL0^

M. Chabas (Voyage d'un Egyptien, p. 240 -241} a traduit quelques mots de ce passage «Il raccomode les loques de son derrière» et donne également ^interprétation des deux dernières ligues du document. La fin, qu il a négligée, peut se traduire: «C'est moi qui lui fait tout cela, s'il abandonne les travaux littéraires.»

Je disais plus haut qu'une petite lacune de notre manuscrit a été comblée au moyen d' Anastasi V, pl. XCIX, 5. Je ne crois pas qu'on ait remarqué que les fragments subsistants des cinq premières pages perdues du Papyrus Anastasi \ nous donnent des lambeaux de texte conservées au Papyrus Anastasi IV. Ainsi, le fragment ! de Anastasi V, XCIX se trouve dans Anastasi IV, pl. X et XI ; le fragment 2 dans Anastnsi \X . pr IV, I. 1—2 ; le fragment 'A dans Anastasi IV, pl. XII. 1.0; le fragment 4 dans Anastasi IV, pl. XII, I. Il; enfin le fragment 5 dans Anastasi IV, pl. II. 1. 10. Cette observation nous permet de reconstituer les cinq pages perdues d Anastasi V et de coustater qu'elles ne renfermaient que des doubles de textes counus.

tu abandonnes les lettres, que tu cours de rue en rue, 1 fleurant la bière. Toutes les fois qu'on abuse de la bière, elle fait sortir un homme de soi-même ; 2 c'est elle qui met ton âme en pièces. Tu es comme une rame arrachée de sa place et qui n'obéit plus d'aucun côté ; tu es comme une chapelle sans son dieu, comme une maison sans pain, dont le mur est trouvé vacillant, et la poutre branlante ; 3 les gens se sauvent devant toi, [car] tu leur

s'eim m yàlen Xàl {Pap. Anast. IV, pl. XI, 1. 9). Le Papyrus JSallicr I, p. IX, 1. 10 donne la variante : j^^l^ ,

[Td]-k t'etrù m yàl ntb; Tu vas dans toute rue. M. Goodwin iCamb. Et., 1868, p. *M) et M. Chabas (Le Papyrus Magique Ilan-is, p. 63, note 4)

traduisent par cabaret, taverne le mot T ( CTD M. Brugsch

a reconnu l'identité de ce terme avec le démotique /tr, traduit contrat grec par Qvpn , et avec le copte *ip M. £ip T

tea, viens, compUum. [Dict. s. v. , ^ Xal )

2. Papyrus Anastasi IV, pl. XI, l. 9-W: <=> <*rUQ>Q |^ ^«te^jS r tennù-u-tu-hà-tu h'aq-t

rm^cemtetu^). Pap. Sallier I, p. IX, l. U 0 , , , (D

»e[t] h'aq-t-u rûa se[t] ret-u. M. Goodwin lit au lieu de tennû-û-tû h'àu (Catn-

bridge Essays, 1858, p. 253) ^^O^^^^fD^S £

er-tennàû-rûhà, qu'il relie à la phrase précédente : «Thou goest irom tavern to tavern, smelling ot* beer , — «ut the tinte of evening.» Mais 1° les deux manuscrits dounent très nettement pour le premier signe un / et

non un <=> r; 2" les déterminatifs §J\ de Sallier, et ^ SAnastasi ne se prêtent pas à rendre l'idée de soir. Je regarde ^ITI^^S^ uiha comme une variante de ^ teJ,a> ,,,ofer» transgresser, par suite,

àinuer , faire excès tle .... «Chaque fois qu'il est abusé de la bière, elle 'C=>\\ ^ nia sépare, met hors de lui {distrahit) uu homme» 'Anastasï), ou

bien, «Chaque fois qu'ils M se-t-u abusent de la bière, cela Jlo se-t met hors d'eux les hommes- [Sallier).

lances de la boue et des huées.1 Sachant que le vin est une abomination, abstiens-toi des outres, ne mets pas les craches devant ton cœur, ignore les jarres.* Instruit à chanter avec accompagnement de flûte, à réciter avec accompagnement de cha-

QïWCT^siikJL^ .

qïm-itl tet-w anb mi set tà pexx«-t. M. Goodwin coupe la phrase après ( anb et traduit : «Thou art like a house whhout provisions,

whose walls are found shaky. Ifttum wieldest the rod of office (f], the men run away from thee ■ (Camb. Es. 1858, p "263).

bùt-u arptl-u mUik drqu-k h'er s'edh'-u mtûk tûm dûa-t debû-u m-h'd-tt-ek mhUc êtfim tanmhi. Goodwin: «Thou knowest that wine is an abomination; thou hast taken an oath concerning strong drinks that thou wouldst not put (thy liquor) into thee. Hast thou forgotten thy resolution {?)• (Camb. Es., p. 253). Le sens littéral du membre do phrase

k~iM— ^Slkï - •»»

B'edhl-u est: «fais un serment relativement aux outres,» s.-ent., «de ne plus y toucher ». Dos trois termes employés en parallélisme à la fin des

trois membres de phrase, le premier |=T> s'edh' peut désigner soit

une outre soit une espèce de liqueur, selon M. Brugsch (Dictionnaire, s. v.

|<>) de Y hydromel; le second c^J^O debù, une cruche ou, toujours selon M. Brugsch (Dictionnaire, s. v. J Y\ & deb) du vin de grenades; le troisième J( ( | ^ Umrokû, une sorte de jarre

ou de liqueur à moi inconnue, peut-ôtre extraite de la plante appelée a^LT^^^ i 1 1 (Anastasi IV, 9, 1. 2; pl. XIV, I. 7 &} dont

la graine q Qj et le coeur " étaient estimés comme conserves alimentaires (Anastaei IV, pl. XIV, 1. 7) et dont le goût est comparable à celui du miel (Anastaeilil, pl. II, 1. 3—4). Il se pourrait donc qu'il fallût traduire: «Sachant que le vin [de vigne] est une abomination, abstieustoi [également] de l'hydromel, ne mets pas le vin de grenades devant ton cœur, ignore le vin de la plante tanrokà.»

lnmeau, à moduler avec accompagnement de Kinnor, à chanter avec accompagnement de lyre, ru es assis dans une chambre, entouré de vieilles dames, 1 et tu te mets à dodeliner du cou ; 2 tu eS assis eu présence de jeunes filles, oint d'essence, ta guirlande de menthe (?) 3 au cou, [et] tu te mets à te battre le ventre, tu te balances comme une oie, 1 tu tombes sur le ventre, tu te salis comme un crocodile.»5

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